Enquête Ipsos / CDF : Entre nous, c'est du sérieux !

 

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Le CDF, leader de la presse dentaire », c’est avec beaucoup de fierté que nous avons pris connaissance des résultats de l’enquête commandée à Ipsos*.

Cette place, ô combien enviable parmi les titres de la presse dentaire payante !, vient en récompense du travail de toute une équipe constamment investie dans la recherche exigeante de la qualité.

Le CDF a récemment fêté ses 80 ans, a évolué tout au long de cette longue période et continuera à le faire. Par la pertinence, l’expertise et la pédagogie de ses articles, le CDF s’est installé comme référence de la presse professionnelle médicale. Le CDF s’impose maintenant comme une véritable Marque qui continuera à se décliner sur le print et le web.

42% des lecteurs lisent le CDF en entier et y consacrent plus d’une heure
1er titre de la presse dentaire payante

De nouvelles évolutions sont en perspective pour correspondre aux conclusions du groupe de travail issu du CAC d’avril, mieux répondre encore à vos demandes exprimées dans l’enquête et capter l’attention de nouveaux abonnés. Sans rien renier de nos principes fondateurs, ces évolutions vont se faire tant dans la présentation que dans la ligne éditoriale. Elles se sont déjà amorcées par plus d’interviews exclusives et d’articles interprofessionnels.

C’est avec vous, amies lectrices et amis lecteurs, que nous voudrions poursuivre ce beau chemin, en axant encore plus notre revue sur le coeur de métier du chirurgien-dentiste et en prenant soin de vous. Tant de choses nous attendent encore, et c’est bien pour cela que notre enthousiasme est intact !

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Toute l’équipe du CDF vous remercie pour votre fidélité et vous félicite pour ce succès commun !
 
Dr Serge Deschaux
Rédacteur en chef
 

* Enquête Ipsos, juin 2016, échantillon : 623 chirurgiens-dentistes


Santé : un enjeu pour les présidentielles 2017

Le premier tour a lieu dans moins de 8 mois mais déjà les candidats affûtent leur programme. Certains même distillent timidement, ici et là, quelques informations sur leurs propositions, notamment en matière de santé.

Ils n'ont, semble-t-il, pas tort, si l'on en croit un sondage Odoxa publié cette semaine. D'après ce sondage, 64% des Français et 67 % des patients et proches de patients indiquent que les propositions santé des candidats à l'élection présidentielle de 2017 sont "susceptibles d'avoir un impact" sur leur choix lors du vote. Le sondage réalisé sur 995 personnes à la fin août démontre en outre que le thème de la santé n'est plus perçu par les sondés comme un sujet "clivant", à l'inverse de la sécurité. Est-ce la raison pour laquelle les candidats à la primaire ne font qu'effleurer jusqu'à présent le sujet ?

Pour ce qui est de l'hôpital, malgré une opinion très positive sur la manière dont les établissements ont géré les attentats, les Français sont pessimistes : plus de 8 sur 10 pensent que l'hôpital public est en aujourd'hui "en danger". Ils considèrent en effet que les moyens alloués sont insuffisants (84%), plutôt que bien adaptés (13%).

Mais surtout, près de 80% estiment que les choix politiques faits par les différents gouvernements en matière de santé ne sont allés "dans la bonne direction" au cours des 10 dernières années.

Une chose est sûre et l'ensemble des observateurs s'accordent sur ce fait : le nombre des candidats est impressionnant (primaires et hors primaires). Ce qui en revanche impressionne beaucoup moins, notamment les professionnels de santé, ce sont les idées et propositions pour sortir le secteur de la santé des seules contraintes budgétaires et financières...

Voir le sondage Odoxa/FHF 6/09/16

Santé : ce qu'attendent les Français

5 mois après l’entrée en vigueur de la complémentaire santé d’entreprise, 1 Français sur 5 a déjà changé de complémentaire, indique le baromètre du cabinet Deloitte « Les Français et la santé » paru avant l’été. Une analyse des principales perceptions et attentes des Français vis-à-vis d'un système de santé nécessairement destiné à évoluer. Parmi les grands thèmes abordés : prévention, coûts et accessibilité des soins, rôle des complémentaires ou encore développement de l'e-santé.

Globalement satisfaits de leurs soins, les Français ont toutefois des inquiétudes : 85 % s'attendent à des dépenses de santé plus élevées, et 53 % à une forte augmentation, plus de 4 Français sur 10 qui "ont déjà renoncé à ses soins" en raison de leur coût, ou des difficultés rencontrées pour obtenir un rendez-vous dans des délais convenables.

Mais, d'un autre côté, 25 à 35 % des Français sont prêts à payer plus : soit pour accéder à de meilleurs remboursements (3-4 €/mois), soit pour bénéfice de meilleure prise en charge en cas de dépendance (4-5 €/mois), soit pour l’acquisition d’outils de santé connectée.

