Dentexia : une "inertie coupable des autorités"

Le Collectif contre Dentexia a diffusé le 27 février un communiqué pointant une « inertie coupable des autorités ».

 
Un an, presque jour pour jour, après la liquidation de Dentexia, aucune prise en charge globale sérieuse et efficace des victimes du low-cost dentaire français n’existe, affirme le Collectif. Des difficultés persistent, et surtout des lenteurs aggravant la détresse de certaines victimes : sur les 222 demandes d’aides financières d’ex-patients de Dentexia reçues par la Cnamts, 110 étaient incomplètes, 97 ont été étudiées, et seules 79 ont pu donner lieu à une prise en charge, a indiqué la Cnamts.
 
« A ce jour, tous les patients prioritaires identifiés comme ‘extrêmement préoccupants’ ou ‘très préoccupants’ (…) ont été contactés par ma secrétaire », a précisé le Pr Robert Garcia, doyen de l’UFR d’odontologie de l’université Paris-Diderot, missionné par le ministère de la Santé pour faciliter la reprise des soins. Mais dans son communiqué, le Collectif contre Dentexia signale avoir reçu de nombreux messages de détresse psychologique d’ex-patients, et des menaces de suicide, dont deux tentatives, l’une en décembre, l’autre en février, qui ont heureusement pu être évitées. La reprise des soins aurait dû commencer plus tôt, selon l’association, qui ajoute que les patients jugés « prioritaires » ne sont que la partie « émergée de l’iceberg ». Le Collectif a regretté que le Pr Garcia lui ait transmis « tardivement » une liste de praticiens affiliés à l’Association française d’implantologie (AFI) susceptibles de reprendre ces soins, mais ce dernier a déclaré s’être heurté, sur ce point, « pendant plusieurs mois » à une opposition du Conseil national de l’Ordre.
 
L’Agence de presse santé APMNews a publié trois dépêches le 1er mars sur ce sujet. Après avoir contacté par deux fois le cabinet de Marisol Touraine cette semaine, elle rapporte que celui-ci n’a pas souhaité lui répondre.
 
Rappelons que la CNSD est mobilisée dès le début sur ce sujet, et a nommé un interlocuteur, le Dr Philippe Balagna, joignable à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..


 

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