Huit Français sur dix ne font pas leur visite annuelle

Les enquêtes déclaratives affirmant que 65 % des Français vont annuellement chez le chirurgien-dentiste sont en contradiction avec les chiffres de l'AMO qui permettent une estimation de seulement 20 %. Alors que ce hiatus mériterait de faire l'objet d’une étude en sciences humaines, le plus important reste d'améliorer le recours aux soins précoces et d'intervenir sur les freins à la consultation au cabinet dentaire.

Suite à l’article du précédent CDF intitulé « Quatre Français sur dix ne font pas leur visite annuelle », il semble indispensable de rappeler que ce titre était basé sur une enquête déclarative et qu’il aurait dû être : « Quatre Français sur dix déclarent ne pas faire leur visite annuelle ». L’intérêt de ces enquêtes réside dans la mesure de la perception par les Français de leur santé dentaire ; elles doivent donc être analysées avec tout le recul nécessaire. Or, à longueur d’années, on lit, tant dans la presse professionnelle que grand public, que, selon les sondages ou enquêtes réalisées, 60 à 65 % des Français vont chez le dentiste tous les ans. Cette affirmation fait son chemin et se transforme en une réalité qui porte préjudice au dossier dentaire et à la santé bucco-dentaire de nos concitoyens. En effet, quel responsable de politique de santé ne se satisferait pas d’avoir un taux de 65 % de la population qui respecte une recommandation de santé publique ? Et pourquoi voudriez-vous qu’il introduise des mesures autoritaires, peut-être impopulaires comme une visite annuelle obligatoire pour améliorer ce chiffre ?

Dure réalité des chiffres

La réalité est tout autre. Les chiffres de l’assurance maladie obligatoire (AMO) révèlent que moins de 35 % des assurés sociaux ont recours à une consultation ou un acte dentaire dans l’année. Depuis 10 ans, ce taux varie entre 30 et 35 %, sachant qu’y sont inclus les patients soignés tous les ans, mais également tous les deux, trois, quatre ans… et bien plus encore. On peut dès lors estimer que moins de 20 % des Français respectent la recommandation de la visite annuelle. Et c’est ce vrai chiffre, facile à vérifier auprès de l’AMO, qui devrait servir de base de réflexion. Nous sommes totalement aveugles sur le besoin de soins bucco-dentaires des Français et ne pouvons le corroborer avec moins de 20 % de la population. A contrario, la « pseudo réalité » des 65 % donne l’illusion que nous avons une canne blanche et un labrador pour trouver notre chemin. De surcroît, elle exonère nos politiques de tout investissement dans la recherche du besoin de soins.

Analyse des comportements

Toutefois, il n’est pas question de condamner les enquêtes déclaratives. Il faut au contraire en faire un élément de l’analyse des comportements des patients. Il serait intéressant de comprendre ce différentiel entre le déclaratif (65 %) et la réalité (20 %). Car ce ne sont pas ces enquêtes qui sont attaquables, mais certaines analyses et surtout les conclusions simplistes qui en sont tirées. On peut également regretter la communication qui en découle. L’analyse du différentiel serait pleine d’enseignement et mériterait un vrai travail de professionnel de sciences humaines. Nonobstant, ces enquêtes apportent une satisfaction : la recommandation de la visite annuelle est bien connue puisque 65 % des sondés apportent la réponse attendue. La profession a donc réussi à faire passer ce message.

Faire coïncider chiffres et déclarations

Mais tous les sondés n’ont pas consciemment « menti ». En effet, on constate un problème de perception du temps. Le plus souvent, lorsque l’on demande au patient à quand remonte sa dernière consultation, la réponse se trouve être la moitié de la réalité. Seuls les patients consultant à date fixe (anniversaire, rentrée des classes, janvier, etc.) sont conscients de la fréquence annuelle de leur visite. Le plus important est d’améliorer le recours aux soins précoces et d’intervenir sur les freins à la consultation au cabinet dentaire. Par exemple, on pourrait imaginer délivrer une éducation à la santé aux assurés sociaux qui, pour des raisons sociales ou culturelles, n’ont pas l’habitude d’avoir un suivi dentaire. Il serait bon également de la compléter par de l’éducation thérapeutique au cabinet dentaire lorsque c’est nécessaire. De même, combattre la peur, d’intensité variable certes, mais qui touche plus de 60 % de la population, engendrant pour la moitié d’entre eux le recul au maximum de la consultation, s’avère toujours nécessaire. Enfin, il faut continuer à s’insurger contre les dégâts réalisés par l’affirmation que « les soins dentaires sont chers », reprise constamment par les médias, qui fait que certains patients n’osent pas consulter pour de simples soins pris en charge totalement. Ces sujets sont primordiaux pour la profession et la santé de nos concitoyens…


Par Jean-François Seret, secrétaire général adjoint de l'ADF

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Chaque chirurgien-dentiste, quel que soit son mode d'exercice, est soumis à une obligation de formation continue. Elle relève en premier lieu de l'éthique personnelle par le devoir moral que chacun a d'offrir la meilleure compétence aux personnes qui lui confient leur santé. Ensuite, d’une manière plus réglementaire, elle relève d’une obligation déontologique (code la Santé publique), conventionnelle et légale (loi sur le droit des malades notamment).

 
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27/04 de 18h à 22h
27/04 de 14h à 18h
17/05 de 19h à 23h
01/06 de 14h à 18h
01/06 de 14h à 18h
13/06 de 19h à 23h
14/06 de 17h à 21h
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La news du FIF-PL : le "N°1" est paru

La première lettre d'information du Fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux (FIF-PL) vient de paraître. Cette lettre, courte mais informative, s’adresse aux décideurs mais aussi à ceux qui veulent comprendre le rôle des organismes financeurs de la formation continue professionnelle.

Ce premier numéro de mars aborde la question du compte personnel d'activité (CPA) et le rôle du FIF-PL. Il donne aussi l'agenda du Fonds, qui sera présent à de nombreuses journées de travail et colloques en régions.

Trois numéros sont en préparation pour 2017.

L’abonnement n’est pas encore possible, mais nous vous tiendrons au courant de son activation.

Voir le premier numéro de FIF-PL News


CAC : la CNSD construit sa riposte

Le Conseil d’administration confédéral (CAC) qui s’est tenu à Paris les 24 et 25 mars a permis à la CNSD de repartir au combat sur la base de ses valeurs essentielles. Pour les membres de l’instance représentative des départements et des régions, c’était l’occasion d’établir une nouvelle stratégie et un plan tactique face au coup de force du règlement arbitral.



