Pour une médecine bucco-dentaire moderne

 

cm aout2014 2Depuis sept mois, les chirurgiens-dentistes sont sous règlement arbitral : la Convention a été écrasée à la suite d'une décision arbitraire de Marisol Touraine, précédente ministre de la Santé, qui y voyait une communication facile pour convaincre qu’elle avait résolu les difficultés d’accès aux soins dentaires. Trente années d’immobilisme et leurs impacts nuisibles prétendument réglés d’un trait de plume !

La preuve était faite pour tous ceux qui en doutaient, que les pouvoirs publics n’ont aucun état d’âme pour passer en force quand le dialogue est rompu.


Si ce règlement arbitral devait perdurer et si ses dispositions tarifaires devaient s’appliquer, c’est une chape de plomb qui s’abattrait sur la médecine bucco-dentaire.
Les clauses de sauvegarde inévitables, si l’accès aux soins s’améliorait en raison de l’augmentation des dépenses, signeraient une régression sans précédent : baisse des investissements, incitation aux choix thérapeutiques archaïques, qualité altérée…


Cette dégradation est inacceptable. C’est pour cette raison que la CNSD a lancé dès la publication du règlement arbitral un plan d’actions et de mobilisation de la profession :
il s’est agi de clamer un refus de cet état de fait tout en rappelant le rôle fondamental du chirurgien-dentiste au coeur du système de santé. Parallèlement, la CNSD a mis tout en oeuvre pour nouer le dialogue avec le nouveau gouvernement et rendre possible la reprise des négociations conventionnelles. Il faut sortir du règlement arbitral par le haut en aboutissant à une nouvelle convention.

 

Mais il fallait surtout reprendre la réflexion et le travail pour construire une nouvelle approche de la médecine bucco-dentaire, valorisant la prévention, les soins précoces, les techniques alternatives aujourd’hui difficilement accessibles faute de prise en charge. Garder nos patients en bonne santé générale avant de traiter des lésions, est un changement de paradigme que nous devons porter. Ceci doit pouvoir se faire sans fragiliser l’économie des entreprises cabinets dentaires, pour qu’elles puissent continuer à investir et à embaucher afin d’optimiser l’activité et construire de véritables équipes, gage de sérénité, qualité et sécurité.


C’est pour soutenir cette vision d’une médecine bucco-dentaire refondée, incompatible avec le règlement arbitral, que les chirurgiens-dentistes doivent continuer à se mobiliser : la semaine du 27/11 au 2/12, qui coïncide avec le Congrès de l’ADF, doit être un point d’orgue où chacun doit clamer haut et fort sa volonté de sortir des blocages et construire un exercice moderne et qualitatif, au sein duquel chaque patient pourra être pris en charge en privilégiant le juste soin.


La régression n’est pas acceptable. L’évolution est indispensable. Faisons-le savoir tous ensemble en nous mobilisant fin novembre !

 

Dr Catherine Mojaïsky
Présidente confédérale
@chmjsk

 

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