Quatre fois sept = 28

 

cm aout2014 2On dit qu'une destinée humaine évolue par cycles de sept ans. Chaque cycle s'achève par une crise qui fait passer à l'étape au-dessus (Bernard Werber, Nouvelle Encyclopédie du savoir relatif et absolu).

 

4 x 7 = 28... cela fait 28 ans (1988 !) que la base de remboursement des actes de prothèse et d'orthodontie est figée avec pour conséquences : l'aggravation des déséquilibres des honoraires dentaires et des difficultés d'accès aux soins qui interpellent la société. Souvenons-nous...

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La CNSD attend des engagements clairs !

thierry soulie sept15L’accès aux soins est un droit pour les patients. C’est une très bonne chose, mais force est de constater que la situation est loin d’être idyllique, du moins dans le domaine bucco-dentaire. On peut même affirmer que, loin de s’améliorer, elle s’aggrave et qu’en imaginant que l’autorégulation par la concurrence permettrait de garantir un meilleur accès aux soins aux patients, les analystes, les décideurs, les médias et tous les bien-pensants se sont lourdement trompés.

 

Ce processus de dégradation a commencé il y a une trentaine d’années, lors de la dissociation des lettres-clés. Il s’est poursuivi par le blocage de celles de la prothèse et de l’orthodontie dont nous « fêterons » dans quelques jours le peu glorieux 28e anniversaire. Face à l’augmentation des charges et des obligations, ainsi que la persistance des blocages tarifaires des actes opposables, les honoraires libres ne pouvaient faire autre chose que suivre la courbe de l’inflation, tant et si bien que l’accès aux soins devint, dans un premier temps, de plus en plus difficile pour les plus démunis d’entre nous. C’est ainsi que naquit la CMU-C en 2000 qui, en quelque sorte, fut le révélateur d’une insuffisance et l’aveu à peine déguisé d’un échec dans notre secteur en matière de santé basé sur la solidarité nationale. Et le début d’une segmentation de la prise en charge au sein de la société.

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Les masques tombent

 

cm aout2014 2Depuis 6 ans, la CNSD s'inquiétait du vide règlementaire créé par la loi HPST permettant aux centres de santé de s'implanter sans autorisation préalable et sans justifier de leur conformité aux obligations.


Depuis 6 ans, la CNSD alertait les pouvoirs publics et les médias sur la dangerosité des centres dentaires low-cost qui fonctionnent comme des commerces.


Les seules réactions : suspicion des journalistes sur notre défense corporatiste des seuls cabinets libéraux et désinvolture des pouvoirs publics, persuadés que l'essentiel c'est de faire baisser les tarifs.
Personne n'a voulu entendre nos alertes.
Personne ne s'est demandé si baisser les prix pouvait se faire sans contreparties (qualité, sécurité, surtraitement, marchandisation, sélection, discrimination). Personne ne veut sortir des lieux communs : si les actes dentaires sont trop chers, c'est parce que les chirurgiens-dentistes sont trop gourmands et les low-cost sont les chevaliers blancs du système ! Personne ne veut accepter que la confiscation des seuls actes rémunérateurs mette en péril l'équilibre économique des cabinets dentaires ouverts à tous, présents sur tout le territoire. Et personne n'admet que la marchandisation de la santé aggrave cruellement les inégalités sociales et multiplie les obstacles à l'accès aux soins pour tous.


Aujourd'hui, les masques tombent. Les « sauveurs de la santé publique » montrent leur vrai visage. La détresse de centaines de patients-victimes a retourné les médias. Leurs plaintes dénoncent des mutilations, des sur-traitements, des escroqueries... Un collectif de patients a vu le jour et envisage une action de groupe.

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Représentativité patronale et dialogue social

 

mfga carrouselContrairement à ce qui se passe pour les salariés dont l’audience est établie suivant un processus électif, côté patronal, pour ne pas gêner le Medef, le législateur a retenu le principe de l’adhésion pour mesurer l’audience des organisations, y compris dans les branches.

 

La CNSD sera bien évidemment candidate à cette représentativité qu’elle devrait en toute logique obtenir, puisqu’elle remplit les critères demandés et qu’elle est le premier syndicat des chirurgiens-dentistes libéraux en termes d’adhérents.

 

Défendre les intérêts des employeurs et poursuivre, par un dialogue social construit avec les représentants des salariés, une politique sociale de branche qui permette une véritable attractivité pour les métiers que nous proposons, organiser des relations sociales collectives en rapport avec son temps et préfigurer l’avenir, ce sont les enjeux que la CNSD continuera à défendre en Commission paritaire de branche (CPN) où se négocient accords et avenants à la convention collective.

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Le piège à com...

 

cm aout2014 2La communication est au cœur de nos sociétés, incontournable et démultipliée à l'infini grâce aux nouvelles technologies et aux nouveaux modes d'échange. Elle est aussi devenue le vivier de toutes les mécompréhensions, dissensions et conflits entre les professionnels, d'une part et leurs organisations représentatives, d'autre part.

 

L'idée que l'on se fait d'un syndicat est simple : il est là pour défendre sa profession et se battre bec et ongles afin d'obtenir des avancées pour les siens. Mais l'institutionnalisation du dialogue social, la mise en place de nouvelles règles de représentativité, de droits à négocier, signer et s'opposer, a placé les organisations syndicales dans une posture délicate en faisant passer aux yeux de certains « l'élu syndical dans le camp des gouvernants, alors qu'il a en charge la défense des gouvernés*».

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Monter le son !

 

ts juinDeux importantes décisions, l'une par le Conseil constitutionnel, l'autre par un tribunal de Lyon, sont des petits bonheurs auxquels la CNSD peut se féliciter d'avoir contribué. Avec constance, elle a mis tout son savoir pour démontrer et convaincre les décideurs d'aller dans son sens.

 

Ce fut tout d'abord le Conseil constitutionnel qui a enfoncé un coin dans le dogme du tiers payant généralisé voulu par Marisol Touraine. Outre nos reproches de négliger ostensiblement le dossier dentaire, nous n'avons cessé de lui dire combien était délétère ce dispositif auquel nous sommes farouchement opposés. Certes, le tiers payant n'a pas été supprimé pour ce qui concerne la part remboursable par l'assurance maladie obligatoire, mais pour le volet complémentaire, c'est un véritable désaveu qui a été infligé à la ministre. Les Sages du Palais-Royal ont repris les arguments du mémoire de la CNSD, preuve que nous avions bien appréhendé les angles d'attaques. Il faut se réjouir de cette victoire, même si d'autres tentent de s'en approprier les mérites.

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Avancer

cm janv2015Les élections URPS sont finies. Mais les effluves nauséabonds de la campagne de destruction subie par la CNSD continuent à se déverser dans les réseaux sociaux. Une fois les réjouissances liées à la défaite du syndicat majoritaire « responsable depuis 30 ans (pourquoi 30 ans ?) de toutes les difficultés de la profession » évacuées, une fois annoncé que désormais tout allait changer et qu’on allait enfin mettre les pouvoirs publics au pas, il est inquiétant de voir que les « patrons » proclamés de la profession continuent à ressasser les rancœurs et à se complaire dans des discours passéistes.

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