Les attentes en matière de prévention sont également significatives : 90% des Français pensent que la prévention fait augmenter l'espérance de vie et 91 % pensent qu'elle réduit le risque d'apparition de certaines maladies chroniques. 88% des Français ont déjà réalisé une action de prévention (au sens large) au cours des deux dernières années : essentiellement une meilleure alimentation, et la pratique d'une activité sportive régulière).

Concernant l'innovation, et en particulier l'e-santé, les attentes des Français sont fortes. Selon l'enquête Deloitte, 78% des interrogés sont favorables au développement de dispositifs de suivi et de consultation à distance et plus de 7 Français sur 10 eux seraient prêts à communiquer leurs données personnelles – de préférence au corps médical. 


Voir le baromètre Deloite "Les Français et la santé"



Le Cahier Prévoyance vient de sortir !


Le guide "Prévoyance" a été mis à jour ! Pourquoi donc ne pas profiter de la rentrée pour faire le point sur votre protection, celle de vos proches et celle de vos biens ?
Soit pour payer moins, soit pour payer mieux, soit pour être mieux couvert en cas d’arrêt de travail, d’invalidité, de perte d’autonomie, etc.
L’édition 2016 du Cahier Prévoyance de la CNSD est une véritable bible des contrats existants. Trucs et astuces, vous y retrouverez toutes les bonnes infos pour ne pas cumuler inutilement les assurances.


La prévoyance, c’est anticiper les problèmes, les aléas de la vie, pour les effacer ou les rendre plus supportables.

Avec l'édition du Cahier de Prévoyance 2016, vous pourrez y puiser les informations dont vous aurez besoin à tout moment et cela sans avoir à chercher les réponses dans une multitude de sites ou d’ouvrages.

La trame de ce guide, version 2016, reste inchangée par rapport aux éditions précédentes à savoir une construction en deux parties, l’une sur la vie professionnelle et l’autre sur la vie privée.
Mais sa mise à jour concerne de nombreuses rubriques avec notamment les évolutions de la CARCDSF et les cotisations Urssaf.

Ce travail a été réalisé par la Commission des affaires économiques de la CNSD.
N’hésitez pas à nous solliciter par l’intermédiaire de CNSD-Services, nous y répondrons.

Retrouvez dès maintenant ce numéro en version numérique*
(* Numéro spécial accessible pour les abonnées uniquement).


Dentexia : le rapport IGAS et les mesures prises par le ministère

De nouvelles aides pour les victimes des centres dentaires "Low Cost". Au lendemain de la parution du rapport de l'IGAS visant à améliorer la situation des patients victimes des centres dentaires Dentexia, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, annonce des mesures fortes et rapides pour renforcer la prise en charge des patients. 

Ils seront soignés ! Les 2400 patients qui ont été victimes de la cupidité des gérants des centres dentaires "low cost" Dentexia seront pris en charge. Une mobilisation exceptionnelle du fonds d'action sociale de l'assurance-maladie assurera leur prise en charge. "Une aide financière sera versée aux patients connaissant, en raison de l'importance des soins réaliser et de leurs ressources, des difficultés à assumer ces frais. Ce dispositif, comme le mentionne le communiqué du ministère, sera opérationnel dès la rentrée".

A la suite de ces mesures prises par les pouvoirs publics, l’Ordre National des Chirurgiens-­Dentistes appelle la profession à la reprise des soins des ex-patients de Dentexia.


La Confédération Nationale des Syndicats Dentaires a mis en place un observatoire de ces centres, recueillant toutes les informations sur leurs implantations et leur fonctionnement grâce à nos 100 syndicats départementaux.

La CNSD a clairement relevé et démontré le détournement de la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 portant réforme de l'hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires (HPST) notamment sur les modalités d'ouverture des centres de santé qui ont été modifiées : d'un agrément préfectoral octroyé aux centres de santé, on est passé à un régime déclaratif auprès de l'Agence Régionale de Santé (ARS). Cette modification s'est traduit dans les faits par une arrivée de structures motivées par le seul caractère lucratif de l'activité, l’absence d’action de santé publique et la non-accessibilité de ces centres aux enfants.

Face à ces constats étayés par des informations recueillies sur l’ensemble du territoire national, la CNSD a, à maintes reprises, proposé au pouvoir exécutif et réglementaire des modifications normatives permettant de préserver le caractère social des centres associatifs tout en veillant à le garantir contre tout détournement vers des activités lucratives.

Force est de constater que malgré les mises en garde et les avertissements de la CNSD, l'implosion des centres dentaires low-cost s'est poursuivie. Entre janvier 2010 et décembre 2015, l’observatoire de la CNSD a dénombré une centaine de centres dentaires « associatifs », plus exactement des centres low-cost abrités derrière l’écran d’une association loi 1901.


