Vidéo : Il y a 70 ans, naissait le plus gros réseau...

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 Le plus gros des réseaux de soins naissait, il y a aujourd'hui 70 ans, c'était l'Assurance Maladie. Grâce à ce réseau, tous les patients pouvaient désormais accéder aux soins. Mais ce réseau tant applaudi à l'époque de sa création a vieilli. Il a laissé s'installer la sous-valorisation des soins opposables qui a, par conséquence, entraîné une augmentation des prix des actes à honoraires libres...


La suite dans cette vidéo de 2 mn 30.

 

 

Tiers payant : les solutions techniques proposées

 

tiers payantLe rapport de l'Assurance Maladie et des Complémentaires Santé sur la mise en place du Tiers Payant Généralisé vient d'être publié. Il propose les solutions techniques pour la mise en place du système notamment auprès des médecins... pour tenter de les rassurer.

 

L'opération reconquête se poursuit auprès des médecins.
Le rapport sur la mise en place du TPG a été remis hier à la Ministre de la Santé, Marisol Touraine. Il vise à rassurer les professionnels de santé en précisant les modalités d'application de cette généralisation du Tiers Payant.

En effet, l’article 83 de la loi de modernisation de notre système de santé, promulguée le 27 janvier dernier, prévoyait que les caisses nationales d’assurance maladie, les mutuelles, les institutions de prévoyance et les sociétés d’assurance devaient transmettre conjointement au ministre chargé de la sécurité sociale un rapport présentant les solutions techniques permettant la mise en place du tiers payant généralisé. C'est désormais chose faite.

 

Mais que dit le rapport ?

Mise en place du dispositif, travail administratif du professionnel de santé, respect du delais d'entrée en vigueur... des engagements certes, mais rien de convaincant.

Retrouvez le décryptage de ce document par la mutualité.

Réalisé par mutualite.fr

Questions / Réponses sur la généralisation du Tiers Payant

 

Le Point de vue de la CNSD

Depuis un an, la CNSD se bat contre le tiers payant généralisé obligatoire. Elle a obtenu une première victoire avec la décision du Conseil Constitutionnel qui censure l'obligation de TP sur la part complémentaire, particulièrement complexe pour le secteur bucco-dentaire. Cette décision signe la fin du tiers payant intégral pour tous.


Ce rapport justifie le combat mené. Les engagements qui y figurent démontrent que les obstacles étaient réels. La simplification qui en découlera profitera aux tiers payant déjà réalisés (moins de 10% pour les chirurgiens-dentistes) qu'ils soient légaux ou choisis.

Nous avons gagné une bataille, mais la guerre se poursuit. Elle sera désormais plus insidieuse, puisqu'il s'agira pour chacun de résister aux pressions visant à "offrir aux patients" le service du tiers payant.

 

 

Ils l'on dit sur Twitter :

 

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Test : Êtes-vous débordé au cabinet ?

 

test deborde infographieLa profession bat des records en matière de fatigue physique. Ce sont les chiffres qui parlent. 48% d'entre vous se déclarent concernés par les syndrômes d'épuisement professionnel. Pour mesurer votre situation, nous avons préparé un petit quizz qui vous permettra d'auto-évaluer votre état de forme.

5 minutes suffisent !

 

 

 

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Téléchargez le Quizz

 

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La CNSD sur tous les fronts !

 

cabinet itw cm fev16Mise en œuvre de la loi de santé, négociations conventionnelles, lutte contre les réseaux de soins... l'année 2016 s'annonce intense pour la CNSD. Avec, en toile de fond, une réforme de sa gouvernance et de son fonctionnement pour s'adapter aux nouvelles réalités de l'action syndicale. Catherine Mojaïsky, présidente de la Confédération, fait le point sur les dossiers-clés de ces douze prochains mois.


Quelle sera, pour la CNSD, la priorité de l'année 2016 ?

