#DentisteMobilisé

 

visuel home fermeture nov17

La CNSD appelle tous les praticiens à fermer leur cabinet dentaire durant le congrès de l’ADF, du 27 novembre au 2 décembre.

 

Cet appel à la fermeture vient en complément des actions entreprises depuis mai pour lutter contre le règlement arbitral et dénoncer l’impossibilité du « reste à charge zéro ».


Par cette mobilisation nationale, la CNSD entend montrer la détermination de la profession à défendre une médecine bucco-dentaire moderne.


Les cabinets dentaires doivent pouvoir continuer à investir dans de nouveaux matériels techniques, embaucher du personnel et dispenser une médecine bucco-dentaire qui privilégie le juste soin au juste coût de prise en charge.


Téléchargez affiche et tract pour informer vos patients sur cette semaine d’action.

 

 Cliquez sur les images ci-dessous pour les télécharger au format PDF

 

- Affiche cabinet dentaire -

 

affiche fermeture cd nov17

 

                -  Tract patients -

 

                    - Affiche plaque -

 

tract patient fermeture cd nov17

 

 affiche plaque cd nov17

 

 

 - Affichage suite de lettres "Dentiste en grève" -

 

panneaux dentiste en greve

 

 

 

Les tatouages dentaires, mode d'emploi

 
dent tatouageUne tulipe. Une tête de mort. Un coeur ou pourquoi pas une grenouille ?
Toute excentricité est permise avec la nouvelle tendance du « tatooth », contraction de « tatoo » (tatouage) et « tooth » (dent), en anglais, plus couramment appelée tatouage dentaire en France. En quoi consiste cette mode purement esthétique principalement pratiquée en Asie et aux États-Unis ? 
Comment est-elle encadrée ? 
Quels sont les risques et le rôle du chirurgien-dentiste ?

Vous voulez vous démarquer des tatouages d’hibiscus sur l’avant-bras ? Pour un coût variant entre 60 euros et 175 euros, le dentiste Steven Landma exerçant à Ellington (Connecticut, États-Unis) vous tatouera l’objet de votre désir sur l’une de vos dents. Farfelu ? Pas tant que cela, puisque ce professionnel américain pratique le tatouage dentaire depuis le début des années 2000. Idem pour le Suburbia dental laboratory, cabinet dentaire de Bloomfield (également dans le Connecticut) qui, il y a une vingtaine d’années, a vu son premier patient demanderl’ajout d’une « image de corvette sur sa couronne dentaire », comme le relate un article publié dans le journal Dailymail en mai 2014.
 

Dentisterie cosmétique

Mais en quoi consiste vraiment cette nouvelle tendance en dentisterie cosmétique, apparemment appréciée outre-Atlantique mais aussi en Inde ? Très peu d’informations sont disponibles sur cette pratique encore très rare en France. On n’en trouve d’ailleurs aucune mention sur le site de l’Ordre des chirurgiens-dentistes… Au-delà de quelques articles parus dans la presse professionnelle ou généraliste française ne faisant que relayer – sur un ton pour le moins ironique – l’existence d’une telle mode, seule la MACSF constitue une source fiable sur le sujet. Quant aux chirurgiensdentistes eux-mêmes, la plupart n’en ont jamais entendu parler. Pourtant, même anecdotique, le tatouage dentaire existe bel et bien et vous pourriez, en tant que chirurgien-dentiste, recevoir un jour une demande de ce genre. La MACSF a donc jugé bon de rédiger, sur son site Internet, une note relative à cette « nouvelle tendance qui doit rimer avec prudence ».
 
Tatouage temporaire ou définitif
 
« Le tatouage dentaire ne correspond pas à la définition stricte du tatouage » car il est « soit dessiné sur les couronnes prothétiques, soit collé ou dessiné sur l’émail.» Il en existe deux catégories. Il y a les tatouages temporaires, d’une durée de vie de quelques semaines à quelques mois, collés sur la dent à l’aide d’un adhésif dentaire. « Il peut s’agir de décalcomanies comme de dessins réalisés par un laboratoire après prise de l’empreinte dentaire.

Ils ont une épaisseur de 0,2 à 0,4 mm. Ils peuvent être également peints. Ils sont alors réalisés par un spécialiste qui, à l’aide d’une peinture spéciale, réalise le dessin choisi par le client », explique la MACSF. Ces tatouages peints ne concernent pas les chirurgiens-dentistes, car toute l’opération est réalisée par un tatoueur professionnel. Ils peuvent toutefois être confrontés à ces tatouages collés en cas de réaction indésirable d’un patient : accumulation de plaque dentaire au niveau de la dent concernée, lésion interne de la lèvre par frottement avec le tatouage, émail abîmé au lieu de collage, présence de résidus de colle sur la dent une fois le tatouage enlevé. « À ce jour, note la MACSF, aucun cas d’allergie en rapport avec le tatouage lui-même ne semble avoir été relevé. »
La deuxième catégorie concerne des tatouages dits « définitifs », lesquels nécessitent la pose ou le remplacement d’une couronne prothétique (justifiés ou non) permettant d’y apposer un tatouage. « C’est au niveau du laboratoire de prothèses que le dessin est conçu. Il est fait directement sur la surface de la céramique à l’aide de maquillants intensifs », indique la mutuelle. Les chirurgiens-dentistes pourront ainsi être sollicités pour la réalisation de pareilles couronnes, porteuses de tatouage. Ils devront de plus assurer le suivi de ces prothèses, lesquelles comportent les mêmes risques que les couronnes traditionnelles.
 
