Touche pas à mon AGA !


Certes, l’aspect conventionnel qui rythme notre exercice professionnel est important, nul ne le conteste. Mais le domaine fiscal n’en occupe pas moins toute sa place dans la vie économique de nos entreprises.
 
Avec une fiscalité et des charges sociales (IR, IS, ISF, Urssaf, taxes sur les salaires, CFE, CVAE…) toujours plus grandes, les professionnels libéraux en général et les chirurgiens-dentistes en particulier ont subi de plein fouet depuis quelques années une augmentation non négligeable de l’IMPÔT.
 
Pas assez riche pour bénéficier des avantages fiscaux réservés aux patrons du CAC 40 !
 
Pas assez pauvre pour bénéficier d’un assistanat omniprésent, le chirurgien-dentiste, ce Français moyen plus, comme j’ai le plaisir à le décrire, paye toujours plus pour gagner toujours moins.

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Quel monde demain ?

À l’heure où les Gafa* et les Netu** révolutionnent la communication et l’économie en entraînant derrière elles des mutations disruptives inimaginables, notre monde se demande où se situe son avenir.

La génération d'après-guerre – la mienne – a grandi dans une société convaincue que l'avenir serait radieux, qu'il n'y aurait plus de conflit parce que nous saurions collectivement éviter les erreurs du passé, que la fraternité et le partage sonneraient la fin des discriminations et des inégalités. Cette génération s’est battue pour créer une société protectrice, permettant à chacun de se soigner et de vieillir sereinement. Elle a voulu construire une Europe sans frontières, où l’on pouvait circuler librement, car l’ouverture était la voie vers la connaissance et l’acceptation de l’autre. Conséquence : nos enfants aujourd’hui se forment, voyagent et travaillent dans des pays étrangers, sont polyglottes et citoyens du monde. Cette réalité est la face lumineuse de notre monde.

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Modifier les règles en cours de jeu... vous avez dit confiance ?


Alors que les partenaires conventionnels se préparaient sereinement à entrer en négociations de l’avenant n°4 à la Convention dentaire, nous apprenions en septembre que la ministre de la Santé avait l’intention de déposer un amendement au PLFSS 2016 dans le but de se couvrir au cas où il n’y aurait pas d’accord signé. Avec la ferme intention de plafonner, par voie d’arrêté, les actes de prothèses pour diminuer le reste à charge des patients.

À la suite de cette information, c’est unanimement et d’une seule voix que les 3 syndicats dentaires ont immédiatement réagi pour signifier au ministère qu’ils ne négocieraient pas sous la menace. Et qu’un tel amendement, s’il voyait le jour, serait de nature à tout stopper. Message bien reçu, semblait-il, jusqu’à ce que la ministre choisisse un autre angle d’attaque et présente un amendement au PLFSS afin de « proposer un dispositif garantissant un meilleur accès de nos concitoyens aux soins dentaires ». Certes ! Mais, sous l’habillage politique passe-partout, c’est à un tour de passe-passe législatif auquel nous assistons, destiné à « border » les négociations en introduisant une procédure arbitrale écrivant une nouvelle Convention en cas d’échec, « la confiance n’excluant pas la précaution », ajoute-t-elle !

Et nous, quelle confiance pouvons-nous avoir ?

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Prime à l'immoralité


Le 13 octobre 2016, le Conseil de la Cnamts s'est prononcé en faveur du dispositif exceptionnel d'aide aux victimes des centres dentaires « low-cost » Dentexia. Ce sera le Fonds national d'action sanitaire et sociale (Fnass) qui financera. Il faut cependant noter que le Conseil de la Cnamts a accompagné sa décision de réserves de principe... et pour cause !
 
Ce sont des fonds par nature destinés à l'action sanitaire et sociale qui seront utilisés pour indemniser des victimes d’escroquerie. Il fallait bien trouver une solution après les annonces, cet été, de la ministre de la Santé sur la mise en place d'une aide financière pour les patients, s'ajoutant à la prise en charge intégrale par l'Assurance maladie d'un bilan des lésions subies en vue de la reprise des soins, ainsi qu'un « accompagnement médico-psychologique ».

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Et si nous parlions santé ?

 

thierry soulie sept15Tout le monde s’accorde une fois par an pour la souhaiter la meilleure possible à son entourage et à soi-même. Elle, qui est un droit pour chaque citoyen de ce pays, elle qui devrait être un des thèmes majeurs de la campagne électorale qui s’annonce…

Elle, c’est la santé, dont la ministre qui en a la charge n’arrête pas de vanter son bilan et la diminution du déficit qui ne serait bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Elle affirme aujourd’hui que « l'horizon du rétablissement complet de l'équilibre des comptes de la Sécu ne serait plus une utopie ».
 
Certes, nous nous réjouissons du résultat, mais ce tableau reflète-t-il ou maquille-t-il la réalité ? Surtout quand on apprend que 17 organisations d'infirmiers appellent à la mobilisation pour crier leur ras-le-bol et que ce mouvement touche toutes les structures : qu’elles soient hospitalières ou libérales.

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Blowin’ in the wind*

 
« Combien de fois un homme doit-il regarder en l'air Avant de voir le ciel ? La réponse, mon ami, est soufflée dans le vent. »

Cet hymne des années 60, emblème d’une jeunesse avide de changement, pourrait être celui de tous les syndicalistes qui, inlassablement, cherchent à obtenir des réponses aux questions posées et aux revendications portées.
 
Mais combien de demandes sans retour ? Combien de messages perdus dans le vent ? Jusqu’au jour où les réponses arrivent, de manière brutale parfois, incomplètes voire inadaptées bien souvent, hélas.

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Une loi scélérate


La loi est une prescription établie par l’autorité souveraine, elle s’applique à tous en définissant
les droits et devoirs de chacun. Elle est aussi censée protéger la société contre les déviances. Si personne ne peut contester ces principes, peut-on dire pour autant que toutes les lois les respectent ? Pour ce qui concerne les chirurgiens-dentistes, s’il en est une dont on peut douter, c’est bien la Loi Le Roux.
 
Conçue pour améliorer l’accès aux soins des patients via des réseaux, force est de constater que 3 ans après sa parution, le bilan est loin d’être concluant. Rien de bien surprenant du reste, surtout pour nous qui l’avons toujours combattue car nous percevions les dérives qu’elle allait entraîner. Sur ce point, nous n’avons pas été déçus !

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