Prévention des risques infectieux : engageons-nous !

 

prevention infectieux antibioLa prévention du risque infectieux lié aux soins peut paraître une évidence, et pourtant, elle est un enjeu majeur de la qualité de notre système de santé. Tant à l’hôpital qu’en médecine de ville, et sous ses divers aspects (hygiène, bonnes pratiques, antibiorésistance, couverture vaccinale…), il est important de continuer à se former, à s’informer, à évaluer et améliorer ses pratiques. Mieux, à s’engager. C’est tout le sens donné à la « charte d’engagement à la prévention du risque infectieux et de la résistance aux antibiotiques » proposée par la DGOS et l'UNPS. Personnalisable et imprimable, elle vise à valoriser l’engagement du professionnel de santé au regard du patient, et favoriser l’échange sur ces enjeux de santé publique.

 
 « Les attentes de la société et des patients vis-à-vis des professionnels et des établissements de santé ont évolué. Désormais, la qualité des soins ne se présume plus. Pour cela la qualité en médecine doit être définie, évaluée, prouvée et au-delà constamment améliorée »
 
Cette déclaration fondatrice de Jean-François Mattei, ancien ministre de la santé, prend aujourd’hui tout son sens.
 
La culture de l’évaluation se met durablement en place au sein de toutes les professions de santé. Auto-évaluer les pratiques, pour discerner les écarts, devient maintenant essentiel. Evaluer sa propre activité pour la comparer aux documents référentiels relève d’une démarche saine et pleine d’émulation.
 
A chacun de se positionner face à ses propres responsabilités et d’envisager les voies de progrès possibles. L’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins au seul bénéfice des patients doit passer par cet effort. Ce même effort nous paraîtra moindre quand nous mesurerons tout le bénéfice sur le plan de l’organisation et de la sécurité pour notre personnel (quand nous en avons) et nous-mêmes.

Ce même effort doit être volontairement affichable. C’est tout le sens donné à la charte d’engagement qui vous est ici présentée.
 
Conçue par des praticiens de terrain, elle est modulable et applicable à chacun des exercices. Elle doit susciter l’analyse des pratiques de prévention des infections associées aux soins et elle s’appuie chaque fois sur des connaissances annexées sur le site.
 
Afficher votre charte au sein de votre cabinet ou de votre structure, vient sceller et valoriser votre engagement au regard des patients. Ils y verront votre sens des responsabilités et vous accompagneront encore plus intentionnellement dans l’observance de vos conseils ou prescriptions.

Voir le dossier dans le CDF à paraître  (n°1779 du 14 décembre)



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prévention risques infectieux



Exception française

Didier Pittet, médecin infectiologue et épidémiologiste suisse, mène de par le monde une formidable croisade en faveur des solutions hydro-alcooliques (SHA). Leur usage systématique sauve chaque année 5 à 8 millions de vies. 
Il n’y a que la France à voir dans ces produits une menace pour notre santé de soignants, perturbateurs endocriniens obligent… Suite à une campagne de dénigrement de ces solutions cet été, le CDF avait interrogé les plus hautes autorités (voir CDF n°1769 du 5 octobre), qui ont rétabli la vérité sur l’innocuité des SHA, couramment utilisées par les chirurgiens-dentistes et leurs personnels.

Même les pays musulmans, en délicatesse avec l’alcool, ont dû émettre une fatwa en faveur de la fabrication des flacons salvateurs et laisser passer les progrès de la science.

Faudra-t-il une déclaration officielle de la France pour lever les dernières réticences des dogmatiseurs, lesquels revendiquent conjointement de ne pas ressortir d’un établissement de santé gratifiés d’une infection nosocomiale ?

S. Deschaux
 





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