Initiative du patient
 
Cette nouvelle vogue « exige du professionnel de santé une grande prudence », « au même titre que la mode du piercing buccal ou du bijou dentaire », complète la MACSF, laquelle délivre quelques conseils sur la manière de réagir face à une telle demande. Tout d’abord, rappelle-t-elle, le tatouage dentaire ne saurait « être proposé par le chirurgien-dentiste lui-même à sa patientèle ». Ensuite, « si le patient sollicite l’aide d’un praticien pour le collage d’un tatouage dentaire, le chirurgien-dentiste pourra refuser cette demande en raison de l’absence de finalités thérapeutiques », mais aussi « saisir l’occasion de ce souhait pour signaler les risques qu’un tel tatouage peut faire encourir, même s’il n’est que temporaire et non invasif ».

Les conditions d’exercice de la profession de chirurgien-dentiste, inscrites dans le code de la Santé publique*, encadrent très clairement l’art dentaire, lequel « comporte la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies congénitales ou acquises, réelles ou supposées, de la bouche, des dents, des maxillaires et des tissus attenants, dans le respect des modalités fixées par le code de déontologie de la profession ». Quant à la demande de tatouage définitif par un patient, celle-ci relève à la fois d’un voeu esthétique mais aussi, à l’origine, d’un 
« besoin thérapeutique avéré de réaliser une couronne prothétique ou de la remplacer, ambiguïté quelque peu complexe à dénouer lors d’une consultation. Dans ce cas précis, recommande la MACSF, « si la réalisation d’une couronne prothétique n’est pas indiquée médicalement, il convient, pour le chirurgien-dentiste, de refuser catégoriquement de concevoir une restauration d’un tatouage définitif, cette pratique étant en dehors de son exercice légal ».

 
Quelle responsabilité civile professionnelle pour les tatouages dentaires ?
 
Le contrat de responsabilité civile professionnelle des chirurgiens-dentistes couvre tous les dommages causés à des tiers du fait de l’exécution du contrat de soins, dans le cadre de l’exercice légal de leur profession. Ce n’est, évidemment, pas le cas des tatouages dentaires qui, n’ayant aucune finalité thérapeutique, ne peuvent pas non plus « être considérés comme des actes esthétiques recevables au titre d’une amélioration de l’aspect », précise la MACSF. Prudence, donc, car ces actes d’art dentaire ne sont pascouverts par la RCP en cas de dommages subis par le patient.
 

 Julie Martinetti
 
 

Fermeture des cabinets : les départements se mobilisent

La CNSD appelle les chirurgiens-dentistes à fermer leur cabinet pendant le Congrès de l’ADF, afin de montrer la détermination de la profession à défendre une médecine bucco-dentaire moderne. Au sein des départements, la mobilisation s’organise.
 
Une semaine de formation, mais aussi une semaine de lutte. La CNSD appelle à la mobilisation pendant le prochain Congrès de l’ADF, du 27 novembre au 2 décembre. Cette action vient en complément de celles entreprises depuis le mois de mars pour lutter contre le règlement arbitral – qui n’est pas annulé mais seulement suspendu jusqu’au 1er janvier 2019 – mais aussi pour dénoncer le « zéro reste à charge » du gouvernement.
 

#DentisteMobilisé

 
L’avenir de la profession dentaire est en jeu, la santé bucco-dentaire des Français également. « Cela fait près de 30 ans que la Sécurité sociale et les gouvernements successifs ont laissé s’instaurer et s’aggraver une situation de déséquilibre économique des honoraires des actes médicaux de chirurgie dentaire : en restreignant fortement par l’opposabilité, la progression des honoraires de soins, tout en laissant libres les autres », rappelle Christophe Barbou, président du Syndicat de Charente-Maritime exerçant à La Rochelle.

