Front commun

La récente victoire de la profession face à l’arnaque Pessoa/Clesi a démontré qu’il est possible d’avancer ensemble, et que la vision et l’action de chacun portent leurs fruits quand elles sont complémentaires. Cette symbiose se voit maintenant confrontée à un nouveau défi : celui de la négociation conventionnelle, où chacun devra se faire violence pour sortir des annonces caricaturales et des promesses utopistes, et démontrer sa volonté de changement profond.

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La négo : c'est maintenant !

Le 22 septembre a été le top départ des négociations conventionnelles entre les syndicats représentatifs des chirurgiens- dentistes libéraux et les organismes d’assurance maladie obligatoire et complémentaires. Nous n’irons pas jusqu’à dire que c’est la négociation de la dernière chance, car il y en aura d’autres. Mais, devant l’urgence de la situation, les conditions semblent réunies pour un vrai débat de fond avec une volonté commune d’aboutir à « quelque chose ».

Tout le monde s’accorde à dire que le système actuel ne convient plus à personne. Ni aux patients qui se demandent pour quoi et à quoi ils sont assurés, ni à l’assurance maladie obligatoire censée couvrir le risque maladie et qui, dans notre domaine, le fait très mal, ni aux complémentaires qui ne veulent plus payer à l’aveugle, ni aux praticiens tenus à tort pour responsables des dérives que les gouvernants ont été impuissants à traiter depuis des lustres. Chacun y est allé de son couplet au nom de l’accès aux soins des patients qui ne serait plus assuré, mais selon des partitions jouées en fonction des efforts demandés... aux autres !

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Les promesses rendent « les enfants joyeux »

« Sortie de crise », « reprise économique », « baisse du chômage », « augmentation du pouvoir d’achat », le projet de loi de finances pour 2017 aura pour thème, élection présidentielle oblige, les promesses électorales.

La dette de la France, qui représente plus de 96 % du PIB, a augmenté de 60 % entre 2008 et 2016 pour atteindre un montant de 2 150 milliards. Sur la même période, l’inflation a augmenté de près de 11 % et les revenus des chirurgiens-dentistes de 5 %.
Alors que chaque Français est endetté de plus de 32 000 € (soit 130 000 € pour une famille de 4 personnes), que le chômage représente plus de 10 % de la population et que la croissance n’est toujours pas au rendez-vous (1,1 % selon le FMI en 2016), la charge d’intérêt de la dette payée par l’État est de 43 milliards. Cela représente le 2e poste de dépense du budget après celui de l’Éducation nationale, 65 milliards, et avant celui de la Défense, 33 milliards ! En d’autres termes, notre pays consacre plus d’argent à rembourser les créanciers qu’à investir dans les entreprises et dans la défense de la Nation !

Le pouvoir, quel qu’il soit, politique ou financier, confère directement ou indirectement à la personne qui le détient certains « privilèges » mais aussi et surtout des obligations et des devoirs.

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Gloubi-boulga conventionnel


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La négociation conventionnelle des médecins s’est achevée fin juillet : elle a été longue, âpre et parsemée d’embûches, de départs fracassants médiatisés et de retours discrets… pour aboutir à une augmentation sensible du budget initial alloué, qui avoisine désormais 1,3 milliard d’euros et un texte indigeste de près de 300 pages avec les annexes.
 
Partis unis à la négociation sur la base d’une plate-forme commune, les syndicats de médecins sont aujourd’hui profondément divisés et dans une situation pour le moins compliquée. Les élections URPS n’ayant pas dégagé de majorité claire, les règles perverses de majorité de négociation, de signature et de droit d’opposition font les délices des pouvoirs publics, heureux de « diviser pour mieux régner ». Au final, on trouve d’un côté ceux qui estiment être allés au bout de ce qui était possible, qui préfèrent signer plutôt que d’attendre d’hypothétiques avancées futures et redoutent un règlement arbitral qui remettrait tout en cause. De l’autre, ceux qui ont affiché un refus de tout compromis… et qui, traditionnellement signataires, ont réservé jusqu’au dernier moment leur décision, pour finalement refuser. Pourtant, être en dehors de la Convention entraîne la perte de toute possibilité d’action ultérieure au sein des instances paritaires. À cette situation complexe, viennent se greffer les organisations non représentatives évidemment « contre tout » et qui ne se privent pas de le faire savoir haut et fort !
 

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Régulation, dérégulation...telle est la question

 

cm dec2014Dans une lettre au directeur de l’Uncam, Marisol Touraine a fixé trois objectifs principaux aux futures négociations conventionnelles qui débuteront cet automne. Le premier porte sur l’amélioration de l’accès aux soins, le deuxième sur celle de la pratique et le renforcement de la prévention, le troisième a trait à la répartition sur le territoire.

 
Rien d’étonnant dans les propos de la ministre qui demande de trouver des solutions aux problèmes d’accès aux soins sous l’angle de la diminution du reste à charge et de l’exercice de proximité au moyen de la régulation, le mot est lâché ! Régulation « de certains dépassements tarifaires sur certaines activités », reste à connaître lesquelles, et régulation « au conventionnement de nouveaux professionnels de santé libéraux dans les zones surdenses ». Autant dire des plafonnements que la CNSD a toujours combattus, et un coup de canif dans un des piliers de l’exercice libéral, à savoir la liberté d’installation.
 

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Le diable se cache dans les détails !

 

mfga carrouselLa loi de santé entre en phase opérationnelle et il faut aller vite ! Du moins, c’est le souhait du ministère qui veut avoir terminé les textes d’application avant mars 2017. Allez savoir pourquoi.

C’est ainsi que la mise en musique de l’article 120, traitant des assistants dentaires inscrits maintenant au CSP, nous a été présentée par les services du ministère : tout doit être fini dans les plus brefs délais et le décret en Conseil d’État « d’actes et d’activités », organisant cette profession, promulgué au plus tôt, c’est-à-dire durant l’été. Après quatre réunions, force est de reconnaître que le diable se cache dans les détails, et le risque de voir la création d’un métier différent appelé « assistant dentaire » est réel. L’homothétie voulue par le ministère avec l’organisation du métier d’infirmière ou d’aide soignant est évidente (au nom de la cohérence !) ; la possibilité de travail sur prescription est sous-jacente.

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Soigner autrement


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Il est une vérité qu’il faut oser afficher : le système de valorisation et de prise en charge des soins dentaires nous enferme dans un carcan qui risque à terme de détruire l’exercice de la médecine de ville.

Parce que nous ne pouvons plus offrir à nos patients le choix parmi toutes les thérapeutiques dont nous disposons.

Parce que pour bon nombre d’entre eux, la solvabilisation des actes est le critère de choix et de décision, bien avant la pertinence et l’efficience.

Parce que les nouveaux matériaux et les nouvelles techniques ne sont pas référencés dans les « logiciels » de nos financeurs et que nous sommes réduits à proposer des alternatives thérapeutiques.

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