Catherine Mojaïsky :

Le principal dossier de cette année est celui de la loi de santé, contre laquelle nous luttons depuis plus d'un an. Grâce à notre persévérance, certaines de nos propositions ont été reprises. Ainsi, le Conseil constitutionnel a récemment annoncé la mort du tiers payant généralisé obligatoire, en invalidant les dispositions qui permettaient la dispense de l'avance des frais pour la part couverte par les Complémentaires santé. Mais le combat n'est pas terminé car la volonté d'appliquer le tiers payant pour la part couverte par l'Assurance maladie perdure. Cela ne nous convient pas. Par ailleurs, de nombreuses autres dispositions de la loi doivent faire l'objet de décrets d'application (voir encadré).
Nous devons rester vigilants.

 

Quels sont les autres dossiers « chauds » ?
C. M. :

Nous devons poursuivre notre combat contre la marchandisation de notre profession. Nous menons des actions judiciaires contre les cabinets dentaires low cost mais ces derniers disposent de moyens financiers conséquents et de bons avocats, et les angles d'attaque sont très limités. Ils vont de procédures d'appel en procédures d'appel et, en attendant, les années passent et ces cabinets aux pratiques scandaleuses restent ouverts. Le combat est d'autant plus lourd à mener que de nouveaux cabinets de cet acabit font régulièrement leur apparition partout en France. Nous avons obtenu quelques avancées : la loi de santé a encadré certaines de leurs pratiques, en leur interdisant toute publicité, par exemple. Les ARS, grâce aux actions de nos élus, commencent à mettre le nez dans leurs fonctionnements.
Mais l'objectif majeur est d'obtenir du gouvernement un encadrement strict de ces structures, pour qu'elles deviennent de vrais centres de santé.

 

La CNSD continue-t-elle la lutte contre les réseaux des Complémentaires santé ?
C. M. :

cm itw cdf fev16 1Absolument !

Les Complémentaires, aujourd'hui, prennent en charge environ 40 % des dépenses dentaires. Nier leur place serait nier la réalité. Il y en a toutefois avec lesquelles une discussion est possible, et d'autres avec lesquels ça ne l'est pas. Je pense à certaines plates-formes assurancielles telles que Santéclair, contre laquelle nous avons, en avril dernier, déposé une plainte devant l'Autorité de la concurrence pour pratiques anticoncurrentielles*. Nous restons en effet vent debout contre les réseaux non négociés. Les tarifs pratiqués, les modalités d'adhésion, le flicage... les confrères qui y adhèrent se retrouvent pieds et poings liés par ces structures, lesquelles, par ailleurs, menacent la liberté de choix du praticien qui appartient à chaque patient.
Autre problème : un certain nombre de confrères sont aujourd'hui consultants pour ces plates-formes et leurs pratiques sont, elles aussi, parfois décriées car agressives et invasives. Nous essayons, depuis deux ans, de travailler avec l'Unocam pour définir les droits et devoirs desdits consultants.
Nous comprenons que les Complémentaires santé demandent un certain nombre de gages pour ne plus être des « payeurs aveugles », mais nous devons trouver des solutions cohérentes et équilibrées qui respectent les piliers de l'exercice libéral.

 

Depuis le début de l'année, une mutuelle distribue des cartes d'adhérent avec le logo de la CNSD...
C. M. :

La Mutuelle générale des affaires sociales (MGAS), qui dépend de la MFP, a en effet distribué des cartes d'adhérents comportant le logo de la Mutuelle et celui de la CNSD, faisant ainsi croire à l'existence d'un réseau soutenu et validé par la CNSD.
Or nous n'avons jamais rien négocié avec la MGAS et il n'est pas question pour nous de soutenir un quelconque réseau. Nous n'avons qu'un accord conventionnel négocié au niveau national avec la MFP. Nous avons donc alerté la MFP et la MGAS et nous n'en resterons pas là, quitte à rompre notre accord avec les structures qui nous utilisent.