Dentexia est aujourd'hui en liquidation judiciaire mais combien de victimes cette structure laisse-t'elle ?
Cette affaire aura eu le mérite de mettre au grand jour les problèmes que posent la dentisterie low cost en France, problèmes dénoncés dès le début par la CNSD ! Mais tout n'est pas réglé pour autant car d'autres Dentexia existent...
1. Désigner un délégué ou un conseiller placé auprès de la Ministre de la santé, qui sera garant de la reprise des soins des anciens patients de Dentexia. 

2.Tous les patients devront être rentrés dans un circuit de soins au plus tard le 15 octobre 2016 (bilan bucco-dentaire préalable à la reprise des soins et nouveau plan de traitement)

3. Réaffirmer les conditions juridiques de la responsabilité des praticiens et les garde-fous existant ; le Conseil national de l’ordre des chirurgiens dentistes pourrait assurer la diffusion d’un tel message, en lien avec les services du ministère de la santé.

4. L’intervention du service public hospitalier, dans le cadre de ses missions d’intérêt général, pourrait accélérer le processus de prise en charge, sans exclure les chirurgiens dentistes du secteur libéral et des centres de santé dentaire.

5. Si cela peut sécuriser les professionnels, il peut être préférable (sans en faire une obligation) que deux praticiens différents établissent le certificat bucco-dentaire et réalisent la reprise et la poursuite des soins.

6. Assurer une remontée des données épidémiologiques au niveau des ARS concernés par notamment une centralisation des bilans bucco-dentaires.

7. Prévoir un enveloppe de solidarité nationale de reprise des soins dont les sources pourraient être ou combiner enveloppe hospitalière, fonds d’action sociale de l’assurance maladie ou fond d’intervention régional, ou tout autre moyen financier pour permettre la reprise et la poursuite des soins pour les anciens patients de Dentexia.

8. L’enveloppe financière actuelle pour terminer les soins est estimée entre 3 et 10 M€ ; seule la réalisation des bilans bucco-dentaires préalables à la reprise des soins et les nouveaux plans de traitement permettront d’ajuster cette fourchette.

9. Poursuivre la procédure de restitution des dossiers engagée par le conseil national de l’ordre des chirurgiens dentistes avec un appui fort du ministère de la santé pour que le gestionnaire du logiciel Julie, débloque dans les plus brefs délais, l’accès aux dossiers numériques et en particulier à l’imagerie dentaire. Une mobilisation des ARS pourrait s’avérait utile, en fonction des volumes régionaux de dossiers.

10. La mission recommande aux patients une vigilance avant la signature de protocoles transactionnels avec les organismes financiers ou assurantiels qui comporterait une clause de renonciation à toute voie de recours.


+ d'infos :
Téléchargez le rapport de l'IGAS - Juillet 2016
Communiqué de l'Ordre National des Chirurgiens-Dentistes en date du 28 juillet 2016
Communiqué du Ministère du 27 juillet


J.O. Rio : un chirurgien-dentiste en bronze !

Il s’appelle Pierre Le Coq. Son nom ne vous dit peut-être rien, mais ce jeune Breton de 27 ans, originaire de Saint-Brieuc, champion du monde de planche à voile (RSX, titré décroché à Oman en 2015) revient des J.O. de Rio avec une très belle médaille de bronze !

Fils de chirurgien-dentistes, Pierre Le Coq étudiant en dentaire à Brest devrait entamer très bientôt une seconde carrière de chirurgien-dentiste lui aussi !
Un grand coup de chapeau à Pierre !

> Voir la vidéo : Rio 2016 Pierre Le Coq s'empare du bronze

Également :
Rio 2016 : le feuilleton des JO diffusé sur France 2
Le portrait de Pierre le Coq en vidéo
Le retour des Bronzés




« Le meilleur médecin du monde est déjà une machine..."

 

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... Son nom : Watson » Et il a déjà un concurrent : Alpha Go ! Le premier est un pur produit de la firme de l’Etat de New York, IBM, l’autre est le fruit de l’une des filiales anglaises de l’entreprise de Montain View : Google. Ces Méga-sociétés aux ambitions sans limites se sont lancées depuis quelques années dans le secteur de la santé. Leurs milliards de dollars leur permettent d’investir ce nouveau territoire, de recruter les meilleurs experts et professeurs du monde entier, de déposer des brevets en pagailles et d’obtenir déjà des résultats spectaculaires…
Ces géants des IT vont faire exactement ce qu’ils ont fait dans chacun des secteurs où ils sont déjà passés : tout disrupter !