Sidération et colère. Ce sont les sentiments qui dominaient chez les membres du Conseil d’administration confédéral (CAC) à l’entame de leurs travaux. Le temps de décortiquer et d’échanger sur les ressorts et enchaînements qui ont conduit au coup de force du règlement arbitral. Un texte, publié le 31 mars 2017, pire que l’avenant refusé par les syndicats, avec des mesures dramatiques telles que le plafonnement punitif des honoraires libres ou des indicateurs ubuesques de suivi du rééquilibrage des dépenses et des recettes en dentaire. Un règlement qui tombe comme un coup de tonnerre pour la profession qui, en plus de se sentir ignorée par la ministre de la Santé – elle n’a jamais reçu ses représentants –, se sent aujourd’hui humiliée et déclassée.

Contestation juridique

N’en déplaise à ceux qui pensent que les chirurgiens-dentistes ne prennent en compte que leurs intérêts, la stupéfaction générale vient surtout du fait que, pour les cadres de la CNSD présents à ce CAC, l’arbitrage met en place un encadrement de la profession rétrograde, correspondant à la médecine bucco-dentaire d’il y a 30 ans et non celle d’aujourd’hui. Concrètement, le règlement officialise la perte de chance pour les patients et oblige les chirurgiens-dentistes à ne pas proposer les meilleures techniques disponibles pour les soigner, mais les moins chères. Alors que faire ? Pour Catherine Mojaïsky, présidente de la CNSD, l’objectif est clair : « Notre combat majeur est de faire supprimer le règlement arbitral ». Comment ? En le contestant dès sa parution devant la justice, à savoir le Conseil d’État. Mais l’issue de l’action juridique est incertaine. La CNSD a donc travaillé sur un plan d’action ambitieux et radical. « Nous sommes dans le dur », a souligné Gérard Morel, vice-président confédéral et concepteur du plan, ajoutant que « le temps n’était plus au politiquement correct ». Il faut frapper fort, là où cela fait mal. Le tout en respectant l’ADN de la CNSD qui a toujours défendu une attitude responsable, tournée vers la bonne santé bucco-dentaire de la population.

Annexe au règlement arbitral

Face à l’attitude brutale de la ministre de la Santé, la CNSD a ainsi décidé d’adopter une annexe au règlement arbitral qui a aussitôt été mise en ligne sur le site confédéral. Tout aussi unilatérale, cette annexe lui répond point par point et organise une riposte étalée dans le temps entre avril 2017 et janvier 2018, moment de la pleine application théorique du règlement.

Refuser la caricature

Aussi, dès le 1er avril, la CNSD demande à ses représentants et à ses membres de se retirer de toutes les actions bénévoles de prévention et de l’ensemble des instances conventionnelles. Les chirurgiens-dentistes sont également invités à signaler régulièrement aux autorités sanitaires le règlement arbitral comme ayant un effet indésirable sur la qualité des soins délivrés aux patients. En mai, juillet, septembre et novembre, d’autres actions allant crescendo vont être lancées. « Il s’agit de faire comprendre à la Sécurité sociale, au gouvernement, celui-ci et surtout le prochain, et aux patients à quel point nous avons une véritable mission de santé publique, que nous sommes impliqués dans de nombreuses actions bénévoles sans être rémunérés », explique la présidente de la CNSD. Une façon de dire qu’il n’est pas possible de les traiter de façon aussi caricaturale que ce qui vient d’être fait, tout en rappelant le vrai coût des actes, conventionnellement bridés pour permettre l’accès aux soins.

En revanche, fidèle à ses valeurs, la Confédération ne prône pas pour l’instant le déconventionnement. Il est globalement nuisible aux patients comme à la grande majorité des chirurgiens-dentistes. Certains en ont fait l’amère expérience. Cette solution n’est viable que dans certains cas bien particuliers. Mais si le règlement arbitral n’est pas écrasé, cette solution sera peut-être l’ultime moyen de préserver les cabinets dentaires et la qualité des soins. Dans l’immédiat, il n’est pas question de rester les bras croisés, bien au contraire.

Élaboration d’une nouvelle Convention

Pour la CNSD, les actions syndicales, complémentaires aux actions des étudiants et à celles de terrain, doivent aussi préparer le moment où il faudra aller rediscuter pour bâtir une nouvelle Convention. Le renouvellement politique avec les élections présidentielles et législatives y contribuera peut-être. La CNSD met en tous cas tout en œuvre pour sensibiliser les équipes des candidats à la problématique de la profession et de la médecine bucco-dentaire. « Enfin, nous devons tous nous poser et réfléchir pour savoir comment nous en sommes arrivés là, estime Catherine Mojaïsky. Pourquoi la ministre a-t-elle décidé de nous traiter de la sorte alors que nous étions partis sur les bases d’une négociation traditionnelle avec quelques perspectives constructives ? Pourquoi la profession est-elle si facilement dans l’œil du cyclone médiatique ? » Certes, le paysage syndical était mouvant. Mais cela n’explique pas tout. « En se gardant de tout populisme et de toute guerre intestine, la profession a beaucoup de travail devant elle », conclut la présidente de la CNSD.


   

Commission de la vie syndicale (I)
Commission des conditions d’exercice (II)

Motion - commune

Argumentaire

Le règlement arbitral “écrase” la Convention de 2006 et dénature les  rapports entre les chirurgiens-dentistes et les Caisses primaires d’assurance maladie. Cette résiliation implicite et 
inéluctable, imposée à la profession, met fin au dialogue social. Le règlement arbitral est une agression envers la profession et une impasse conventionnelle dont la ministre de la Santé porte la responsabilité.


Le Conseil d’administration confédéral de la CNSD, réuni à Paris les 24 et 25 mars 2017 :

• avertit que ce règlement arbitral exceptionnel sera inapplicable à l’ensemble des chirurgiens-dentistes sur les plans juridique et économique,

Et en conséquence :

• mandate le Bureau confédéral pour s’y opposer par les actions juridiques, politiques et syndicales adaptées,

• demande au Bureau confédéral, dès la publication du règlement arbitral au Journal officiel :

- d'engager les recours juridiques,

- de lancer la campagne de communication auprès des patients,

- de déclencher le programme d'actions syndicales progressives et planifiées,

- d'accompagner les confrères tout au long de ce programme de contestation,

- de généraliser la non-participation aux instances conventionnelles d'interpeller les politiques.