 

Comment abordez-vous les prochaines négociations conventionnelles avec l'Uncam et l'Unocam ?
C. M. :

Elles auront lieu au cours du deuxième semestre. Point positif, l'Uncam et l'Unocam manifestent une réelle volonté d'avancer sur certains points-clés que nous réclamons depuis des années, tels que la revalorisation conséquente, planifiée sur trois ans, des soins bucco-dentaires de base. Point inquiétant, nous négocierons après les médecins qui, semble-t-il, pourraient obtenir des revalorisations importantes. S'ils y arrivent, que restera-t-il pour notre profession ? Une chose est sûre, de notre point de vue, il faut que la revalorisation de nos actes englobe celle des actes innovants. De plus, sans déblocage préalable des forfaits CMU-C, ce n'est pas la peine de compter sur nous pour négocier.
Ce déblocage est essentiel pour que nous puissions continuer à soigner les patients démunis. Cela implique une volonté forte de la part des pouvoirs publics et pas uniquement de l'Uncam et de l'Unocam.

 

Ces négociations se dérouleront dans un contexte nouveau ...
C. M. :

Elles se dérouleront en effet dans un contexte de recomposition syndicale qui fait que, aujourd'hui, la CNSD se retrouve sur un pied d'égalité avec la Fédération des syndicats dentaires libéraux (FSDL). Chaque syndicat dentaire devra se positionner de façon claire sur chacun des sujets négociés !

 

Quel(s) message(s) souhaitez-vous transmettre aux adhérents de la CNSD pour 2016 ?
C. M. :

Les résultats des élections aux URPS, au-delà des chiffres élevés de l'abstention, ont été un choc pour nous tous, même s'ils étaient prévisibles, tant les campagnes de dénigrement contre nous ont été violentes.
Notre approche positive d'expliquer nos choix, nos orientations et nos projets, sans doute peu lisibles, a fait pâle figure face à une communication extrêmement agressive expliquant que tous les « malheurs » de la profession étaient le fait de la CNSD. C'est la difficulté d'avoir été le seul syndicat à s'être engagé... alors que les autres se sont contentés de dire « non » à tout ce que nous proposions. Aujourd'hui, les cartes sont rebattues.
Cela va amener les autres syndicats dentaires à se dévoiler et à prendre leurs responsabilités. Pour nous, CNSD, ce sera l'occasion de ne plus être l'unique syndicat à porter tout le poids des difficultés de la profession. Mais nous continuerons, comme nous l'avons toujours fait, à construire des projets, à écouter les idées des autres et à soutenir les propositions qui nous semblent cohérentes.

 

La Confédération est-elle amenée à évoluer dans son fonctionnement ?
C.M. :

cm itw cdf fev16 2Un travail est engagé sur la manière dont la CNSD fonctionne. J'espère que des idées de refondation émergeront d'ici la fin du premier semestre. L'objectif est de dépasser les désillusions consécutives aux élections aux URPS. Des réflexions ont été engagées au niveau national : elles doivent se poursuivre avec les cadres départementaux et régionaux de la Confédération.
L'objectif : aboutir à une réforme tenant compte des nouvelles réalités et des nouvelles formes de communication, de travail, de coordination et de mutualisation des moyens. Cette refonte de notre gouvernance et de notre fonctionnement devra se traduire par une réforme de nos statuts, lesquels datent de 1978. Autre point important : nous allons développer nos services, qui constituent l'une des plus-values de la CNSD. Par ailleurs, la perte du statut de syndicat majoritaire nous autorise à favoriser nos adhérents en leur réservant l'information, l'analyse et le décryptage de tous les dossiers complexes qui font notre exercice. Jusque là, chacun utilisait nos données sans vergogne.
Ce temps est fini !