Rien que chez IBM, 5 000 collaborateurs travaillent exclusivement sur le pôle santé. Ils sont cliniciens, épidémiologistes, statisticiens, spécialistes de la réglementation, et des consultants de santé, etc.
Et cette année, la seule division Watson santé d’IBM aura dépensé la coquette enveloppe de 4 milliards de dollars. Watson, pour ceux qui ont la TV, c’est la star du spot de pub TV d’IBM depuis quelques mois. C’est la voix qui ressemble vaguement à l’assistant personnel doté d’une intelligence artificielle du film Her, de Spike Jonze, sorti en 2013. Mais c’était du cinéma, du virtuel, de l’anticipation. En 2016, ça devient réel ! Watson parle, vous écoute, vous comprend et apprend… Un genre de Siri ultra boosté pour ceux qui sont dotés d’un iPhone. Et en matière de santé, « le meilleur clinicien du monde* » Watson s’est lancé un premier défi : tuer le cancer !

L’Intelligence Artificielle à toute vitesse…
Flasback. Pour celles et ceux qui se souviennent en 1997, IBM sort un supercalculateur Deep Blue et au passage il inflige une raclée aux échecs au grand maître Gary Kasparov. Celui même qui assurait quelques années plus tôt qu’il ne serait « jamais battu par une machine ». Cette victoire a signé le bond en avant de l’informatique dans l’intelligence artificielle. 2011, IBM remet ça avec son nouveau joujou « Watson ». Et Boum ! Il ridiculise les meilleurs candidats du jeu télévisé américain Jeopardy. Avec Watson, IBM fait passer Deep Blue pour le grand frère débile ! Car oui, Watson a une puissance de calcul effrayante. Il a parcouru 200 millions de pages en moins de 3 secondes pour Jeopardy.
Et en santé… Watson est capable d’analyser les données biologiques, d’établir des diagnostics, et de prévenir les interactions médicamenteuses potentielles. Ajoutez à cela la base de données de quelque 300 millions de patients dans le monde, l’accès aux 14.000 pages du site cancer.org dans lesquelles il pourra trouver des informations détaillées sur plus de 70 types de cancer, plus des données agrégées provenant du Centre national d'information sur le cancer de l’American Cancer Society où il trouvera des informations sur la prise en charge, les groupes de soutien, les activités de bien-être et l'éducation sur le cancer. C’est ce que l’on appelle le Big Data au service, demain, d’une médecine ultra-personnalisée.
Devant cette montagne de données désormais interprétables à toute vitesse, Guy Valancien, prédit des interventions sur des cancers détectés de plus en plus précocement, de plus en plus petits, de l’ordre de 5 à 10 millimètres et qui se verront eux-mêmes attaqués par des nanorobots embarqués dans le corps humain.

… pour aider les robots
Face à cette intelligence artificielle qui déboule, Bill Gates prédit que « la moitié des emplois occupés aujourd’hui par des humains le seront par des robots intelligents en 2035 ». Et 2035, c’est dans 19 ans ! Pour que chacun se situe, en 1997, si vous étiez « In » en informatique vous découvriez Internet ! Autant dire que 2035, c’est demain ! Et ce n’est pas fini, le Dr Laurent Alexandre enfonce le clou et va encore plus loin que les prédictions de Bill Gates. « Non syndiqués, corvéables à merci, efficaces, les robots pourront investir la plupart des domaines de la santé. Chirurgiens, infirmières et généralistes ont du souci à se faire, poursuit-il. Ils risquent fort d’être remplacés par des ordinateurs, comme les demoiselles dactylographes qui peuplaient les bureaux il y a encore quarante ans ». D’ailleurs, le basculement se fera en grande partie poussé par le patient lui-même. Il est très peu probable que celui-ci en 2035 accepte de se faire opérer par la main d’un homme, tout comme vous refuseriez aujourd’hui d’embarquer sur un Paris-New-York dont l’ordinateur de bord aurait été débranché et donc sans pilote automatique… Le Pr Guy Valencien, lui-même, interviewait dans le numéro 1683 du CDF paru en novembre 2015, rappelait « qu’aujourd’hui déjà la machine dans le domaine de la chirurgie fait mieux que l’homme. Elle est plus fiable, elle ne tremble pas, n’est jamais fatiguée, ni dépressive. Elle est neutre insistait-il avant d’ajouter que des pans entiers de la chirurgie vont être concernés et la chirurgie dentaire n’y échappera pas ».

IBM n’est pas seul dans cette course à l’innovation. Google le talonne avec Deep Mind, le vainqueur du champion de Go (octobre 2015). Apple est également dans la course. Et la France dans tout ça ? A Vivatechnology, la grande messe des IT mise sur pieds par Maurice Levy, le patron de Publicis, au début du mois de juillet, on y retrouvait les géants américains de la Silicon Valley et quelques fleurons français : Orange, Axa, BNP mais aucun représentant de la santé. Enfin si, mais il était suisse : Novartis ! Ces quelques champions européens développent, à la différence des Américains, leur stratégie : ils couvent une myriade de start-up notamment en santé dans l’espoir de voir émerger la prochaine licorne* et éviter qu’elle ne se fasse croquer par les cousins d’Amérique... Mais ça ne fonctionne pas toujours.
 