     
   

Commission des affaires économiques (III)

Motion - prélèvement à la source

Argumentaire
 
Le résultat de l’élection présidentielle déterminera si le prélèvement à la source sera effectivement mis en place. Après la Déclaration sociale nominative (DSN) et les lois sur la simplification administrative, le prélèvement à la source de l’IR de nos salariés serait une charge supplémentaire tant financière qu’administrative pour nos TPE. Le Conseil d’administration confédéral de la CNSD, réuni à Paris les 24 et 25 mars 2017 :
 
- demande au Bureau confédéral d’intervenir auprès des candidats à l’élection présidentielle pour faire obstacle à cette mesure préjudiciable aux professionnels libéraux employeurs.
 

Motion - seuil d’amortissement

Argumentaire
 
Depuis 2002, l’inflation cumulée est de 23,8 %. Une motion du Conseil des départements d’octobre 2012 demande que tout soit mis en oeuvre pour permettre une évolution de ce seuil  d’amortissement de 500 à 1 000 € hors taxe, en l’indexant sur l’indice des prix de l’Insee, afin de favoriser l’investissement dans nos cabinets dentaires et dans toutes les entreprises libérales. Favoriser l’investissement pour favoriser l’emploi est aujourd’hui une réelle nécessité. Rappel de la motion de 2012 : « Depuis 2002, le seuil d’amortissement est inchangé à 500 € hors taxe. L’absence de revalorisation est une entrave aux investissements qui nuit à l’évolution de nos plateaux techniques. Il est indispensable d’obtenir une réévaluation minimale à 1 000 € hors taxe. Pour ce faire, la CNSD se doit d’obtenir cette évolution qui concerne l’ensemble des professions libérales. 
 
Le Conseil des départements de la CNSD, réuni à Paris les 19 et 20 octobre 2012 :

• demande au Bureau confédéral de se rapprocher de l’UNAPL afin que tout soit mis en œuvre pour obtenir une évolution légitime du seuil d’amortissement de 500 à 1 000 € hors taxe et demander son indexation sur l’évolution de l’indice Insee. »
 
Le Conseil d’administration confédéral de la CNSD, réuni à Paris les 24 et 25 mars 2017 :
• demande au Bureau confédéral de mettre en œuvre toutes les actions possibles auprès des candidats à l’élection présidentielle pour augmenter ce seuil d’amortissement inchangé depuis 2002.
 
     
   

Commission de formation et d’implantation professionnelles (IV)

Motion – prévention

Argumentaire
 
Lors de la négociation conventionnelle de l’avenant n° 4, la CNSD avait pour ambition
de promouvoir les actes préventifs (fluoration, prophylaxie individuelle), les actes conservateurs précoces (dentisterie micro-invasive) et l'ensemble des techniques permettant la préservation de l'organe dentaire (coiffage pulpaire, inlay onlay, parodontologie). Or, suite à l’échec de la négociation et la mise en place du règlement arbitral fondé essentiellement sur le dogme du plafonnement de la prothèse, le gouvernement montre son désintérêt flagrant pour la prévention bucco-dentaire.

Le Conseil d’administration confédéral de la CNSD, réuni à Paris les 24 et 25 mars 2017 :

• dénonce l’indigence des moyens attribués aux actes de prévention primaire, secondaire et tertiaire dans le règlement arbitral et le mépris affiché pour la santé bucco-dentaire des Français par la ministre Marisol Touraine.
 




Présidentielle 2017 : quels programmes santé ?

À l'aube des deux tours de l'élection présidentielle, quels sont les grands choix des onze candidats en matière de politique de santé et plus particulièrement pour la médecine bucco-dentaire ?


Pour le savoir, parallèlement au questionnaire envoyé par la CNSD à l’ensemble des candidats, le CDF a pris contact avec leurs équipes de campagne depuis plusieurs semaines. Malheureusement, tous les candidats n’ont pas répondu à temps. Aussi, la présentation qui suit a pour source leur programme de campagne, les présentations faites lors des grands oraux du CNPS et leurs diverses déclarations aux médias. Quatre thèmes ont été particulièrement décortiqués : le remboursement des soins, la démographie sanitaire, la prévention et leur perception des libéraux de santé…

 

Le remboursement des soins

Si tous les candidats partagent le même objectif de mieux rembourser les patients, plusieurs clans s'affrontent sur la manière d'y arriver, entre les candidats du « zéro reste à charge » ou de la simple augmentation…


Pour le leader d’En Marche !, « aucun soin utile », qu’il soit « petit ou gros », ne doit être déremboursé. Il souhaite que, d’ici 2022, les lunettes, les prothèses dentaires et les appareils auditifs soient remboursés à 100 % par l’Assurance maladie obligatoire (AMO) et complémentaire (AMC). Pour y parvenir, il parie sur une mise en concurrence plus claire des complémentaires santé : celles-ci seraient tenues de proposer trois contrats-types transparents. De même, pour les professionnels de santé, un nouvel effort de transparence sur les prestations de soins et leur coût serait demandé. Le candidat Les Républicains vise, lui, un remboursement le « plus proche possible » de 100 % d’ici 2022 pour les dépenses les plus coûteuses, dont l’optique, les prothèses dentaires et audio, ainsi que pour les dépassements d’honoraires, grâce à « un nouveau partenariat entre la Sécurité sociale et les organismes complémentaires ». Enfin, la candidate FN propose de « garantir le remboursement de l’ensemble des risques pris en charge par l’Assurance maladie » et, pour les soins les plus coûteux, d’augmenter le montant des remboursements par l’AMO et l’AMC. Cette mesure serait financée « en simplifiant l’administration » de l’Assurance maladie et en investissant dans les nouveaux outils numériques. Marine Le Pen souhaite en outre encadrer les complémentaires afin qu’elles réduisent leurs coûts de gestion et qu’il leur soit interdit « de faire de la publicité afin que les cotisations servent au maximum aux remboursements des patients, et ne financent pas de la communication et du marketing ».


