Un été complexe

 

cm juin2013Ce n’est un scoop pour personne : changer de nomenclature n’est pas une mince affaire et pour la plupart d’entre nous, l’été a été ou sera laborieux.

 

Contrairement à ce que certains ont laissé croire, la CCAM n’est pas une simple transposition de la NGAP. Nouveaux actes, nouvelles tarifications, nouvelles règles de prise en charge, nous n’avons jamais caché qu’une période d’adaptation puisse être nécessaire. Nous l’avons d’ailleurs demandée et obtenue jusqu’à fin juillet.

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Warning !

 

Le 19 juin, la ministre de la Santé a présenté les contours de la future loi de santé qui sera organisée selon quatre grandes orientations :

  • ts juin2 la prévention, domaine où le dentaire qui a grandement fait ses preuves n’est même pas mentionné ;
  • la création d’un service territorial de santé au public grâce auquel, paraît-il, « les parents d’un enfant handicapé pourront trouver le bon professionnel pour des soins dentaires par exemple... », seule fois où notre spécialité est citée, et où la généralisation du tiers payant sera le remède aux barrières financières et à toutes les formes de discrimination, sans dire qui va financer cette mesure ;
  • l’innovation, avec la reconnaissance de nouveaux métiers dont on est en droit de se poser la question de la définition des « professions paramédicales à pratiques avancées » ;
  • une nouvelle gouvernance avec rénovation du dispositif conventionnel qui devra « intégrer d’emblée l’exigence de sa nécessaire adaptation régionale et territoriale... ».

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N'écoutez pas les imprécateurs !

 

cm juin2013Quelques « confrères », dont certains courageux anonymes, ont pris la plume ces derniers jours pour déverser leur colère sur la CNSD, responsable à leurs yeux de tous leurs maux. Certes, interpeller un bouc émissaire identifiable est dans l’air du temps et peut donner l’illusion d’agir. Mais, outre que cela ne règle rien, cela empêche surtout de se poser les bonnes questions et de réfléchir au fond des problèmes. Voici quelques réponses.

 

Sur la CCAM d’abord : nous savions que la transition ne serait pas facile ! Nous n’avons eu de cesse de prévenir que le mois de juin serait compliqué, que l’adaptation informatique serait cruciale et qu’une phase d’appropriation serait inévitable. Même si nous l’avons ardemment souhaitée, cette CCAM n’a pas été conçue spécifiquement pour les chirurgiens-dentistes. Il a fallu intégrer un système qui obéit à des règles complexes et notre travail a justement consisté à le rendre compatible avec notre exercice.

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Le changement, c'est possible !

 

ts juinAucun parti, aucun homme politique ne serait crédible avec pour programme « Que rien ne bouge ! ». À tel point que le mot «changement» est régulièrement repris dans les slogans, avec une notion de « continuité » quand la prudence s’impose, ou « maintenant » quand le sentiment d’urgence se fait sentir ! Bref, pour que demain soit mieux, il faut que ça change et pour cela il faut engager des réformes !...

 

Mais, pour beaucoup, le changement ne doit pas perturber et être indolore. Or toute réforme entraîne son lot d’incompréhensions et de mécontentements, raisons pour lesquelles il est si difficile de les entreprendre !

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Éthique et responsabilité

cm juin2013Les désaccords, les échanges musclés, parfois même les excès, sont le lot de toute société, de tout groupe professionnel, de toute famille. La liberté d’expression permet ainsi à chacun de formuler ses choix, ses refus, ses souhaits et ses options.

 

Mais la liberté d’expression a ses limites qui ne doivent pas être seulement légales. Si la diffamation et les outrances sont sanctionnables par la loi, l’éthique d’une profession médicale trace, elle aussi, un contour pour que le débat syndical se limite aux idées et ne dérape pas vers l’insulte et la calomnie ; l’instantanéité des échanges n’excuse pas les propos incontrôlés et irréversibles.

 

Lorsque l’information est dévoyée, lorsque les vecteurs de communication numérique deviennent exclusivement des moyens d’agression, lorsque la seule ligne de conduite choisie est la désinformation et le matraquage de contre-vérités, il ne s’agit plus de bévue mais de faute grave. Encore plus si la voie choisie produit des effets indésirables pour la profession.

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CCAM : un grand pas !

ts juin2À en croire certains écrits, la CNSD se serait rendue coupable d’avoir « vendu » la profession à l’Assurance maladie, aux complémentaires ou à qui sais-je encore ! Certains, s’autoproclamant seuls défenseurs de la profession, affichent une « ligne claire » qu’on a peine à suivre et qui, selon eux, doit aboutir au « grand soir dentaire », sans quoi point de salut. Ligne qui les a amenés à s’embourber dans des requêtes et référés en Conseil d’État dont les premiers résultats ne sont qu’un chemin de croix et autant de désaveux cinglants. Le pire, c’est qu’ils continuent ! Pendant que d’autres se font les chantres d’une position libérale selon laquelle tout compromis est une compromission et que le seul acte de courage serait de ne jamais signer un accord synonyme de capitulation voire de forfaiture. Diable !

 

Il y a plusieurs façons de voir les choses. Entre la vie rêvée des uns qui font semblant de croire que la société va investir dans notre domaine des milliards d’euros sans contreparties alors que chaque million dépensé est surveillé comme le lait sur le feu par le ministre du Budget, et le mirage des autres qui se drapent dans l’étendard du libéralisme s’imaginant qu’appliqué à la médecine, ce principe serait le remède à tous les maux, il existe une voie médiane fondée sur la négociation qui concilie les intérêts partagés. C’est le concept même de la vie en société qui est privilégié, sans lequel aucun accord ne peut être conclu.

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De réforme en réforme

 

cm dec2014Les pistes à retenir pour améliorer notre système de santé semblent faire consensus : réduire les inégalités en améliorant l’environnement et en luttant contre les comportements à risque (addictions, nutrition), se pencher sur les nouvelles maladies aux causes sociétales, faire de l’éducation à la santé une priorité, mettre en place des parcours de santé pour mieux prendre en charge les maladies chroniques, améliorer la coordination des soins, revoir l’organisation pour mettre le patient au cœur du processus. Garder le patient en bonne santé devient la priorité.

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