En avril, le géant finlandais Nokia achetait le français Withings, spécialisé dans les objects connectés dédiés à la santé et au bien-être. Début juillet, c’était au tour de Google de mettre la main sur Moodstocks, une start-up 100% made in France spécialisée dans la reconnaissance visuelle grâce à de l’intelligence artificielle. Dernier en date, fin juillet l'équipementier médical américain Zimmer Biomet a annoncé avoir acquis la majorité du capital de Medtech, fabricant français de robots d'assistance chirurgicale, et prévoit de lancer une offre de rachat sur la totalité de l'entreprise, valorisée à 164 millions d'euros. Le constat est sans appel il y a, en France, des idées, des projets mais trop peu de fonds d’investissement de pour accompagner, soutenir, et croire aux sociétés françaises. Dans ces conditions, il devient quasi-impossible de rivaliser avec de très grosses sociétés comme le soulignait le fondateur de Medtech, Bertin Nahum dans les colonnes des Echos…

Une chose est sûre, rien ne va arrêter les géants américains de l’informatique dans leur quête du dépassement de l’intelligence humaine… Et aux vues des derniers résultats, les plus pessimistes disent que notre sort est scellé ! Mais ça, l’avenir nous le dira et probablement plus vite que nous l’imaginons…

• Dr Laurent Alexandre dans son ouvrage « La défaite du cancer » paru chez JC Lattès octobre 2014.

 Sur le même thème :

"Le vertige technologique" interview du Docteur Guy Valencien
Objets connectés : le grand débarquement !

Le cabinet du futur

Élections du Bureau de l'UNPS


élections UNPSDaniel PAGUESSORHAYE
, a été élu, lors de l’Assemblée plénière extraordinaire du 21 juillet 2016, Président de l’Union nationale des professionnels de santé (UNPS) pour un second mandat de deux ans à la tête de l’institution. Daniel PAGUESSORHAYE est par ailleurs Président de la Fédération française des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs (FFMKR) depuis 2013.
 
L’UNPS, créée par la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie, regroupe les syndicats représentatifs des professions de santé libérales : médecins, infirmiers, chirurgiens-dentistes, masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs, pharmaciens titulaires d’officine, biologistes responsables, orthophonistes, pédicures-podologues, sages-femmes, orthoptistes, audioprothésistes et transporteurs sanitaires.
 
Les travaux conduits par l’UNPS depuis sa mise en place en 2005 ont permis d’en faire une force de proposition reconnue.
 
Daniel PAGUESSORHAYE sera entouré pendant ce mandat par le Bureau représentant la diversité des professions de santé libérales :
 
Vice-présidents :
Anne DEHETRE (orthophoniste / FNO)
Philippe GAERTNER (pharmacien / FSPF)
Tristan MARECHAL (masseur-kinésithérapeute rééducateur / UNSMKL)
Catherine MOJAÏSKY (chirurgien-dentiste / CNSD)
Jean-Paul ORTIZ (médecin / CSMF)
Philippe TISSERAND (infirmier / FNI)
François WILTHIEN (médecin / MG France)

Secrétaire général :
William JOUBERT (médecin SML)

Trésorier général :
Jacques LE VOYER (chirurgien-dentiste / UD)

Secrétaire général adjoint :
Serge COIMBRA (pédicure-podologue / FNP)

Trésorier général adjoint :
Laurent MILSTAYN (orthoptiste / SNAO)

(Communiqué de presse UNPS du 22 juillet 2016)

Restes à charge en dentaire : diminution pour les patients les plus impactés

 

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Selon une étude sur les restes à charge en santé, publiée en avril et mise en ligne récemment sur le site de l’IRDES, les restes à charge des assurés représentent un quart de la dépense nationale de santé et peuvent s’avérer très élevés pour certains individus.

Toutefois, l’étude démontre que, parmi les 10% d’individus dont le reste à charge est le plus élevé, répartis en quatre profils (malades chroniques, hospitalisés précaires, actifs consommant des soins dentaires, seniors non hospitalisés), le groupe des actifs consommant des soins dentaires a vu son reste à charge diminuer fortement en 2 ans : -67 % (626 € de dépenses dentaires moyennes en 2012, contre 1920 € en 2010).

L’étude montre, par ailleurs, que la baisse des restes à charge a concerné tous les profils de cette frange des 10 %.

Voir Irdes, Questions d'économie de la santé n°217 : Restes à charges élevés, profils d'assurés et persistance dans le temps (avril 2016) 

Windows : attention aux mises à jour !

 

ordinateur adhesion cbDe nombreux praticiens se plaignent de soucis de fonctionnement de leur informatique professionnelle en raison de mises à jour Windows qu’ils n’ont pas souhaitées ou correctement planifiées. Cet article fait le point sur les versions supportées et permet de comprendre et maîtriser les mises à jour intempestives.