 

Que retenez-vous du Grenelle de la santé bucco-dentaire du 28 janvier dernier ?
C. M. :

Il est toujours intéressant de confronter les visions et les objectifs des uns et des autres, qu'il s'agisse des acteurs de la profession, des institutionnels, des financeurs, des représentants des usagers, etc.
Évidemment, nous attendons de voir quel sera le contenu du livre blanc qui doit émaner de ce Grenelle (lire article ci-après). Nous verrons comment il sera rédigé et ce qu'il contiendra. J'espère que nous pourrons voir son contenu avant sa diffusion. Je retiens en tous cas que nous avons un constat partagé sur la question du système de financement des soins dentaires : ce système est à bout de souffle et nous avons besoin d'une refondation totale. Mais nous ne sommes pas rentrés dans le détail des propositions pour le réformer, tant les avis des uns et des autres sont différents. C'est sans doute la limite de l'exercice : ce type de grand-messe suscite beaucoup plus de questionnements que de solutions concrètes. Réjouissons-nous de la volonté commune de mettre un coup de pied dans le système, dans son fonctionnement, dans son impact sur le fonctionnement de nos structures, etc., et espérons que les solutions viendront.

 

Propos recueillis par Laura Chauveau

 

* La CNSD attend encore le jugement de l'Autorité de la concurrence sur ce sujet.

 

 

Les décrets à surveiller Ils s'agit de ceux liés au pacte territoire-santé :

  • à l'observatoire des refus de soins,
  • au parcours des personnes handicapées,
  • à la coordination autour des patients souffrant de maladies chroniques,
  • au Dossier médical personnel (DMP), à la sécurité des systèmes d'information,
  • au Développement professionnel continu (DPC),
  • aux assistantes dentaires, dont le métier doit absolument évoluer en concertation avec les chirurgiens-dentistes,
  • au projet régional de santé,
  • aux territoires de santé ou encore à l'ouverture des données de santé.

 

 

 

Grande conférence de santé

La CNSD assistera à la séance de restitution

 

La Grande conférence de santé se tiendra le 11 février, jour de parution du CDF.


« À l'instar des syndicats de médecins libéraux, nous ne sommes pas allés dans les groupes de travail, tant il nous est apparu que cette conférence était un "enfumage "pour détourner l'attention de la loi de santé, précise Catherine Mojaïsky.


D'autres y sont allés... sans qu'aucun retour précis ne nous revienne. Et ils ont apparemment travaillé à des propositions. Nous irons donc à la séance de restitution, car il est nécessaire d'avoir des éléments, en particulier sur les projets relatifs à la formation où de profondes modifications pourraient survenir. » En l'occurrence : licence en santé, internat par ECN pour tous, allongement de la formation pour aller vers un niveau doctorat égal à 8 ans.


Pour mémoire, si la CNSD a boycotté les groupes de travail, elle a tout de même envoyé un certain nombre de propositions* pour alimenter les débats (développement d'un observatoire de la santé bucco-dentaire, intégration du domaine bucco-dentaire dans les protocoles de soins autour des malades chroniques, etc). C'est la seule organisation de chirurgiens-dentistes à l'avoir fait.


* En ligne sur le site du ministère de la Santé :
http://social-sante.gouv.fr/grands-dossiers/grande-conference-de-la-sante/article/contributions 

 

 

 

 

 

Nouvelle aide à l'embauche pour les PME

 

emploi embaucheAnnoncé le lundi 18 janvier 2016 par le président de la République, le  dispositif «Embauche PME» est une nouvelle aide à l’embauche pour les petites et moyennes entreprises (PME).


A partir de cette date et jusqu’au 31 décembre 2016, les embauches réalisées par les entreprises de moins de 250 salariés bénéficient d’une prime trimestrielle de 500 € durant les 2 premières années du contrat, soit un maximum de 4 000 € au total. Elle s’applique aux salariés embauchés en CDI ou en CDD de 6 mois et plus, en contrat de professionnalisation d’une durée supérieure ou égale à 6 mois et pour la transformation d’un CDD en CDI et rémunérés jusqu’à 1,3 SMIC.

 

 

 

+ d'infos :

 

 

Centres Low-Cost, la fin d'une incurie ?

 

cabinet low costAlors que certains revendiquent la paternité des victoires à l'encontre des centres low cost Dentexia, la CNSD Rhône-Alpes rappelle que ces décisions sont le fruit d'un travail de longue haleine mené par tous et conduit en grande partie sous sa houlette au sein de l'URPS Rhône-Alpes.

