Venez dire non à la ministre !

 

cm aout2014 1D’aucuns s’imaginaient que la ministre nous oublierait, qu’elle n’aurait pas le temps de mettre en place le règlement arbitral aux désastreuses conséquences dont elle semble se moquer puisqu’elle ne sera plus en poste pour constater les dégâts !

 

D’autres pensaient qu’il suffirait de faire preuve de pédagogie pour s’attirer la sympathie de nos concitoyens qui préféreraient payer le prix fort pour préserver qualité et sécurité de leurs soins, et viendraient ainsi à notre rescousse.


D’autres enfin se persuadent qu’ils réussiront toujours à s’en sortir et sauront passer entre les mailles du filet réglementaire lancé sur nous.

 

Tous ceux-là doivent se convaincre qu’ils se trompent car comment croire que l’annonce ministérielle de baisser nos « tarifs trop chers » ne soit pas populaire à défaut d’être populiste ?


Comment concevoir que des politiques pourraient remettre en cause une disposition dont ils rêvent tous sans oser l’afficher ?

 

Tous sont responsables de leur impuissance ou plutôt de leur irresponsabilité dans les non-choix, comme celui d’oublier régulièrement la santé bucco-dentaire dans les lois de santé et de financement successives.

 

Tous sont « unis », en revanche, quand il s’agit de stigmatiser la profession comme lors de la mise en place du devis avec prix d’achat pour nous culpabiliser sur notre « marge ». Le dernier exemple étant celui des parlementaires qui ont adopté cet article 75 qui nous impose un règlement arbitral exceptionnel inique !

 

Le système actuel est à bout de souffle, une réforme est nécessaire, nous y sommes favorables. Nous avions espéré que cette négociation conventionnelle allait la permettre, nous étions même prêts à accepter des concessions à la condition que les investissements aient été à la hauteur des enjeux.

 

Ce qui n’a pas été le cas, loin s’en faut, raison pour laquelle la CNSD a été la première à dire non à ce qui nous a été présenté.

 

La grande responsable de cet échec est la ministre qui, en voulant passer en force pour pouvoir dire aux Français, juste avant les élections, qu’elle avait réglé leurs difficultés d’accès aux soins dentaires, a bâclé ce dossier et compromis tout accord.

 

Aujourd’hui, l’arbitre est désigné. Avant le 7 mars, il devrait finaliser un règlement arbitral qui mettra en place des plafonds sur nos honoraires libres. Nous chercherons à le convaincre de faire preuve de modération et de ne pas mettre en place une chape de plomb sur les cabinets dentaires et nous punir d’avoir tenu tête à la ministre.

 

Mais les chirurgiens-dentistes ne seront pas les seuls à être touchés, même si la ministre les cible en priorité. Ce combat, nous ne le mènerons pas sans appui. C’est toute la filière qui sera impactée et elle ne peut compter que sur elle-même pour dire non à l’arbitraire, clamer son refus d’un enfermement dans un exercice nivelé vers le bas qui oblitère l’innovation et la liberté thérapeutique.

 

Le 3 mars, c’est par une mobilisation massive que nous devons réagir :

fermeture des cabinets, rassemblement à Paris…

Venez défendre votre exercice avant qu’il ne soit trop tard !

 

Dr Catherine Mojaïsky

Présidente

@chmjsk

 

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