 

Le 8 avril 2014, Microsoft mettait fin au support de Windows XP. Du coup, les PC ayant Windows XP comme système d’exploitation ne reçoivent plus les mises à jour logicielles qui protègent les ordinateurs contre les virus dangereux, les logiciels espions et autres programmes malveillants susceptibles de s’emparer des données personnelles. Autre conséquence, même si Windows XP continue à démarrer et à fonctionner normalement, l’accès aux innovations matérielles risque d’être entravé. En effet, la plupart des fabricants de matériel pour PC ont cessé de prendre en charge ce système d’exploitation. Le GIE Sesam Vitale a aussi mis fin au développement des applications concernant la facturation à l’Assurance maladie. Alors, si vous êtes utilisateur sous XP, donnez-vous les moyens de migrer dans la sérénité plutôt que dans l’urgence à la suite d’un dysfonctionnement.

Windows 10 : risques et opportunités

La mise à jour de Windows 10 ne s’adresse qu’au PC étant sous Windows 7, 8 ou 8,1. Bien que Windows 10 soit fiable et rapide, au niveau professionnel, une migration de ce genre ne se fait pas sans réflexion. Les matériels et logiciels de cabinets dentaires, d’acquisition radiologique, d’images, des lecteurs (etc.) utilisent tous des pilotes pour fonctionner correctement. Avant toute migration, contactez tous les fournisseurs et éditeurs pour confirmer la compatibilité de votre matériel et version, sous peine d’avoir des désillusions au redémarrage sous la nouvelle version de Windows. Toutefois, Microsoft tient absolument à avoir un grand nombre de migrations vers Windows 10. Pour accélérer les mises à jour non payantes avant fin juillet 2016, une notification proposant d’installer la mise à jour est envoyée systématiquement aux utilisateurs de Windows 7 et 8.x.

Mise à jour automatique

Des praticiens se sont plaints que leurs PC avaient été automatiquement mis à jour sur Windows 10, sans intervention de leur part. Plusieurs articles sur ce sujet expliquant que Microsoft utilise deux techniques pour optimiser la mise à jour pour les utilisateurs de Windows 7 et 8.x :

1. si l’utilisateur a effectué une réservation au début du lancement de la campagne pour obtenir Windows 10 en un clic sur une page d’information envoyée (qu’il s’en rappelle ou pas), le processus de mise à jour se déclenche automatiquement (Figure 1 ci-dessous). Cependant, avant que la mise à jour change le système d’exploitation, un message demande de choisir oui ou non, mais l’option d’annulation est bien moins visible à l’écran que la validation… La notification initiale s’afficherait 3 ou 4 jours en avance, alertant en amont les utilisateurs de la mise à jour prévue. Un autre pop-up les informe ensuite 60 minutes avant l’échéance. Les utilisateurs disposent donc de deux occasions de différer ou d’annuler le passage à Windows 10. Si les utilisateurs reçoivent cette notification et ne font rien, le processus de mise à jour Windows 10 se déclenche. (Figure 2 ci-dessous)

2. Tous les utilisateurs avec les options de mises à jour activées et l’option de configuration « optionnelles » et/ou « recommandées » choisie sont mis à jour automatique sur Windows 10. Mais une fois encore, le processus ne pourra être finalisé sans approbation. (Figure 3 ci-dessous)

3. Un dernier point : l’acceptation de la licence (CLUF) présentée aux utilisateurs à la fin du processus de mise à jour. Il s’agit de la dernière étape. Si un utilisateur refuse d’approuver le contrat de licence, Microsoft est censé revenir en arrière et démarrer sur le système d’exploitation antérieur. (Figure 4 ci-dessous)

Empêcher l’installation automatique

Pour ne pas voir Windows 10 s’installer automatiquement sur votre PC Windows 7 ou 8.x vous pouvez soit :

• modifiez les paramètres Windows Update et choisir la désactivation des mises à jour automatiques/recommandées, afin de pourvoir maîtriser les demandes d’installation. Mode d’emploi :
- Rendez-vous dans le panneau de configuration, puis dans le menu « Système et sécurité », et enfin dans Windows Update.
- Dans le menu à gauche, cliquez sur « Modifier les paramètres ».
- Décochez alors la case « Installer les mises à jour automatiquement » (recommandé).
- Choisissez « Rechercher, mais me laisser choisir » ou « Ne jamais rechercher des mises à jour ».
- Valider.
- (Figure 5 ci-dessous)

• Refusez le contrat de licence (EULA ou CLUF). Si la mise à jour automatique se lance, vous pouvez toujours empêcher l’installation en refusant les conditions d’utilisation de la licence.