Devenue CNSD Rhône-Alpes Auvergne, elle entend d'ailleurs poursuivre le combat contre ces dérives mercantilistes.

 

L'actualité professionnelle récente a été marquée par deux événements successifs concernant un des centres low-cost les plus emblématiques des dérives que notre cadre d'exercice ait connu ces dernières années.

 

  • Le 24 novembre 2015, le TGI d'Aix en Provence a publié l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire à l'encontre de l'association Dentexia, avec une période d'observation de 6 mois. Un administrateur judiciaire a été nommé et un mandataire judiciaire a eu jusqu'au 24 janvier 2016 pour recevoir les déclarations de créances.
  • Le 1er février 2016, l'ARS Auvergne Rhône-Alpes a notifié la suspension immédiate d'activité d'un des trois centres Dentexia de l'agglomération lyonnaise, celui de Lyon Tête d'Or, suite à une visite d'inspection le 28 janvier 2016. Cette dernière a mis en lumière des manquements graves quant à la maîtrise du risque infectieux et, en conséquence, des manquements concernant la qualité et la sécurité des soins. L'ARS s'est donc appuyée sur l'article D.6323-10 du code de la santé publique pour mettre ce centre en demeure de remédier aux manquements constatés, dans un délai de 2 mois.


Ces décisions de justice et administrative devraient répondre à la légitime et récurrente interrogation des chirurgiens-dentistes libéraux : mais que font les syndicats et le conseil de l'ordre ?


A ceci près que certains confrères pourraient penser que ces événements relèvent de la providence et, d'autre-part, QU'UN SYNDICAT S'EST APPROPRIÉ L'ORIGINE DE LA DÉCISION DE L'ARS AUVERGNE RHÔNE-ALPES AVEC UN OPPORTUNISME QUI N'ÉGALE QUE LE CULOT ET L'INÉXACTITUDE.


L'émergence d'un mercantilisme sous couvert associatif


Essayons donc de préciser les faits concernant Dentexia et profitons de cette actualité riche en décisions convergentes pour faire un bilan objectif, loin des communiqués de presse hâtifs, puérils et inopportuns.

 

  • La loi HPST a été promulguée le 21 juillet 2009. Elle est à l'origine de la création des ARS, des URPS et plus globalement d'une régulation régionale de la politique de santé. Plus particulièrement, un volet concernant les inégalités d'accès aux soins est mis en application par le décret n° 2010-895 du 30 juillet 2010 précisant par les articles D.6323-1 à 11 du code de la santé publique les conditions d'ouverture, de fonctionnement et de fermeture des centres de santé.
  • Le 11 juillet 2011, l'association Dentexia, dont l'objet est "de favoriser l'accès aux soins dentaires à toutes les catégories sociales et notamment aux personnes démunies", est déclarée à la préfecture d'Aix en Provence.
  • 6 centres Dentexia voient ensuite le jour, dans les Bouches du Rhône (1), en Bourgogne (1), en Île de France (1) et en Rhône-Alpes (3).
  • Le "modèle" Low-Cost, maintes fois décrié par la profession, et parfois par les médias, basé sur une pratique mercantile et commerciale incompatible avec notre éthique médicale et sur un montage financier sophistiqué et occulte, a pu prospérer grâce aux failles de la loi mais aussi grâce à la mansuétude des autorités de tutelle. La crédulité de certains patients, combinée à une prise en charge insuffisante des soins dentaires prothétiques et implantaires, a permis à ces centres, et hélas à d'autres de même nature, de se développer.


Le sommet du mercantilisme associatif est atteint lorsque les deux fondateurs de Dentexia, en désaccord, signent, le 11 mars 2011, un « protocole d'accord » au terme duquel ils se partagent la France, la société Efficiences odontologiques (Dentexia) s'interdisant « de participer ou de s'intéresser à des activités susceptibles de concurrencer Efficentres (Addentis) au nord d'une ligne La Rochelle-Lyon pendant trois ans » !

