L'accès aux soins, c'est la CNSD !

 

tsoulie avr17 homeDésormais nous connaissons notre nouvelle ministre de tutelle que nous félicitons pour sa nomination à un poste sensible et nous lui souhaitons de réussir au mieux des intérêts des patients dont elle est en quelque sorte la garante de l’accès aux soins. Mais nous lui rappelons qu’elle doit être aussi «la ministre des docteurs», ce qui n’est pas incompatible avec le principe d’accès aux soins.


C’est d’ailleurs un des fondamentaux de la CNSD, dont la politique ne dissocie pas ce droit essentiel de celui des praticiens, à condition qu’il soit entouré d’un minimum de considération.

Or, c’est bien cette considération qui a ostensiblement fait défaut à la précédesseure d’Agnès Buzyn qui ne devra pas réitérer l’erreur de décider d’une politique de santé sans consulter, ni surtout écouter, celles et ceux qui en ont médicalement la charge.

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Construire l'avenir

 

cm aout2014 2Monsieur le Président de la République, les chirurgiens-dentistes viennent de vivre cinq années de mépris sans précédent pendant lesquelles ils n’ont jamais rencontré leur ministre de tutelle. Cinq années conclues par une destruction brutale de l’esprit conventionnel à des fins d’instrumentalisation politique. C’est donc une nouvelle page dans les relations entre les chirurgiens-dentistes et les pouvoirs publics qu’il va falloir écrire.

 

Le 7 mai, vous avez obtenu un score sans appel et nombre de chirurgiens-dentistes y ont contribué : mais ce n’est en aucun cas un blancseing accordé à l’ensemble de vos propositions.

 

Pendant la campagne électorale, la CNSD vous avait interrogé sur votre vision de la médecine bucco-dentaire et vous aviez pris le temps de répondre : certaines réponses, telles la volonté de renouer le dialogue avec une profession assommée par un règlement arbitral destructeur, ou la promotion de la prévention, nous apparaissent positives. D’autres méritent explications et clarifications. Enfin, certaines nous inquiètent.

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Et maintenant... par Thierry Soulié

 

tsoulie avr17 homeIl y a cinq ans, le futur ex-président de la République affirmait que « le changement, c’est maintenant ». Il appartiendra aux historiens de dire si changements il y a eu et lesquels. Pour notre discipline, les blocages persistent et les contraintes n’ont jamais été aussi prégnantes.


Avec en prime, un déni de concertation et une diarrhée de textes règlementaires dont on n’a, hélas, pas fini de mesurer les néfastes effets. Son bilan est calamiteux, et son action se résume en une suite ininterrompue d’embûches qui n’ont fait que complexifier les choses, là où les promesses avaient suscité quelques espoirs…

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Madame la Ministre, règlement arbitral = casse sociale = casse économique

 

mfga carrouselLa CNSD n’a eu de cesse de démontrer le côté scélérat du règlement arbitral dans ce qu’il contient d’effets délétères en termes d’accès aux soins pour les patients.

 

Mais s’il est un paramètre qu’il ne faut pas oublier, c’est bien le volet entrepreneurial du secteur dentaire, car, s’il est appliqué, ce règlement arbitral affectera inévitablement les investissements, mais aussi les emplois. Surtout quand on sait que les chirurgiens-dentistes libéraux sont employeurs de 40 000 salariés et que l’activité globale induit des milliers d’emplois chez nos fournisseurs et prestataires.

 

Sans parler d’embauche, et en ne tenant compte que du maintien des emplois, la ministre s’est-elle un instant posé la question de savoir comment vont faire ces employeurs pour continuer à rétribuer leurs personnels qualifiés, alors que les conditions économiques vont se dégrader par le double effet du plafonnement des honoraires de prothèses et des clauses de sauvegarde ?

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Destruction !

Détruire… Un seul mot suffit à résumer le passage de Marisol Touraine durant cinq longues années au ministère de la Santé. En commençant par le dialogue, mais aussi l’esprit paritaire conventionnel, certes déjà fragilisé par ses prédécesseurs. Mais surtout, détruire toute vision prospective, toute volonté de construire une médecine bucco-dentaire moderne. Et détruire la confiance au point de pousser les professionnels de santé à rejeter toute évolution. Accessoirement, par son intransigeance, Marisol Touraine a sans nul doute calmé tous ceux qui clamaient qu’il suffisait de dire « non » pour que tout aille mieux.

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Carton rouge à l'arbitre

 

thierry soulie sept15Le règlement arbitral n’est rien d’autre qu’un coup d’arrêt au système conventionnel. Fondé sur la solidarité et le partenariat, ce système a permis à des millions de personnes de se faire soigner et à des milliers de praticiens d’exercer leur profession.
Aujourd’hui il est totalement remis en cause. Il y avait un avant, il y aura un après règlement arbitral !


Carton rouge donc à l’arbitre et à ce texte d’exception concocté avec l’aval ministériel. Car si l’honnêteté intellectuelle de l’homme ne saurait être mise en cause, il n’en est pas de même de l’impartialité qui aurait due être la sienne en la matière. Nous savions pertinemment qu’en refusant de signer l’avenant n°4 à la Convention, nous nous exposerions au couperet d’un règlement arbitral moins favorable.

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Nous ne lâcherons pas !

 

cm aout2014 2Elle ne manque pas d’air notre ministre de la Santé. Jeudi 9 mars au soir, par une communication diffusée à tous les médias, elle annonce qu’elle approuvera le règlement arbitral rédigé par Bertrand Fragonard, ce qui ne nous a pas surpris. Mais en plus, au moyen de quelques exemples dignes de la propagande d’un autre âge, elle tente de démontrer à quel point les évolutions contenues dans le texte seront favorables pour les patients, mais aussi pour les chirurgiens-dentistes dont elle ne s’est jamais préoccupée, sinon pour saboter leur exercice.

 

Pourtant, la démagogie de la communication ministérielle basée sur des exemples improbables et des calculs inexacts a eu des répercussions auprès des journalistes. Dès le lendemain, ils nous assaillaient de questions sur la raison de notre rejet de ce règlement arbitral « si bien pour les patients » puisqu’il limitait le reste à charge en faisant « baisser les prix des prothèses » !
Discours tellement facile et réducteur ; quand on veut tuer son chien…

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