L'option « 100 % Sécu »

Jean-Luc Mélenchon et les « petits candidats » (Jean Lassalle, Jacques Cheminade, François Asselineau et Philippe Poutou) misent sur une prise en charge de toutes les dépenses de santé (y compris en dentaire) à 100 % par l’Assurance maladie. Pour Philippe Poutou, par exemple, « tous les actes correspondants à des gestes de bilans de diagnostic et de traitements qui auront fait preuve de leur utilité pour la santé bucco-dentaire de nos concitoyens doivent être inscrits dans la CCAM, pris en charge et remboursés intégralement par l’Assurance maladie obligatoire. Tous les actes qui seront inscrits doivent être valorisés au niveau du coût du plateau technique et humain nécessaire à leur réalisation. Il en est de même pour les actes qui y figurent déjà, mais qui ne sont pas pris en charge. » Tout en précisant que « ce qui est valable pour les soins conservateurs doit l’être pour la prothèse ». Nathalie Arthaud compte, elle, rendre gratuits tous les soins prescrits en ponctionnant les profits des trusts pharmaceutiques.

L'augmentation simple

Nicolas Dupont-Aignan et Benoît Hamonne promettent pas le « zéro reste à charge »mais proposent d’augmenter la part de remboursementde la Sécurité sociale sur cetype de soins. Nicolas Dupont-Aignancompte notamment « assurer un taux deprise en charge à 100 % des soins dentairesprothétiques assorti d’une augmentationde 107,50 à 160 euros de la basede remboursement des couronnes dentaires». Le tout financé par la hausse dunombre de cotisants liée à une relance économiqueet la création de deux millionsd'emplois, mais aussi par la lutte contreles abus de l'assistanat et ceux des laboratoirespharmaceutiques. Benoît Hamonsouhaite que « le système de Sécuritésociale et les professionnels agissent deconcert en proposant des meilleures prisesen charge pour diminuer le reste à charge »sur ce type de soins.




La prévention en santé fait l'unanimité

Renforcer la prévention en santé. Voilà au moins un sujet sur lequel les candidats à l'élection présidentielle ne s'écharpent pas.


De nombreux candidats proposent de
renforcer la médecine du travail etde relancer de grandes campagnesde prévention en matière d’alimentation, demédicamentation et de conduites à risques(tabac, alcool, drogue). « Les plans de préventiondoivent être des plans nationaux,coordonnés et déclinés par des structuresnationales, régionales et locales de santépublique mises en oeuvre au plus près descitoyens par des professionnels de santé –médecins, chirurgiens-dentistes, infirmières,assistantes dentaires et hygiénistes quandils existeront, diététiciens... – et des professionnelsde la prévention, éducateurs, psychologues…», estime Philippe Poutou.

Pour inciter les professionnels de santé à renforcer leur rôle en la matière, certains, comme François Fillon et Nicolas Dupont-Aignan, proposent de jouer sur la rémunération des médecins libéraux. Ce dernier propose même de rembourser à chaque Français âgé de plus de 40 ans un bilan de santé régulier. Quant à François Fillon, il entend rembourser une consultation de prévention tous les deux ans pour tous les Français, assurée par le médecin traitant. « Plus complète, elle durera plus longtemps qu’une consultation moyenne et sera rémunérée en conséquence », détaille-t-il. Pour le leader d’En Marche !, la solution passe par un « service sanitaire » de trois mois obligatoires pour tous les étudiants en santé, afin de faire du dépistage et de la prévention, en priorité dans les zones rurales et les quartiers difficiles.

Médecine en milieu scolaire

Jean-Luc Mélenchon table sur le renforcement de la médecine scolaire et la protection maternelle infantile (PMI). Un objectif partagé par Nicolas Dupont-Aignan, qui suggère de revaloriser de 15 % le salaire des médecins scolaires. Philippe Poutou affirme qu’il est nécessaire « d’accroître le nombre de médecins et d’infirmières scolaires » et de créer un « corps de chirurgiens-dentistes scolaires, de chirurgiens-dentistes de PMI, afin d’intégrer ce domaine de la santé au plus près des jeunes enfants en développement ». Il souhaite également « importer sur le territoire le métier d’hygiéniste afin de développer la prévention ».

François Fillon, lui, envisage un Plan santé à l’école, débutant dès la maternelle et reposant sur l’éducation (nutrition, activité physique, sommeil) et la prévention des addictions (écran, tabac, alcool, cannabis et autres drogues).

Santé et environnement

« Les cancers, le diabète ou l’obésité touchent aujourd’hui 15 millions de nos concitoyens du fait d’une mauvaise alimentation, de la pollution de l’air ou du tabagisme », rappelle Benoît Hamon. Il suggère donc de valoriser le sport pour tous dans le cadre d’un Plan national sport et santé et d’accroître la prévention des maladies chroniques. Il lancera une grande conférence nationale Écologie-prévention-santé dans les six mois après l’élection présidentielle. Jean-Luc Mélenchon milite, lui, pour un Plan national de prévention des maladies liées à la pollution et aux pesticides, à l’alimentation, à la souffrance au travail et au stress, ainsi que pour un Plan national de lutte contre la résistance microbienne en faisant le bilan de l'élevage productiviste.

Pour sa part, Marine Le Pen veut « interdire l’exploitation du gaz de schiste, tant que des conditions satisfaisantes en matière d’environnement, de sécurité et de santé ne seront pas réunies » et les OGM. Enfin, François Asselineau souhaite une grande politique publique de médecines douces et alternatives, encadrée par des expertises médicales incontestables, afin d’être plus indépendant par rapport aux grands laboratoires pharmaceutiques…


POUR ou CONTRE la généralisation du tiers payant ?

POUR

• Benoît Hamon

• Jean-Luc Mélenchon

• Nathalie Arthaud

• Philippe Poutou

• Jacques Cheminade

CONTRE

• François Fillon

• Nicolas Dupont-Aignan

• Marine Le Pen

NI POUR NI CONTRE

• Emmanuel Macron

POUR ou CONTRE le règlement arbitral ?

Seul François Fillon s’engage à le supprimer par une loi rectificative.

 

La démographie sanitaire, thème de campagne

L'amélioration de l'accès aux soins et la lutte contre les déserts médicaux ont fait éclore de nombreuses idées chez les candidats.

Maisons et centres de santé. Face à la pénurie de professionnels de santé, les candidats LR, FN et En Marche ! misent sur les maisons de santé pluri-professionnelles et/ou pluri-disciplinaires. Emmanuel Macron souhaite doubler leur nombre d’ici 2022 tandis que François Fillon imagine des « structures de petites urgences ». Il souhaite laisser une grande liberté d’organisation aux professionnels de santé pour créer les structures les plus adaptées. Pour Jacques Cheminade, l’idée est d'intégrer à ces maisons de santé des « maisons de garde » permettant « de traiter les petites urgences, d'effectuer les diagnostics, en particulier de maladies chroniques, et d'organiser les soins en première ligne ». Benoît Hamon propose quant à lui d’adosser des permanences de libéraux de santé (éventuellement de chirurgiens-dentistes) au sein des hôpitaux, maisons et centres de santé pour les zones qui en ont besoin.