 

  • Pendant 4 ans, quelques acteurs de la profession ont travaillé sans relâche pour combattre ce fléau pour la santé publique. La plupart l'ont fait dans la discrétion requise. Parmi ceux-là, quatre ont eu un rôle parfois coordonné, souvent complémentaire et finalement décisif pour obtenir les deux résultats cités en amont. Ils sont à chercher du côté du Conseil National de l'Ordre, du Conseil Départemental de l'Ordre du Rhône et de l'URPS Chirurgiens-Dentistes Rhône-Alpes.

 

Les questions de fond demeurent


Bien sûr, à l'instar des deux autres syndicats, la CNSD a été très impliquée dans ce dossier et, permettez-moi cette faiblesse, peut-être plus que les autres ! Ce qui est à retenir, c'est que la profession a su se mobiliser collectivement pour enquêter, puis alerter et mobiliser les pouvoirs publics. A chaque maillon d'accepter, avec humilité et honnêteté intellectuelle, d'avoir été un acteur parmi d'autres au service de la profession et de La Défense de la santé publique.


Est-ce la fin pour autant de l'inertie et de l'indulgence concernant les centres low-cost ?


Est-ce la fin du "modèle" low-cost ?


À la première question, il est tentant de penser que rien ne sera plus comme avant et que les pouvoirs publics seront dorénavant conscients des enjeux, à condition que LA PROFESSION RESTE UNIE.


À la deuxième question, alors que deux candidats-repreneurs des centres Dentexia sont annoncés pour fin février, il est à craindre que le combat sera à poursuivre.


Ce combat ne devra pas se limiter à dénoncer les dérives en tous genres inhérentes à ces centres. Nous devrons aussi marteler que la bonne santé bucco-dentaire de nos concitoyens passe par un cadre d'exercice vertueux, qui permette réellement l'accès aux soins de qualité à tous les français.
Enfin, la profession devra trouver une solution avec les pouvoirs publics afin de résoudre les conséquences individuelles de ce désastre sanitaire. Un collectif lyonnais de plus de 400 victimes s'est constitué. Il témoigne de l'ampleur des dommages et des conséquences de l'incurie initiale.


Philippe BALAGNA
Ancien Président de l'URPS Rhône-Alpes
Président de CNSD Rhône-Alpes Auvergne

 

Enfin des stages d'intégration chez les libéraux ?

 

dentiste stage hopitauxL’intégration à l’exercice français de praticiens en médecine dentaire à diplôme non communautaire ou à diplôme communautaire mais de nationalité non européenne inclut la participation à un stage « rémunéré dans un service hospitalier assurant la formation d’internes en odontologie ».

Afin de pallier le manque de stage dans les hôpitaux, la section professionnelle de la commission d’autorisation d’exercice composée de représentants de l’Ordre, des syndicats CNSD et UJCD, de l’ADF, de l’Université propose que soient autorisés des stages « probatoires » d’un an dans des cabinets libéraux. Les avantages de cette mesure sont multiples pour toutes les parties.

 

D’abord, l’État, qui a été plusieurs fois condamné par la Cour européenne en la matière, n’aurait plus à financer ces stagiaires. Ensuite, ces stages serviraient d’ajustement démographique non coercitif puisque, souvent, un collaborateur reste dans la région où il a fait ses premières armes.

Enfin, les stagiaires bénéficieraient d’une formation « de terrain » tant clinique qu’administrative et les praticiens « maîtres de stages » auraient l’opportunité de lisser leur patientèle et, peut-être, à terme, de céder leur cabinet. Un courrier ordinal vient d’être posté…

 

Quelle sera la réponse du ministère ?

 

 

Remplacement : les 4 étapes incontournables

 

visuelinforemplacement40% des 36 000 chirurgiens-dentistes libéraux sont amenés à interrompre temporairement leur activité.

 

Un événement heureux (naissance), douloureux (hospitalisation) ou simplement le désir d’une année sabbatique pour suivre une formation peuvent en être le motif.

