Le piège à com...

 

cm aout2014 2La communication est au cœur de nos sociétés, incontournable et démultipliée à l'infini grâce aux nouvelles technologies et aux nouveaux modes d'échange. Elle est aussi devenue le vivier de toutes les mécompréhensions, dissensions et conflits entre les professionnels, d'une part et leurs organisations représentatives, d'autre part.

 

L'idée que l'on se fait d'un syndicat est simple : il est là pour défendre sa profession et se battre bec et ongles afin d'obtenir des avancées pour les siens. Mais l'institutionnalisation du dialogue social, la mise en place de nouvelles règles de représentativité, de droits à négocier, signer et s'opposer, a placé les organisations syndicales dans une posture délicate en faisant passer aux yeux de certains « l'élu syndical dans le camp des gouvernants, alors qu'il a en charge la défense des gouvernés*».

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Monter le son !

 

ts juinDeux importantes décisions, l'une par le Conseil constitutionnel, l'autre par un tribunal de Lyon, sont des petits bonheurs auxquels la CNSD peut se féliciter d'avoir contribué. Avec constance, elle a mis tout son savoir pour démontrer et convaincre les décideurs d'aller dans son sens.

 

Ce fut tout d'abord le Conseil constitutionnel qui a enfoncé un coin dans le dogme du tiers payant généralisé voulu par Marisol Touraine. Outre nos reproches de négliger ostensiblement le dossier dentaire, nous n'avons cessé de lui dire combien était délétère ce dispositif auquel nous sommes farouchement opposés. Certes, le tiers payant n'a pas été supprimé pour ce qui concerne la part remboursable par l'assurance maladie obligatoire, mais pour le volet complémentaire, c'est un véritable désaveu qui a été infligé à la ministre. Les Sages du Palais-Royal ont repris les arguments du mémoire de la CNSD, preuve que nous avions bien appréhendé les angles d'attaques. Il faut se réjouir de cette victoire, même si d'autres tentent de s'en approprier les mérites.

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Avancer

cm janv2015Les élections URPS sont finies. Mais les effluves nauséabonds de la campagne de destruction subie par la CNSD continuent à se déverser dans les réseaux sociaux. Une fois les réjouissances liées à la défaite du syndicat majoritaire « responsable depuis 30 ans (pourquoi 30 ans ?) de toutes les difficultés de la profession » évacuées, une fois annoncé que désormais tout allait changer et qu’on allait enfin mettre les pouvoirs publics au pas, il est inquiétant de voir que les « patrons » proclamés de la profession continuent à ressasser les rancœurs et à se complaire dans des discours passéistes.

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Changement d'ère

ts juin3Nous nous sommes quittés fin 2015 sur le résultat des élections URPS qui ont abouti à une nouvelle représentativité syndicale. Clairement, ce fut une défaite pour la CNSD mais, au-delà des causes que nous analysons et dont nous tirerons les leçons, il est important de nous recentrer sur l’avenir et les échéances futures afin de regagner la confiance qui nous a cruellement fait défaut lors de ce scrutin.

 

 

Avant toute chose, il y a deux erreurs à ne pas commettre !

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Le mépris

cm aout2014 1Le projet de loi de modernisation de notre système de santé achève son parcours parlementaire. D’ici la fin de l’année, cette loi sera sans doute définitivement votée et promulguée en janvier, après un passage probable devant le Conseil constitutionnel. La rigidité et l’obstination de la ministre ont prévalu face aux professionnels de santé qui avaient osé réclamer l’inacceptable : une vraie concertation. Elle a bénéficié du soutien aveugle des parlementaires de la majorité qui avaient sans doute besoin de se faire pardonner leur mansuétude face aux lobbys du tabac et de l’alcool.

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Décryptages

cm dec2014Le système social français est basé sur la solidarité : la cotisation est fonction des revenus, la prise en charge est la même pour tous. Sauf dans les secteurs où les tarifs sont libres, induisant de la concurrence. Dans d’autres systèmes, comme aux États-Unis, il n’y a quasi pas d’assurance de base obligatoire : presque tout le système de santé est libre et se trouve donc mis sous la coupe des assureurs privés qui adaptent leurs cotisations aux risques, et imposent les traitements et les opérateurs de soins de leurs assurés. Personne n’a intérêt à une telle dérive chez nous, même si le secteur bucco- dentaire est menacé. En effet, le fait que les assureurs complémentaires soient devenus financeurs majoritaires leur confère une certaine tendance à vouloir dicter leur loi.

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CMU : la poussière sous le tapis

thierry-soulie-1S’il est un dossier hypersensible, c’est bien celui concernant l’application des actes du panier de soins à l’attention des bénéficiaires de la CMU-C,

• pour les patients éligibles à ce dispositif qui doivent pouvoir accéder à des soins que leurs ressources ne leur permettent pas ;
• pour les chirurgiens dentistes qui n’en contestent pas le bien-fondé, même si la rigidité qui a prévalu lors de sa mise en place et l’imposition d’un panier d’actes à des valeurs inférieures à leur pratique habituelle, et pour certains à leur coût de revient, sont restés dans toutes les mémoires ;
• pour les pouvoirs publics qui, au nom de la solidarité nationale, ont mis en place ce dispositif ambitieux en laissant à la charge des chirurgiens- dentistes sa viabilité et qui remettent sans cesse à plus tard les revalorisations indispensables pour que le système perdure ;

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