Réforme du numerus clausus. Plusieurs candidats (Emmanuel Macron, François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Jacques Cheminade) proposent une hausse du numerus clausus. Jacques Cheminade souhaite « jusqu'à dix mille places » supplémentaires pour « redonner un essor aux filières déficitaires et compenser les départs massifs à la retraite d'ici 2020 et surtout 2025 ». Jean Lassalle envisage quant à lui de supprimer le numerus clausus à l'entrée des études médicales au profit d’un « numerus clausus localisé » à la sortie des études (comme en Belgique).

Incitation à l’installation. Certains prônent une « baisse des cotisations Urssaf » (Dupont-Aignan), un « soutien financier et logistique » (Hamon) ou, de manière générale, des « déductions de charges » (Le Pen) pour favoriser l’installation des professionnels médicaux en zones sous-dotées.

Mesures de coercition. Benoît Hamon milite en faveur du déconventionnement de ceux qui s’installent en zone surdotée. Philippe Poutou souhaite « trouver un mode de régulation » semblable à celui qui existe déjà pour l’installation des pharmaciens pour « un maillage du territoire par des structures de santé et de professionnels de santé qui réponde aux besoins des populations ». Quant à Jean-Luc Mélenchon, il vante « une médecine publique, avec des centres de santé » et un « corps de médecins généralistes fonctionnaires rémunérés pendant leurs études ».

Consultations avancées. Pour assurer un meilleur équilibre territorial, Nicolas Dupont-Aignan propose « de systématiser des consultations avancées de généralistes et spécialistes venant des zones bien dotées vers des zones sous-médicalisées avec des frais de fonctionnement et de transport pris en charge ».

Stages et services civiques. Marine Le Pen compte instaurer des stages d’internat dans les zones sous-dotées mais aussi un « service civique de santé pour les jeunes médecins qui souhaitent exercer en désert médical ». Ce dernier « se fera sur une forme salariée et sur la base du volontariat ».

Quid de l'installation des praticiens à diplômes européens ?

« Relever le numerus clausus d’accès aux études de santé » permettrait d’« éviter le recours massif » aux praticiens étrangers et « le remplacement des nombreux départs à la retraite prévus », estime Marine Le Pen. Pour Emmanuel Macron et François Fillon, « desserrer le numerus clausus en France », « qui n’a plus de fonctionnalité en Europe », permettra d’augmenter la part des professionnels de santé formés en France. Le candidat LR entend d’ailleurs « vérifier la qualité des formations des professionnels de santé qui s’installent sur notre territoire » (reste à savoir de quelle façon) et « s’intéresser aux professionnels de santé extracommunautaires en leur imposant des contrôles qualité ». Une idée partagée par Nicolas Dupont-Aignan, qui veut « mettre en place des systèmes d’agrément stricts pour les médecins étrangers et renforcer les contrôles des équivalences pour s’assurer des compétences des praticiens ».

L'avenir des libéraux de santé

Tous les candidats n'ont pas la même vision du monde libéral, loin s'en faut. Médecine publique ou allègement du temps administratif, les solutions préconisées sont souvent en parfaite opposition.

Soins de proximité. Marine Le Pen souhaite « maintenir au maximum les hôpitaux de proximité » tout en préservant « la complémentarité du double système de santé public et libéral » et « le maillage territorial des acteurs indépendants de la santé. Elle veut « favoriser la coopération entre professionnels de santé, en reconnaissant les compétences spécifiques de chacun ». Philippe Poutou est quant à lui « pour un service public de santé intégrant les cabinets libéraux de proximité de premier et de second recours, des centres de santé et des structures hospitalières répartis en fonction des besoins et avec des adaptations spécifiques sur l’ensemble du territoire ».
 
Climat de confiance. François Fillon se pose en grand défenseur des libéraux de santé. Il souhaite mieux « associer les représentants des professionnels de santé du secteur privé au processus de décision des Agences régionales de santé (ARS) ». Il veut favoriser financièrement le regroupement des professionnels libéraux et/ou leur organisation, faciliter l’installation des jeunes par une organisation systématique d’une partie de leur formation auprès des professionnels libéraux, moderniser les pratiques grâce aux nouvelles technologies et rembourser les actes (télémédecine). En outre, il entend « retrouver avec les professionnels libéraux un climat de confiance basé sur le respect des engagements conventionnels ». Il est, sur ce point, rejoint par d’autres candidats : Marine Le Pen, Benoit Hamon (qui s’est dit « très attaché au système conventionnel »), Nicolas Dupont-Aignan ou encore Emmanuel Macron. « Le cadre contractuel, dans son principe, constitue un élément important qui doit être préservé », a détaillé Olivier Véran, conseiller Santé d’En Marche !, lors d’une rencontre organisée par le Centre national des professions libérales de santé (CNPS).

Temps médical. Plusieurs candidats se sont exprimés en faveur de la simplification des tâches administratives des libéraux de santé pour leur permettre de se consacrer à leur coeur de métier : la santé, notamment en les accompagnant dans leur informatisation (Macron, Fillon, Dupont-Aignan, Le Pen), en leur permettant de recruter du personnel administratif avec des incitations fiscales (Le Pen), en permettant les délégations de compétences afin que les professionnels médicaux puissent embaucher des collaborateurs et être les pivots d’équipes médicales (Dupont-Aignan) ou en retirant le caractère obligatoire du tiers payant généralisé. Emmanuel Macron propose quant à lui de « travailler avec les libéraux de santé » pour identifier les meilleures solutions destinées à leur « libérer du temps médical ».

Expérimentations. Emmanuel Macron soutiendra « les initiatives et les expérimentations des professionnels de santé, médicaux, paramédicaux, hospitaliers et libéraux », afin de « renforcer la coordination des soins et de mieux accompagner les malades dans leur parcours ». Il prévoit en outre une enveloppe de cinq milliards d’euros, hors Ondam, pour la modernisation du parc hospitalier, la numérisation et l’aide à l’acquisition d’équipements modernes pour les professionnels libéraux.

