Oui...c’est possible !


thierry-soulie-1D’aucuns s’imaginaient qu’il ne serait pas possible de voir les trois syndicats représentatifs des chirurgiens-dentistes libéraux parler d’une même voix, avant d’aller à la négociation conventionnelle. Certains allant même jusqu’à dire qu’avec la CNSD ce serait impossible.

Eh bien, ils se trompent !

Le 27 mai 2016, la FSDL, l’UJCD-UD et la CNSD se sont mises autour d’une table et ont décidé d’unir leurs efforts afin d’élaborer une plateforme commune avant d’aller négocier un nouveau texte conventionnel pour les 5 années à venir avec les représentants de l’Uncam et de l’Unocam. De cette table ronde est sorti un communiqué de presse commun, qui sans entrer dans les détails, acte certains principes à partir d’un constat partagé : le système qui a fonctionné pendant des décennies doit être réformé, si l’accès aux soins bucco-dentaires a encore du sens dans notre pays.

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La croisée des chemins

 

cm aout2014 1Nous sommes aujourd'hui à la croisée des chemins !


Comme d'autres, les chirurgiens-dentistes sont atteints par les évolutions législatives et sociétales, par la mondialisation. Ils sont aussi impactés dans leur quotidien par des décisions prises à Bruxelles.


Insidieusement, la belle idée d'une Europe réunie pour mettre fin aux guerres et aux conflits, celle d'une Europe unificatrice et fédératrice, s'est estompée, laissant davantage place à une marche en avant destructrice visant à écraser les particularismes et les spécificités, ainsi que les systèmes sociaux propres à chacun.

 

Ce qui se joue aujourd'hui, c'est une confrontation entre un système social construit sur la solidarité et un libre marché fondé sur la concurrence. S'y ajoute une opposition entre, d'un côté, une volonté pernicieuse d'aller vers plus d'étatisation et, de l'autre, une fuite en avant vers plus de dérégulation.

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Si j'avais un milliard...

 

thierry soulie sept15

« Honnêtement, aujourd'hui, je n'ai pas d'argent, je n'ai pas les ressources pour mettre en place l'extension de la prise en charge par l'Assurance maladie de certains soins. Mais si j'avais un milliard d'euros [supplémentaire], je le mettrais sur la prise en charge des soins dentaires par l'Assurance maladie ». Ces mots ne sont pas de nous, mais de la ministre de la Santé, qui précise que « contrairement à ce que certains disent parfois dans les débats, en s'emballant, le système des complémentaires n'est pas un système solidaire », « il n'est pas construit pour l'être », contrairement à l'Assurance maladie, et d'enfoncer le clou : « On vous demande des cotisations différentes suivant votre âge, vos pathologies... et selon le contrat que vous prenez ».

 

« Enfin ! » aurions-nous envie de dire. Enfin une ministre qui reconnaît que si elle avait de l'argent elle le mettrait sur les soins dentaires et que cette discipline trop longtemps délaissée constitue une priorité de santé publique, ce que nous n'avons jamais cessé de répéter. Enfin une ministre qui a le courage de dire que les assurances complémentaires ne sont pas des organismes basés sur la solidarité et que leur activité fondée sur la gestion économique du risque s'accommode peu avec la déontologie et l'éthique. Mais alors pourquoi avoir toléré la mise en place de la loi Le Roux, loi liberticide en termes de choix thérapeutique, qui, si l'on n'y prend garde, aura de nombreux effets secondaires délétères ?

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Secousses à la Cour des comptes

 

cm aout2014 2D'habitude, c'est elle qui secoue, par son rapport public annuel, catalogue du gaspillage de l'argent public dont se délectent les médias. La Cour des comptes née sous Napoléon 1er trouve ses origines au Moyen-Âge. Longtemps elle a été « au service du roi pour vérifier que ses serviteurs ne le volent pas, aujourd'hui elle est au service des citoyens pour vérifier que le roi ne les vole pas ».


La surveillance des comptes de la Sécurité sociale fait aussi partie de ses missions constitutionnelles : c'est ainsi que, tous les mois de septembre, est publié un rapport sur l'application des lois de financement de la Sécurité sociale, qui contient à chaque fois quelques sujets phares ... comme le financement des soins bucco-dentaires choisi pour l'édition 2016.

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Un an !

 

thierry soulie sept15À un an de l'élection présidentielle, il est, opportun de dresser un premier bilan de la politique menée par le gouvernement en matière de santé, tout particulièrement celle engagée sous la direction de Marisol Touraine dans le domaine bucco-dentaire. Nous aurions aimé dire qu'il est bon, voire contrasté, mais hélas, force est de reconnaître que le constat est accablant, pour ne pas dire consternant.

 

Certes, nous avons enregistré des avancées par l'application des mesures contenues dans les avenants n° 2 et 3 telles que le C à 23 €, la revalorisation des EBD, la majoration des lettresclés DOM, des mesures incitatives démographiques en faveur des zones très sous-dotées, ainsi que le passage en CCAM accompagnée de revalorisations des cavités une et deux faces et de toutes les évolutions structurelles, etc., mais ces mesures encore trop insuffisantes, avaient été actées par le gouvernement précédent. Tout juste peut-on « remercier » la ministre d'avoir respecté les engagements pris par son prédécesseur.

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Quatre fois sept = 28

 

cm aout2014 2On dit qu'une destinée humaine évolue par cycles de sept ans. Chaque cycle s'achève par une crise qui fait passer à l'étape au-dessus (Bernard Werber, Nouvelle Encyclopédie du savoir relatif et absolu).

 

4 x 7 = 28... cela fait 28 ans (1988 !) que la base de remboursement des actes de prothèse et d'orthodontie est figée avec pour conséquences : l'aggravation des déséquilibres des honoraires dentaires et des difficultés d'accès aux soins qui interpellent la société. Souvenons-nous...

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La CNSD attend des engagements clairs !

thierry soulie sept15L’accès aux soins est un droit pour les patients. C’est une très bonne chose, mais force est de constater que la situation est loin d’être idyllique, du moins dans le domaine bucco-dentaire. On peut même affirmer que, loin de s’améliorer, elle s’aggrave et qu’en imaginant que l’autorégulation par la concurrence permettrait de garantir un meilleur accès aux soins aux patients, les analystes, les décideurs, les médias et tous les bien-pensants se sont lourdement trompés.

 

Ce processus de dégradation a commencé il y a une trentaine d’années, lors de la dissociation des lettres-clés. Il s’est poursuivi par le blocage de celles de la prothèse et de l’orthodontie dont nous « fêterons » dans quelques jours le peu glorieux 28e anniversaire. Face à l’augmentation des charges et des obligations, ainsi que la persistance des blocages tarifaires des actes opposables, les honoraires libres ne pouvaient faire autre chose que suivre la courbe de l’inflation, tant et si bien que l’accès aux soins devint, dans un premier temps, de plus en plus difficile pour les plus démunis d’entre nous. C’est ainsi que naquit la CMU-C en 2000 qui, en quelque sorte, fut le révélateur d’une insuffisance et l’aveu à peine déguisé d’un échec dans notre secteur en matière de santé basé sur la solidarité nationale. Et le début d’une segmentation de la prise en charge au sein de la société.

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