 

Pour répondre à toutes les questions que vous vous posez sur votre remplacement, CNSD-Services met à votre disposition cette infographie pour vous simplifier la vie dans ces démarches.

remplacement

 

 

Retrouvez les autres infographies CNSD-Services :

 

 

 

Que faut-il savoir de Zika ?

ZikaLe 1er février dernier, Zika est devenu une urgence de santé publique de portée internationale pour l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).  Mais quel est ce nouveau virus ? Comment se transmet-il ? Quels sont les risques d'épidémie ? Eléments de réponses...

 

Identifié pour la première fois en 1947, le Zika virus  tire son nom d'une forêt en Ouganda. Sa transmission intervient à la suite d'une piqure de moustique.

 

Symptômes

Dans une très grande majorité des cas, la maladie provoque peu de symptômes. Environ 65% des personnes infectées par le virus Zika sont asymptomatiques et ne présentent donc aucun symptômes. L’évolution, suite à l'infection, est le plus souvent rapidement favorable avec une guérison spontanée en 2 à 7 jours. Lorsque des symptômes apparaissent, ils sont le plus souvent de type grippal (fièvre, fatigue, maux de tête, courbatures, conjonctivites, douleurs rétro-orbitaires) avec des éruptions cutanées. Les symptômes se manifestent dans les 3 à 12 jours qui suivent la piqûre par le moustique. Le Zika peut également se manifester par une conjonctivite ou par une douleur derrière les yeux, ainsi que par un œdème des mains et/ou des pieds. La fièvre apparaît peu élevée et transitoire.

 

Transmission

Transmis principalement par les moustiques tigres, le virus Zika est inoculé à l'insecte après une piqûre.
Retrouvez dans l'infographie de l'Inpes le mode de transmission d'un virus (Dengue, Chikungunya) par un moustique tigre.

Par ailleurs, un cas de transmission sexuelle de Zika a été confirmé par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Cette personne qui n'avait pas voyagé en zone épidémique a été contaminée par le virus par voie sexuelle dans le comté de Dallas aux USA.

 

 

Zones touchées

Après avoir contaminé localement quelques régions tropicales d'Afrique et d'Asie dans la deuxième partie du XXème siècle, le virus est réapparu en 2013 et 2014 d'abord en Polynésie Française puis en Nouvelle Calédonie. Aujourd'hui, c'est au tour de l'Amérique du sud d'être touchée par la propagation du virus. Si le Brésil est à l'heure actuelle le pays le plus touché avec plus d'un million et demi de personnes infectées, le Venezuela, la Colombie figurent également au rang des pays touchés par l'épidémie. Son extension rapide dans la région favorise actuellement son implantation à l'ensemble de l'Amérique Centrale jusqu'au Mexique. Avec plus de 1 000 cas évocateurs d'infection par le virus Zika recencés la troisième semaine de janvier, c'est la Martinique actuellement qui est concernée.

 

Précautions
En France, le ministère de la santé conseille aux femmes enceintes, ou ayant un projet de grossesse, d'envisager un report de leur voyage dans les zones touchées par l'épidémie. Une liste actualisée des pays impactés par l'épidémie est disponible sur le site internet de l'European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC).

 

Vaccin

Le 2 février, le groupe Sanofi Pasteur annonçait le lancement d'un projet visant à mettre au point un vaccin spécifique contre l'infection due au virus Zika. L'industriel pharmaceutique compte mettre à profit ses connaissances dans les vaccins contre les virus de la famille de Zika dont la dengue est un cousin. Depuis décembre 2015, Sanofi commercialise Dengvaxia, le premier vaccin au monde pour la prévention de la Dengue au Mexique, aux Philippines ainsi qu'au Brésil.

 

 

 

 

 + d'infos :

 

Maladie à virus Zika - Site de l'OMS

Le Virus du Zika - Site du ministère de la Santé

Le virus Zika sur Wikipédia

La Santé en vedette à Angoulême

carnetdesantefoireuseQuand le monde de la BD croque et fait des bulles en s’inspirant de l’univers de la santé... Une fois n’est pas coutume, la sélection officielle de l’édition 2016 du Festival d’Angoulême nous offre quelques belles plongées dans le monde médical. Sur 40 albums sélectionnés cette année, trois s’inspirent directement de la santé. Alors la BD, néo-thérapie faite de bulles, de couleurs et d’humour ? Et pourquoi pas !