Forfaits en ville. Pour améliorer la qualité des soins à l’hôpital et en ville, le candidat Hamon veut réformer les modes de financements et de rémunérations « pour les rendre compatibles avec la prise en charge des maladies chroniques et complexes » : fin du « 100 % T2A » à l’hôpital, mais aussi augmentation de la part des rémunérations au forfait en ville. 





"Evénement sanitaire indésirable" : signalez l'arbitrage Touraine !

Le gouvernement a mis en place récemment un portail de signalement des événements sanitaires indésirables. Le règlement arbitral - texte inique imposé par Marisol Touraine, n'est pas autre chose qu'un événement indésirable pour la santé bucco-dentaire des Français ! L'heure est à l'action, et nous vous invitons donc tous à signaler, comme il se doit, ce texte aux conséquences graves.


"signaler un événement indésirable, c'est 10 minutes utiles à tous"


Comment procéder au signalement de l'arbitrage Touraine comme évènement indésirable pour la santé ?
Rendez-vous sur le Portail de signalement des évènements sanitaires indésirables

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 Puis "je signale"

 

 

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Dans la liste proposée, choisissez "Evènements indésirables graves associés aux soins"

Déclaration - 1ère partie

 

 

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Cliquez sur "suivant" et laissez-vous guider...

Quelques exemples : nombre de personnes atteintes 65 millions (en chiffres)

 

 

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Dans la case "Qu'avez-vous constaté ?", écrire à votre façon quelque chose comme :

"Le règlement arbitral imposé le 9 mars par Marisol Touraine à la chirurgie dentaire

met en danger la santé des Français"

 

 

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Etc...

 

 

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Ne pas oublier de préciser que vous n'êtes pas un robot,

cocher la case des conditions générales et cliquer sur "Envoyer"

 

 

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Vous devez recevoir un récapitulatif de votre ARS de ce type :

 

 

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Défoulez-vous !

 

 

Réglementation des centres de santé : le gouvernement recule

 

Le gouvernement, via la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), aurait accepté de « rouvrir les discussions » - comprenez : de reculer sans perdre la face - sur les projets de texte rétablissant l’obligation d’agrément préalable des centres de santé, a révélé le 5 avril l’agence de presse Hospimedia. Mais en faisant disparaître cette obligation d’agrément, qui ramenait les centres à leur mission originelle de santé publique, quelles leçons retiennent-ils du scandale Dentexia ?

 

DERNIERE MINUTE - COMMUNIQUE DE PRESSE - 11 avril 2017

Le gouvernement recule sur le contrôle des centres dentaires !


Alors que les centres de santé devaient enfin être soumis à un agrément préalable de l’Agence régionale de santé (ARS), le lobby des syndicats des centres de santé et des mutuelles vient de faire fléchir le gouvernement.
















Les projets d’ordonnance et de décret gouvernementaux, annoncés il y a peu, rétablissant le régime d’autorisation des centres de santé, n’auront pas fait long feu. Ils participaient pourtant d’une mesure de simple bon sens, qui est de prévenir les dérives créées par le vide réglementaire instauré par la loi Bachelot de 2009. Dans un communiqué publié le 17 mars, la CNSD se félicitait de cette reprise de conscience sanitaire par les pouvoir publics, deux ans après le désastre encore vif de l’affaire Dentexia. Elle rappelait que ces centres ont émergé à cause de l’inconséquence des décisions prises et par la légèreté et l’irresponsabilité des politiques.
 
Le gouvernement se plie à la demande des centres de santé et des mutuelles
 
Or, face à la levée de bouclier de syndicats de centres de santé (FNCS, USMCS, SNCDCS…), suivis par les Mutuelles, voyant avant toute chose dans cette mesure une « stigmatisation » à leur égard, au lieu de voir un légitime rappel de conformité aux obligations de santé publique et à la mission sociale qui est la leur, la DGOS recule. Elle annonce revoir sa copie, et préparer une nouvelle « feuille de route » d’ici l’été.
 
Mieux, la Conférence nationale de santé (CNS) s’est auto-saisie « en urgence » de la question et a rendu un avis le 24 mars, mis en ligne le 4 avril. Précisons que cette saisine, et l’avis rendu, n’ont pas fait l’objet de débats ouverts au sein du « Parlement de la santé » qu’est censée être la CNS, mais sont uniquement le fait des membres de la Commission permanente, à l’issue d’un vote électronique organisé du 22 au 24 mars 2017…
 
Dans son avis, la CNS affirme comprendre « que les organisations représentatives des centres de santé protestent contre une mesure les ciblant particulièrement, sans vision d’ensemble, avec un effet anormal de stigmatisation ». Le mot est lâché, le soupçon d’infamie est portée de main… nous éloignant toujours plus des considérations de santé publique.

 

 

Règlement arbitral : Rejoignez la résistance

 

visuel actionsLe règlement arbitral a été publié ce jour au JO. Il écrase à partir du 1er avril 2017 la Convention et prévoit dès le 1er janvier 2018 que le tarif des prothèses soit plafonné.

 

Pour lutter contre ce texte inique qui entrave notre liberté d’exercice et conduit à la mort de nos cabinets dentaires, la CNSD, réunie en Conseil d'Administration Confédéral, c’est-à-dire en présence des représentants de tous les départements de métropole et d’Outre-mer, a développé un plan de lutte.

 

Trois axes d’action seront concomitamment développés : les recours juridiques visant à supprimer l’article 75 et le règlement arbitral, les actions auprès des politiques pour que le futur gouvernement revienne sur ces dispositions et la mobilisation par étape de la profession.

 

L’objectif est de mettre à bas ce règlement et d’y substituer un autre texte sans épée de Damoclès, ni mépris gouvernemental.

 

En miroir du règlement arbitral, c’est dans une annexe rédigée tout aussi unilatéralement, que les représentants départementaux ont ainsi décidé en pleine conscience de mettre fin à toutes les actions, indispensables à la santé bucco-dentaire de nos concitoyens, non reconnues et effectuées depuis des années à titre quasi-bénévole par la profession. Un autre volet de ce plan d’action consistera à identifier la sous valorisation de certains actes, qui deviendront dans ce nouveau contexte irréalisables.

