De la quadrature du cercle

 

cm aout2014 22016 s’était achevé dans la déception, le tumulte et la colère, 2017 n’a pas mieux commencé ! La volonté de redonner une cohérence à l’activité de tous les cabinets dentaires s’est fracassée contre le mur des contraintes budgétaires et du dogmatisme idéologique : les propositions de l'UNCAM et au final celles du ministère ont été très loin des espérances et des réponses qu’attendaient les chirurgiens-dentistes.

 

Certes, la marche à franchir est très haute et la quadrature du cercle éminemment délicate à résoudre. Cette situation a pris naissance dans les années 80 (du siècle dernier) quand, ayant fait le constat des blocages des actes conventionnels, la CNSD a obtenu des politiques la sortie de l’opposabilité de la prothèse et de l’orthodontie pour donner une bouffée d’air aux cabinets dentaires confrontés à des coûts de fonctionnement en hausse constante. Cette dérogation aux principes d’opposabilité, base des conventions, était décrite comme transitoire mais elle eut pour conséquence un écart grandissant entre les honoraires libres à entente directe et les bases de remboursement de ces actes, bloquées depuis 1988.

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On ne pouvait pas continuer comme ça !

 

thierry soulie sept15Le 15 décembre déjà, la CNSD avait failli quitter la table des négociations, tant étaient décevantes les propositions de l’Assurance maladie, tellement éloignées des enjeux, des exigences et de l’espoir qu’avaient fait naître ces négociations censées apporter enfin des solutions au mal qui ronge la médecine bucco-dentaire depuis tant d’années.


Dans une volonté de donner une chance supplémentaire à notre profession, la CNSD avait néanmoins refusé de dire « stop » et c’est du bout des lèvres qu’elle avait dit « encore » en espérant…


En espérant que les actes opposables conservateurs précoces et chirurgicaux sinistrés soient enfin valorisés à leur juste valeur.


En espérant que tous les actes du panier de soins CMU-C puissent être honorés de manière décente et non selon un barème indigne d’une population démunie à qui la solidarité nationale doit un minimum de respect.

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Premières propositions : clairement c'est non !

 
Lors de son conseil d’administration confédéral qui s’est tenu le 16 décembre, il s’en est fallu de peu que la CNSD refuse d’aller plus loin et ne retourne pas à la table des négociations conventionnelles du 6 janvier.
 
« Le compte n’y est pas », ont déclaré les responsables venus de la France entière en apprenant les propositions du directeur de l’Uncam.
 
En effet, les investissements ont été jugés nettement insuffisants au regard des efforts demandés. Alors que la CNSD clame depuis longtemps qu’il faudrait 2,5 milliards € pour remettre à niveau les actes de soins opposables, ce ne sont pas les 740 millions proposés qui vont apporter la solution. Côté efforts, en revanche, les plafonnements demandés sur la prothèse conjointe seraient de nature à couler des cabinets, et plus particulièrement dans certains territoires.

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Quand viendra l'heure de la décision

Dans un mois et demi, nous serons fixés ! Fin janvier, la CNSD, comme les autres syndicats, sera confrontée à un choix difficile, celui de signer ou non un accord conventionnel négocié entre l’Uncam, l’Unocam et les représentants de la profession. Elle devra se prononcer sur un texte que nous espérons fondateur pour l’avenir des praticiens, dans un contexte de difficultés économiques et d’incertitude politique, accentué par la pression de la ministre de la Santé et sa volonté de plafonner coûte que coûte nos honoraires au moyen d’un règlement arbitral : elle pourra ainsi imposer des contraintes que nous aurions refusées.

Si le choix s’était résumé à accepter ou refuser des plafonds sur la prothèse, la décision aurait été simple : non, évidemment. La CNSD ne s’est pas battue pour préserver la liberté tarifaire sur la prothèse et l’ODF en 2006, pour accepter de l’effacer d’un trait de crayon en 2017 !

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Petit risque, gros risque

 

thierry soulie sept15On parle beaucoup du dentaire ces derniers temps ! Quoi de plus normal puisque nous sommes en pleines négociations conventionnelles. Mais il n’y a pas que ça, les candidats à la présidentielle se sont emparés du sujet.

 

Lors de la primaire de la droite et du centre, François Fillon a regretté que « la santé soit trop souvent absente des campagnes », ce que nous regrettons aussi. Nous ne manquerons d’ailleurs pas de l’interroger, comme nous le ferons du reste pour les autres, sur ce qu’il pense du domaine dentaire. Qu’entend-il par « gros risque » qui relèverait de l’assurance maladie obligatoire et « petit risque » qui serait confié aux organismes complémentaires d’assurances ? Que compte-t-il faire de la CMU-C, du dispositif ACS ? Dans quelle catégorie place-t-il la prévention, les actes de soins conservateurs précoces et chirurgicaux, et tout ce que nous avons patiemment construit depuis plus d’un demi-siècle ? Et quelle valeur accorde-t-il aux conventions signées entre les partenaires ?

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Touche pas à mon AGA !


Certes, l’aspect conventionnel qui rythme notre exercice professionnel est important, nul ne le conteste. Mais le domaine fiscal n’en occupe pas moins toute sa place dans la vie économique de nos entreprises.
 
Avec une fiscalité et des charges sociales (IR, IS, ISF, Urssaf, taxes sur les salaires, CFE, CVAE…) toujours plus grandes, les professionnels libéraux en général et les chirurgiens-dentistes en particulier ont subi de plein fouet depuis quelques années une augmentation non négligeable de l’IMPÔT.
 
Pas assez riche pour bénéficier des avantages fiscaux réservés aux patrons du CAC 40 !
 
Pas assez pauvre pour bénéficier d’un assistanat omniprésent, le chirurgien-dentiste, ce Français moyen plus, comme j’ai le plaisir à le décrire, paye toujours plus pour gagner toujours moins.

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Quel monde demain ?

À l’heure où les Gafa* et les Netu** révolutionnent la communication et l’économie en entraînant derrière elles des mutations disruptives inimaginables, notre monde se demande où se situe son avenir.

La génération d'après-guerre – la mienne – a grandi dans une société convaincue que l'avenir serait radieux, qu'il n'y aurait plus de conflit parce que nous saurions collectivement éviter les erreurs du passé, que la fraternité et le partage sonneraient la fin des discriminations et des inégalités. Cette génération s’est battue pour créer une société protectrice, permettant à chacun de se soigner et de vieillir sereinement. Elle a voulu construire une Europe sans frontières, où l’on pouvait circuler librement, car l’ouverture était la voie vers la connaissance et l’acceptation de l’autre. Conséquence : nos enfants aujourd’hui se forment, voyagent et travaillent dans des pays étrangers, sont polyglottes et citoyens du monde. Cette réalité est la face lumineuse de notre monde.

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