Revenir à Windows 7 ou Windows 8.1

Si vous êtes passé à Windows 10 depuis moins d’un mois, vous pouvez revenir à la version précédente de Windows. Pour cela, accédez à Paramètres > Mise à jour et sécurité > Récupération et sélectionnez Revenir à Windows 7 ou Revenir à Windows 8.1.

• Dans le champ de recherche de Windows 10, saisissez « Récupération ».
• Parmi les résultats, cliquez sur « Options de récupération ».
• Dans la zone « Rétrograder vers Windows 8.1 » (ou Windows 7 selon les cas), cliquez sur « Commencer ».
• Indiquez à Microsoft le pourquoi de ce retour en arrière (obligatoire), puis lancer l’opération. (Figure 6 ci-dessous) 

Vos fichiers personnels ne seront pas affectés, mais les applications installées après la mise à niveau vers Windows 10 seront supprimées.



Figure 1
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Figure 2
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Figure 3
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Figure 4
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Figure 5
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Figure 6
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L'Europe des "sous-dentistes"

 

ordinateur adhesion cbEn révélant que 10 % des étudiants diplômés en odontologie formés en Europe n'ont reçu aucune pratique clinique sur des patients, l'étude de l'European Dental Student Association (EDSA) jette un pavé dans la mare. Rencontre avec Marco Mazevet dont la thèse a révélé les résultats de cette étude, et réactions de l'Ordre, de la CNSD, de la doyenne de Rennes et de Véronique Pellegrain, spécialiste juridique des questions européennes.



ACTU

Les grands médias sont revenus au début du mois d'août sur le rapport de l'EDSA (European dental student association), indiquant que 10 % des étudiants diplômés en odontologie en Europe n'ont jamais exercé dans la pratique sur des patients.

Interpellée, la présidente de la CNSD, Catherine Mojaïsky, est intervenue sur plusieurs chaînes radio. Elle a rappelé qu'il était impératif d'intervenir en amont, au niveau européen, sur les possibilités de contrôler réellement ces formations, et en aval, mettre en place une vérification spécifique lors de l'installation en France.


Interventions presse : 

Diplômé sans pratique sur patient !

Dans certaines universités européennes, la pratique clinique sur patients n’est pas une condition d’obtention du diplôme de chirurgien-dentiste. Or, ce diplôme permet d’exercer dans n’importe quel pays de l’Union européenne…


ordinateur adhesion cb10% des étudiants en odontologie formés en Europe obtiennent leur diplôme sans jamais avoir pratiqué sur des patients. C’est le constat – effarant – de la thèse de docteur en chirurgie dentaire de Marco Mazevet, soutenue le 4 juillet dernier au sein de l’U.F.R. d’odontologie de l’Université de Rennes 1. Ce résultat a été obtenu suite à une enquête rigoureuse menée dans les États de l’Union européenne (UE) disposant d’organismes de formation en dentaire sur leur sol, avec le soutien et la collaboration de l’Association européenne des étudiants en dentaire (EDSA en anglais). En effet, « 10 % des répondants » à un questionnaire anonyme en ligne diffusé auprès des étudiants européens « ont déclaré avoir une activité clinique exclusivement en tant qu’observateur pendant leur cursus », note Marco Mazevet.

Par ailleurs, 12 % ont déclaré n’avoir jamais élaboré de plan de traitement et un tiers n’a jamais réalisé de prothèse fixée ni de prescription médicamenteuse… Ces chiffres sont plutôt préoccupants : des praticiens formés en Europe peuvent actuellement exercer en chirurgie dentaire sans avoir un haut niveau de compétences, et ce, dans n’importe lequel des pays membres de l’UE, en vertu du principe de la reconnaissance automatique des
diplômes européens.

34 actes de référence

Dans le cadre de sa thèse sur l’ « évaluation de la pratique clinique dans le cursus 
des études en odontologie au sein de l’Union 
européenne », l’étudiant en dernière année 
d’odontologie à Rennes a dressé une liste 
de 34 actes cliniques (réalisation d’empreintes, de clichés radiographiques, d’une anesthésie, d’un détartrage, de restaurations directes et indirectes, d’un traitement endodontique initial et d’un retraitement, de prothèse provisoire, de prothèse amovible, de prothèse fixée, d’avulsion, etc.) et l’a soumise aux futurs praticiens européens.

Le constat est alarmant : deux tiers des actes investigués ont été réalisés moins de 5 fois par 50 % des étudiants et seulement un quart a été réalisé plus de 10 fois par 60 % des étudiants. À l’inverse, certaines
formations européennes permettent une activité de haut niveau, puisque 25 % des étudiants ont réalisé les 5 actes suivants : un traitement chirurgical parodontal, un éclaircissement dentaire, une extraction d’une dent incluse, la pose d’un implant et une prothèse sur implant.