 

Dans ce vaste listing (à télécharger ici), on trouvera entre autre :

  • Nos actions d’assistance sociale pour les bénéficiaires de la CMU-C et l’avance de trésorerie face aux rejets et impayés du tiers payant,
  • Les actes gratuits de motivation à l’hygiène, de prévention dans les écoles, dans les EHPAD,
  • Le tiers payant généralisé pour les patients ayant une prise en charge à 100% pour ALD et pour les femmes enceintes qui est géré gracieusement donc ni reconnu, ni rémunéré,…

 

Ces actions ne sont pas contre nos patients mais le juste moyen de se faire entendre et de faire connaître au plus grand nombre le travail quotidien des chirurgiens-dentistes au profit de la santé bucco-dentaire de nos concitoyens.


Tout ce que nous exigeons pour nos patients et l’ensemble de la profession, c’est une juste rémunération et une meilleure prise en charge des soins dentaires !


Suivez le plan d’actions de la CNSD. Imprimez l’engagement, signez le et renvoyez le à la CNSD.

 


SYNTHESE DU CALENDRIER

Téléchargez ici la synthèse


Au 1er avril 2017

  • Se retirer des actions bénévoles de prévention
  • Se retirer des instances conventionnelles
  • Signalement du règlement arbitral comme effet indésirable : ce signalement peut être répété régulièrement

À la mise en œuvre du nouveau panier de soins CMU-C

  • Refus de réalisation des nouveaux actes de prothèse transitoire économiquement irréalistes
  • Non réalisation des actes du panier de soins dont la prestation médicale (identifiée et calculée dans le devis conventionnel) est négative

Au 1er mai 2017

  • Suspension du tiers-payant pour les ALD et les femmes enceintes
  • Arrêt de la participation des URPS aux travaux mis en œuvre par les ARS
  • Suspension de la facturation immédiate des EBD

Au 1er juillet 2017

  • Suspension du tiers-payant pour les patients CMU-C sans carte vitale ou AME sans droits à jour
  • Information aux patients du tarif défini pour certains actes dans le groupe de travail conventionnel

Au 1er septembre 2017

  • Pour les patients CMU-C, arrêt des réparations et des rescellements : réalisation de nouveaux actes

Au 1er novembre 2017

  • Refus d’application du Tiers-payant généralisé, obligatoire à partir de cette date
  • Fermeture des cabinets pendant une semaine autour de la date du Congrès ADF

Au 1er janvier 2018

  • Facturation avec tact et mesure de tous les actes NPC et de suppléments liés au coût de la pratique, variables selon les coûts des cabinets et les difficultés des actes
  • Renvoi à la CPAM des formulaires de paiement EBD collectés depuis le 1er mai 2017

 


 

Articles à lire :

Documents à télécharger :

 

Article mis à jour le 5 septembre 2017

Les racines du mal

 

visuel racines mal homeDans la continuité des questions envoyées aux candidats à la présidence de la République, la CNSD a réalisé une animation « Les racines du mal » pour sensibiliser l'opinion sur la réalité du bucco-dentaire aujourd’hui en France.

 

Les patients ne doivent pas tomber dans le piège : non, les soins dentaires (caries, extraction, détartrage) ne sont pas chers, ce sont même les moins chers d’Europe ; ils sont intégralement pris en charge.


Par contre, ces actes, qui représentent 80% de l’activité d’un cabinet dentaire, sont réalisés à perte par le chirurgien-dentiste. C’est grâce aux 20% restants (prothèse & implant) que le chirurgien-dentiste peut faire tourner son cabinet dentaire (stérilisation, plateau technique, charges, personnel…).

 

Ce sont les politiques qui l’ont voulu ainsi dans les années 80. Mais la Sécurité sociale est aussi responsable de cette situation : cela fait 29 ans qu’elle n’a pas augmenté ses remboursements.
Pas mieux du côté des mutuelles : vous cotisez toujours plus, pour leur financer de beaux spots publicitaires, mais le reste à charge demeure important et vos remboursements ont baissé avec la complémentaire santé pour tous.

 

Aujourd’hui, comme vous, nous subissons cette situation et la dénonçons. Les prochaines échéances électorales nous donnent l’opportunité d’agir !

 

Ne tombez pas dans les raccourcis démagogiques des politiques : prothèses plafonnées ? 100 % de prise en charge sur les prothèses ? Qui paiera ? Les mutuelles ? Pas sûr ! Vous et nous probablement !

 

Ne vous trompez pas d’adversaire : difficulté d’accès aux soins, dérive des low cost, fermeture des cabinets dentaires…Nous devons lutter ensemble.

 

Exigeons des candidats à la présidentielle des engagements pour un juste remboursement par la Sécurité sociale des actes dentaires et des prises en charge décentes. C’est la seule solution pour l’émergence d’une médecine bucco-dentaire digne d’un pays comme la France en 2017.

 

Mi-avril, nous diffuserons les visions des candidats sur le secteur bucco-dentaire.


N’hésitez pas à les interpeller sur Twitter, Facebook, pour peser en faveur de l’amélioration des remboursements des soins dentaires à leur juste valeur.

 

Les chirurgiens-dentistes
se battent aussi pour vous.

 

 

 

 

+ d'infos :

 

 

Soins dentaires en 2020 : #Dentger

 

visuel video etudiantLe clip ne dure que 10 minutes, mais il donne le ton.

 

Réalisé par des étudiants en chirurgie-dentaire de l’université Paris V Descartes, ce court-métrage d’anticipation dénonce les conséquences qu’aura la politique de Marisol Touraine sur les soins dentaires dans un futur proche.

 

 

Remboursements dérisoires, réseaux mutualistes imposés, impératifs économiques, qualité au rabais… Humour noir, ou réalité ?

A vous de voir !
 

 

 

 

 

Doctolib, MonDocteur, etc. Ce qu'il faut savoir.

 

tablette homme rdvPrise de rendez-vous en ligne.

Vigilance sur les prestations 

 

Si la prise de rendez-vous en ligne simplifie le secrétariat, les chirurgiens-dentistes doivent être circonspects face aux solutions proposées.

 
Selon une étude de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) des médecins de l’Île-de-France(1), plus de 50 solutions de prise de rendez-vous médicaux en ligne existent aujourd’hui. D’après les estimations du Conseil national de l’Ordre (ONCD), plus de 10 000 chirurgiens-dentistes utilisent ce type de service. De fait, Doctolib affiche 17 000 praticiens abonnés, dont 25 % de chirurgiens-dentistes, et MonDocteur.fr plus de 10 000, dont 2 000 à 2 500 chirurgiens-dentistes.
 