Le CDF vous en prescrit deux : Carnet de santé foireuse qui a reçu le prix spécial du jury d'Angoulême et Doctors.

Posologie : à prendre après le repas du soir jusqu’à la fin de l’histoire...

 

Bienvenue dans le monde foireux des MICI

MICI, pour maladies inflammatoires chroniques de l’intestin : voici le thème qu’a choisi de développer Pozla dans sa nouvelle BD intitulée Carnet de santé foireuse. Cet ancien graffeur formé à l’école d’animation des Gobelins est auteur de BD (Monkey Bizness), mais également réalisateur-animateur (Lascars, Le Chat du rabbin, Ernest et Célestine) et designer.

planche bdMais pourquoi Pozla a-t-il choisi les MICI comme thème d’une BD, me demanderez-vous ? Eh bien, Pozla est atteint de la maladie de Crohn, comme près de 150 000 personnes en France.

Carnet de santé foireuse, c’est un éclairage original sur cette maladie longtemps restée mal connue du monde de la santé. Mais c’est avant tout son histoire ! De la découverte de la maladie au passage par la case hosto, les relations avec le corps médical, le soutien de la famille, les peurs, les angoisses, les soulagements, cette BD c’est le récit autobiographique d’un homme qui parvient à poser des mots sur ses maux en jonglant avec l’intimité, la pédagogie et l’humour, le tout avec une réelle virtuosité graphique.

 

Une machine qui redonne la vie

doctors« Ressusciter les riches pour qu’ils puissent gérer l’avenir de leur patrimoine avant leur mort prochaine » à l’aide d’une machine appelée Le Charon... Voilà le thriller fantastique dans lequel l’auteur américain Dash Shaw nous emmène. Dans la société médicale du futur de Shaw, la mort n’est plus irrémédiable. Celui qui en a les moyens peut devenir un « revenant »... à la vie !

planche bd1Dans cet album, Shaw s’inspire du concept très en vogue du côté de la Silicon Valley, et largement inspiré par le mouvement transhumaniste, de la prolongation de la vie ou du retour à la vie. Il est vrai que les progrès de la science ces dix dernières années permettent d’entrevoir d’incroyables mais terribles améliorations des caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Certains évoquent même une société post-humaniste...

Et là, c’est un champ inconnu qui s’ouvre aux lecteurs avec une foultitude de questions. Quelle place pour cet individu passé de l’autre côté et qui revient finalement dans une société qui l’a vu disparaître ? Quelle responsabilité pour les soignants qui peinent à anticiper les désordres psychologiques des patients revenants ? Voici quelques-unes des interrogations vers lesquelles l’auteur nous pousse.

BD d’anticipation peut-être, univers atypique et psychédélique d’un artiste qui bouscule les codes de la BD, c’est certain.

 

Carnet de Santé Foireuse de Pozla - Aux Editions Delcourt - 368 pages - 34,95€
Doctors de Dash Shaw - Editions Ça et là - 96 pages - 16 €

Remboursements dentaires : +2,7% en 2015

calculetterLes chiffres concernant les remboursements de soins par le régime général à fin décembre 2015, ont été publiés le 15 janvier par la Cnamts : ce point d'étape est intéressant car il permet d'avoir une vision sur toute l'année.

 

Concernant les soins dentaires, les remboursements progressent de +2,7 %, après deux années de quasi stabilité (+0,8 % en 2014 et +0,6 % en 2013). Cette croissance s'explique par l'effet des mesures de revalorisations introduites en 2014, commente la Cnamts.

 

Pour le régime général, les remboursements ont progressé de +2,3 %, dont +2,9 % pour les soins de ville.

 

Voir le communiqué Cnamts

 

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