Les complémentaires santé, devenues principaux payeurs, ne jouent pas toutes le même jeu, notamment dans le domaine de la prévention et de l’accès aux soins. Le règlement arbitral fragilisera économiquement les cabinets dentaires par le grand nombre et les niveaux de plafonnements annoncés, ainsi que par ses clauses de sauvegarde. Or, les cabinets doivent pouvoir continuer à investir dans de nouveaux équipements, maintenir et embaucher du personnel qualifié et dispenser des soins de qualité à leur juste valeur. « Je fermerai donc mon cabinet durant la semaine complète et je me rendrai au Congrès de l’ADF dès le mercredi matin, car me former est une priorité pour moi : je souhaite en effet exercer une médecine bucco-dentaire moderne », poursuit le chirurgien-dentiste. « Fermer toute la semaine va me pénaliser, car les charges du cabinet continuent à « courir » mais l’enjeu est de taille. Nous devons nous mobiliser maintenant, alors que les négociations conventionnelles sont en cours. Si cela peut peser sur les propositions de l’Uncam, donner de la puissance à nos négociateurs, cela en vaut la peine ! »

Dans son cabinet, trois affiches ornent d’ores et déjà les murs : une sur la nécessité, pour les patients CMU-C et ACS, d’avoir une 
carte Vitale mise à jour pour bénéficier du tiers-payant, une sur les tarifs de soins bloqués depuis trois décennies, et une sur la menace que le règlement arbitral fait peser sur la profession dentaire. D’autres, diffusées par la CNSD et téléchargeables sur le site www.cnsd.fr, reprenant le slogan #DentisteMobilisé, les rejoindront d’ici peu.
(...)

Retrouvez la suite de l'article dans le CDF n°1775 du 16 novembre (p.5-7)
 
 
"En leur expliquant, les patients réalisent
que nous sommes des entreprises de santé"


Alexandre Nairi, président du syndicat CNSD06

« Nous devons faire entendre notre voix »
 
« Je travaillerai le lundi pour des questions d’organisation mais je fermerai mon cabinet le reste de la semaine et j’accrocherai une grande banderole au balcon de mon cabinet, avec le slogan “dentiste en grève“. Je m’assurerai bien sûr qu’un service de garde est prévu, pour qu’il y ait, malgré tout, une réponse pour les patients en difficulté.

Cette mobilisation est importante. L’enjeu est énorme. J’exerce depuis les années 1980 et, depuis, je vois bien que les conditions d’exercice changent. Les tarifs des actes pour les patients bénéficiant de la CMU ne correspondent plus à aucune réalité et, depuis qu’ils ont été étendus aux patients bénéficiant de l’ACS, cela devient difficile à gérer pour nos cabinets. Avec le tiers payant généralisé obligatoire, qui va nous tomber sur la tête un jour où l’autre, les patients risquent de ne plus avoir conscience de ce que coûtent réellement les traitements. Cela pose la question de leur responsabilisation.

Enfin, le gouvernement et l’Assurance maladie s’immiscent de plus en plus dans nos traitements et veulent plafonner nos honoraires, contre quelques centimes si nous sommes sages. C’est le sens du règlement arbitral. À terme, les complémentaires santé feront de même et là, ce sera la catastrophe. Déjà, quand nos patients leur envoient un devis, elles leur proposent de consulter un chirurgien-dentiste de leurs réseaux pour payer moins cher !

Auparavant, il y avait une véritable estime, une confiance entre nos patients et nous. Il y avait un véritable dialogue soignant- soigné pour trouver des modalités de paiement, voire, pour certains soins et certaines personnes en difficulté financière, pour soigner ces personnes de manière gracieuse. Cela devient plus compliqué. Un vrai tournant s’annonce. Nous devons faire entendre notre voix et faire en sorte que le gouvernement comprenne que les chirurgiens-dentistes ne sont pas des voleurs. »
 
Gérard Bordone
chirurgien-dentiste exerçant à Nice

































 
 
"Mes patients prennent conscience des risques.
Ils savent aujourd’hui que notre mouvement n’est pas un mouvement corporatiste"


Marie-Bénédicte Berthou,
présidente du syndicat CNSD21


« Une belle occasion de démontrer notre colère »
 
Celui qui veut faire quelque chose cherche un moyen, celui qui ne veut rien faire cherche une excuse... Voilà bien un adage qui se vérifie toujours et dont nous constatons régulièrement les illustrations... Notre syndicat nous appelle à fermer nos cabinets à la fin du mois pendant une semaine et c’est là une belle occasion de démontrer notre colère, notre détermination et notre unité. Inutile d’écrire une fois de plus que nous sommes toujours sous règlement arbitral, que tout reste à faire, que le statu quo ou le retour en arrière est d’ores et déjà impossible.... Il est donc fondamental que nos représentants et négociateurs puissent compter sur notre soutien et sur notre combativité. Nous serons nombreux, je le pense, à fermer nos cabinets et cela est bien car nous ne devons pas laisser à d’autres la charge de mener sans nous notre combat...
 
Autour de nous pourtant, monte et résonne parfois la petite musique de  l’excuse, «mon agenda est déjà rempli », « une semaine c’est trop long », « je ne peux pas laisser ainsi mes patients ». Pourtant, pendant des années, on nous a répété qu’un jour était insuffisant pour être efficace et qu’une semaine, « ça, cela aurait de la gueule ! ». Bref, les excuses, il y en a plein.... Les moyens, pour l’instant et dans l’immédiat, il n’y en a qu’un pour nous : fermons nos cabinets pendant la semaine de l’ADF !
 
Michel Dumay
secrétaire général CNSD 45
 


























 


"Je fermerai mon cabinet
durant la semaine complète"

Christophe Barbou,
président du Syndicat CNSD17


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