Grâce à cette liste d’actes, les étudiants européens ont, par ailleurs, pu évaluer leur capacité à travailler en autonomie. De fait, « plus de 50 % des répondants estiment pouvoir effectuer 28 des 34 actes en autonomie», détaille Marco Mazevet. Plus de 90 % des étudiants se sentent autonomes sur les examens intra-oraux, la prévention carieuse, la prise de clichés radiographiques, les anesthésies, les restaurations directes, les détartrages et la prévention parodontale.

Harmoniser les cursus

Les résultats ont été présentés de manière globale et non pays par pays. D’une part, parce que l’échantillon de réponses d’étudiants obtenu est large et représentatif à l’échelle européenne. « D’autre part, parce que nous ne souhaitions pas, l’EDSA et moi-même, dégager de statistiques nationales ni de statistiques par organismes de formation, détaille Marco Mazevet. Et ce, d’autant 
plus que nous avons parfois relevé des 
écarts importants entre les formations cliniques dispensées par des établissements issus d’un même pays. »

D’ailleurs, les variations observées « sont souvent plus grandes à l’échelle nationale, c’est-à-dire entre facultés d’un même pays, qu’au niveau international, c’est-à-dire entre les facultés d’un même pays et celles d’un autre État », précise-t-il. Enfin, l’objectif de ce travail de recherche n’est pas de « stigmatiser des 
pays ou des organismes de formation “déficients” » mais de contribuer à la nécessaire harmonisation des cursus dentaires au niveau européen et à l’évolution de la réglementation européenne. Ce sera à toute la 
profession dentaire de se mobiliser pour sensibiliser les États et les institutions de l’UE sur ce point. Elle pourra s’appuyer sur les résultats complets de l’enquête, lesquels « seront publiés dans un article scientifique 
à la fin de l’année », a indiqué l’EDSA dans un communiqué en date du 8 juillet.

intw dhammer mai16

Pour Doniphan Hammer, président de la Commission de formation et d’implantation professionnelles de la CNSD, l’Union européenne doit mieux encadrer la formation en odontologie sur son territoire. La santé et la sécurité des patients en dépendent.

Quelle a été votre réaction, lorsque vous avez pris connaissance du contenu de cette thèse ?

En premier lieu, il faut saluer le travail de Marco Mazevet et de l’Association européenne des étudiants en dentaire, qui ont réalisé ce travail en toute indépendance. La méthodologie suivie est solide. Il s’agit, en outre, d’une thèse d’exercice : c’est donc un travail sur lequel on peut s’appuyer. En second lieu, les résultats de cette étude, selon laquelle 10 % des étudiants européens sont diplômés sans avoir travaillé en bouche auprès d’un vrai patient, sont consternants, même si, en tant que membre du Conseil des dentistes européens (CED), cela ne me surprend pas. Ils montrent qu’il y a un réel problème dans l’enseignement de notre profession en Europe. L’objectif n’est pas de stigmatiser un pays en particulier : il s’agit essentiellement d’un problème ponctuel vis-à-vis de certaines universités, pas d’un problème de pays. Il faut donc veiller à ce que toutes les facultés qui dispensent des formations en dentaire et délivrent des diplômes de chirurgiens-dentistes soient équivalentes, pour que tous les étudiants européens reçoivent un enseignement de qualité.


Quelle(s) solution(s) préconisez-vous ?

Il faut que l’Europe prenne ses responsabilités. Il est beaucoup question, en Europe, de sécurité des patients, par exemple dans le cadre de la réglementation sur les dispositifs médicaux, en cours de réforme. Au sein de la CNSD, nous sommes d’accord sur ce point. Or, cela implique un enseignement de qualité. Nous souhaitons donc une révision de l’annexe V.3 de la directive Qualifications, relative aux « praticiens de l’art dentaire », qui n’a pas changé depuis des années. Elle doit être plus précise pour éviter des dérives. En l’occurrence, cette annexe énumère actuellement la liste des matières que les futurs praticiens européens en odontologie doivent avoir étudiées : des « matières de base », telles que la chimie, la physique et la biologie ; des matières médicales, telles que l’histologie, la physiologie, la biochimie, l’anatomie pathologique, etc. ; et, enfin, des matières spécifiquement odonto-stomatologiques. Nous, nous préfèrerions que l’annexe de la directive liste les compétences en soins conservateurs, implantologie, – etc. – que les étudiants doivent posséder pour exercer au sein de l’UE. Pour cela, la CNSD appuiera et soutiendra le travail de l’EDSA et du CED pour faire entendre raison au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et aux institutions européennes. Car il y a danger. La santé n’est pas un bien marchand !


> Consulter l'intégralité du dossier L'Europe des "sous-dentistes" dans le Chirurgien-Dentiste de France n°1717-1718 du 21-28 juillet 2016, pages 17 à 22.


Voir aussi :
communiqué de presse CNSD du 8 juillet "Non aux sous-chirurgiens-dentistes" 

Interventions presse :

 





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