Optimiser la gestion du planning

La prise de rendez-vous en ligne présente de nombreux avantages. Le patient peut, à tout moment, choisir le jour et l’horaire du RDV, recevoir une confirmation et des rappels par SMS ou par mail. Et le chirurgien-dentiste optimise la gestion de son planning. Les prestataires proposent, en effet, une adaptation aux caractéristiques des consultations (choix de la durée de la consultation, ouverture de plages pour des urgences ou de nouveaux patients ou limitation à sa seule patientèle).
 
Ces offres facilitent la gestion de la liste d’attente, la fermeture de la prise de RDV en ligne, l’accès au planning sur un mobile ou une tablette. L’objectif est une réduction du nombre de rendez-vous non honorés et un gain de temps pour le secrétariat. « Ce sont souvent les assistantes des chirurgiens-dentistes qui prennent les rendez-vous, ce qui les oblige à interrompre leur travail pour répondre au téléphone. La prise en ligne permet de dégager du temps et de le consacrer à d’autres tâches, commente Thibault Lanthier, cofondateur de MonDocteur.fr. Un chirurgien-dentiste peut augmenter sensiblement le chiffre d’affaires du cabinet grâce à une meilleure gestion de ses RDV, au développement de sa patientèle et au temps gagné. » Toutefois, cette réduction des coûts est « moins évidente à démontrer » selon les auteurs de l’étude menée par l’URPS. De plus, les tarifs de ces prestations sont variables et pas toujours comparables.
 

Notation des professionnels

Les éditeurs de logiciels proposent également des « packages », c’est-à-dire un ensemble de services (prises de RDV, référencement sur Internet, adressage de patients à des confrères…), pour un tarif global. Par exemple, MonDocteur.fr a lancé en mars 2017 le « carnet de santé en ligne », qui permet aux praticiens et aux patients de partager des documents de façon sécurisée : devis pour un acte, ordonnances, compte-rendu d’opération… 
 
L’abonnement mensuel pour tous les services s’élève à 106,80 € TTC. De son côté, Doctolib propose ses services pour 109 € TTC par mois, y compris une évaluation sur l’accueil, la propreté, etc. « Cette option est activée par le professionnel, les évaluations lui sont uniquement destinées et n’apparaissent pas sur le site », précise l’éditeur qui affirme que la notation n’est pas dans sa « logique ». La notation des professionnels de santé sur Internet constitue en effet un risque. « Le praticien ne doit pas apparaître sur un site de notation. S’il s’inscrit de façon volontaire, cela peut être considéré comme de la publicité. Si c’est à son insu, il doit demander sa désinscription », prévient le Conseil national de l’Ordre. Les chirurgiens-dentistes doivent aussi être vigilants sur la confidentialité des données, le secret professionnel, le référencement sur Internet, la sauvegarde. « Tous ces éléments doivent être vérifiables dans les conditions générales d’utilisation des services. Nous considérons que la prise de RDV en ligne constitue un secrétariat externalisé mais les services doivent répondre aux exigences que nous avons listées dans un complément à la Charte ordinale relative à la publicité et à l’information dans les médias de mai 2015 (2) », précise le Conseil national de l’Ordre.

1. Étude réalisée en février 2017, consultable en ligne à l’adresse www.urps-med-idf.org/publication/index.aspx.
2. Consultable sur le site de l’Ordre (www.ordre-chirurgiensdentistes.fr), rubrique « Sécuriser votre exercice », sousrubrique « Divers ».
 

Précautions utiles

« La confidentialité des données médicales est une obligation à la charge du praticien »

Marc Sabek, administrateur de CNSD-Services, rappelle les obligations et les points critiques auxquels il faut veiller en cas de recours à des services de prise de RDV en ligne.

Quelles sont les obligations des chirurgiens-dentistes ?

Marc Sabek : Le chirurgien-dentiste doit veiller à communiquer, avant signature, une copie du contrat avec un service de prise de RDV en ligne au Conseil de l’Ordre. Il peut le faire après signature, mais si le Conseil de l’Ordre relève des dispositions contraires aux principes déontologiques, le praticien sera amené à revoir sa copie, au moyen d’un avenant ou d’une nouvelle rédaction du contrat. Il faut savoir que de nombreux contrats proposent des services contraires aux règles déontologiques qui peuvent être assimilés à une démarche commerciale, publicitaire ou autre. Lorsqu’ils nous sont soumis à CNSD-Services, nous les corrigeons. 

Quels sont les risques auxquels ils doivent faire attention ?

M. S. : Ils doivent veiller à la sécurité des données : elle doit être garantie par des systèmes
de sauvegarde sur plusieurs sites. Il est indispensable que le praticien bénéficie d’une sauvegarde automatique, d’une copie de secours de son planning en ligne, directement à son cabinet, à une cadence journalière. La confidentialité des données médicales est une obligation à la charge du praticien, même si les dispositions du code de la Santé publique admettent une responsabilité des hébergeurs. Simplement parce que, en cas de violation, le patient demande des comptes à son praticien. Quitte, pour ce dernier, à appeler en garantie l’hébergeur. Hormis les évolutions du dossier médical partagé, nous déconseillons  l’hébergement en ligne des dossiers des patients.

L’agenda en ligne ne doit concerner que la prise de RDV, jamais l’accès au dossier du patient sans contrôle du praticien. Il doit être « inviolable », au moins par les moyens de « piraterie » communs. Le planning ne peut, à l’évidence, montrer que les plages horaires disponibles. l’agenda en ligne doit être un moyen de faciliter la prise de rendez-vous : sa finalité est  l’améliorer l’accès aux soins. Il ne peut servir, de quelque manière que ce soit, comme support promotionnel ou de publicité, ni pour le praticien, ni pour un tiers. Les plannings couplés avec des moteurs de recherche ou encore avec des sites de notations sont fortement déconseillés. Les problèmes posés par la e-réputation s’aggravent de jour en jour avec une recrudescence des méthodes robotisées qui
décrédibilisent toute appréciation sérieuse.

Quels litiges peuvent survenir ?

M. S. : Nous avons eu, plusieurs fois, des interrogations sur les défaillances d’un éditeur
de logiciel dentaire qui a cherché à se diversifier en proposant des sauvegardes à distance (cloud) puis l’agenda en ligne. Certains praticiens ont été bluffés par la solution « package ». Malheureusement, au premier incident, le système de sauvegarde s’est avéré inutilisable : des semaines entières d’agenda ont été perdues. Des procès sont intentés pour le principe, mais personne ne peut récupérer les données évaporées… Et, en pratique, l’éditeur de logiciel continue à proposer « ses services à distance » !
 
 
 


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