Modifier les règles en cours de jeu... vous avez dit confiance ?


Alors que les partenaires conventionnels se préparaient sereinement à entrer en négociations de l’avenant n°4 à la Convention dentaire, nous apprenions en septembre que la ministre de la Santé avait l’intention de déposer un amendement au PLFSS 2016 dans le but de se couvrir au cas où il n’y aurait pas d’accord signé. Avec la ferme intention de plafonner, par voie d’arrêté, les actes de prothèses pour diminuer le reste à charge des patients.

À la suite de cette information, c’est unanimement et d’une seule voix que les 3 syndicats dentaires ont immédiatement réagi pour signifier au ministère qu’ils ne négocieraient pas sous la menace. Et qu’un tel amendement, s’il voyait le jour, serait de nature à tout stopper. Message bien reçu, semblait-il, jusqu’à ce que la ministre choisisse un autre angle d’attaque et présente un amendement au PLFSS afin de « proposer un dispositif garantissant un meilleur accès de nos concitoyens aux soins dentaires ». Certes ! Mais, sous l’habillage politique passe-partout, c’est à un tour de passe-passe législatif auquel nous assistons, destiné à « border » les négociations en introduisant une procédure arbitrale écrivant une nouvelle Convention en cas d’échec, « la confiance n’excluant pas la précaution », ajoute-t-elle !

Et nous, quelle confiance pouvons-nous avoir ?

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Prime à l'immoralité


Le 13 octobre 2016, le Conseil de la Cnamts s'est prononcé en faveur du dispositif exceptionnel d'aide aux victimes des centres dentaires « low-cost » Dentexia. Ce sera le Fonds national d'action sanitaire et sociale (Fnass) qui financera. Il faut cependant noter que le Conseil de la Cnamts a accompagné sa décision de réserves de principe... et pour cause !
 
Ce sont des fonds par nature destinés à l'action sanitaire et sociale qui seront utilisés pour indemniser des victimes d’escroquerie. Il fallait bien trouver une solution après les annonces, cet été, de la ministre de la Santé sur la mise en place d'une aide financière pour les patients, s'ajoutant à la prise en charge intégrale par l'Assurance maladie d'un bilan des lésions subies en vue de la reprise des soins, ainsi qu'un « accompagnement médico-psychologique ».

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Et si nous parlions santé ?

 

thierry soulie sept15Tout le monde s’accorde une fois par an pour la souhaiter la meilleure possible à son entourage et à soi-même. Elle, qui est un droit pour chaque citoyen de ce pays, elle qui devrait être un des thèmes majeurs de la campagne électorale qui s’annonce…

Elle, c’est la santé, dont la ministre qui en a la charge n’arrête pas de vanter son bilan et la diminution du déficit qui ne serait bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Elle affirme aujourd’hui que « l'horizon du rétablissement complet de l'équilibre des comptes de la Sécu ne serait plus une utopie ».
 
Certes, nous nous réjouissons du résultat, mais ce tableau reflète-t-il ou maquille-t-il la réalité ? Surtout quand on apprend que 17 organisations d'infirmiers appellent à la mobilisation pour crier leur ras-le-bol et que ce mouvement touche toutes les structures : qu’elles soient hospitalières ou libérales.

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Blowin’ in the wind*

 
« Combien de fois un homme doit-il regarder en l'air Avant de voir le ciel ? La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent. »

Cet hymne des années 60, emblème d’une jeunesse avide de changement, pourrait être celui de tous les syndicalistes qui, inlassablement, cherchent à obtenir des réponses aux questions posées et aux revendications portées.
 
Mais combien de demandes sans retour ? Combien de messages perdus dans le vent ? Jusqu’au jour où les réponses arrivent, de manière brutale parfois, incomplètes voire inadaptées bien souvent, hélas.

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Une loi scélérate


La loi est une prescription établie par l’autorité souveraine, elle s’applique à tous en définissant
les droits et devoirs de chacun. Elle est aussi censée protéger la société contre les déviances. Si personne ne peut contester ces principes, peut-on dire pour autant que toutes les lois les respectent ? Pour ce qui concerne les chirurgiens-dentistes, s’il en est une dont on peut douter, c’est bien la Loi Le Roux.
 
Conçue pour améliorer l’accès aux soins des patients via des réseaux, force est de constater que 3 ans après sa parution, le bilan est loin d’être concluant. Rien de bien surprenant du reste, surtout pour nous qui l’avons toujours combattue car nous percevions les dérives qu’elle allait entraîner. Sur ce point, nous n’avons pas été déçus !

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Front commun

La récente victoire de la profession face à l’arnaque Pessoa/Clesi a démontré qu’il est possible d’avancer ensemble, et que la vision et l’action de chacun portent leurs fruits quand elles sont complémentaires. Cette symbiose se voit maintenant confrontée à un nouveau défi : celui de la négociation conventionnelle, où chacun devra se faire violence pour sortir des annonces caricaturales et des promesses utopistes, et démontrer sa volonté de changement profond.

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La négo : c'est maintenant !

Le 22 septembre a été le top départ des négociations conventionnelles entre les syndicats représentatifs des chirurgiens- dentistes libéraux et les organismes d’assurance maladie obligatoire et complémentaires. Nous n’irons pas jusqu’à dire que c’est la négociation de la dernière chance, car il y en aura d’autres. Mais, devant l’urgence de la situation, les conditions semblent réunies pour un vrai débat de fond avec une volonté commune d’aboutir à « quelque chose ».

Tout le monde s’accorde à dire que le système actuel ne convient plus à personne. Ni aux patients qui se demandent pour quoi et à quoi ils sont assurés, ni à l’assurance maladie obligatoire censée couvrir le risque maladie et qui, dans notre domaine, le fait très mal, ni aux complémentaires qui ne veulent plus payer à l’aveugle, ni aux praticiens tenus à tort pour responsables des dérives que les gouvernants ont été impuissants à traiter depuis des lustres. Chacun y est allé de son couplet au nom de l’accès aux soins des patients qui ne serait plus assuré, mais selon des partitions jouées en fonction des efforts demandés... aux autres !

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