Les low-cost dentaires enfin dans l'œil des médias

 

oeil medias30 plaintes enregistrées depuis le début de l'année, des mutilations de patients, des salariés qui lèvent le voile sur un système de rentabilité absolue, les centres dentaires low-cost sont depuis 24 heures dans l'oeil du cyclone des médias. Il était temps ! Depuis des années, la CNSD alerte les pouvoirs publics sur les risques d'une santé bucco-dentaire basée sur la seule rentabilité, une rentabilité réalisée sur le dos... ou les dents des patients. C'est ce que démontrent depuis 48 heures les médias à travers leurs articles et reportages.

 

Dans le JT de TF1, Catherine Mojaïsky dénonce "les rendements des cabinets dentaires low-cost et une technique marketing qui consiste à vendre de la prothèse comme si c'était des produits de supermarchés".

 

 

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La CNSD n'a pas attendu la médiatisation pour dénoncer des pratiques qui ne respectent ni la déonthologie, ni les patients pour sensibiliser la profession, les patients, les pouvoirs publics et le ministère de tutèle. En dépit des alertes de la Confédération, des réunions en haut lieu, le problème n'a semble-t-il pas été pris à sa juste mesure. Et comme souvent, ce sont les patients qui font les frais de l'aveuglement des politiques et de l'absence de décision pour faire respecter les règles, notamment de discrimination dans le choix des patients. Encore une fois, il aura fallu des victimes...

 

Pas plus tard que mardi, dans son dernier édito, Thierry Soulié y faisait une fois de plus référence à la suite de la fermeture d'un centre low-cost à Lyon: "Depuis des années, avec l'Ordre, nous dénoncions les effets pervers de ces structures qui, profitant de la loi HPST, ont créé un modèle économique dangereux pour la santé publique. On ne dira jamais assez le tort que le promoteur de Dentexia a causé à la profession, en formant les praticiens à la rentabilité sans grand souci de la santé des patients, et en mettant ensuite ses théories en pratique via des centres low-cost".

 

Ironie de l'Histoire, alors que le low-cost dentaire déboule sur la place médiatique, s'ouvre aujourd'hui le Grande Conférence de Santé sous l'égide de la ministre de la Santé Marisol Touraine... Entendra t-elle les plaintes de ces patients volés, mutilés ou déçus, pour enfin recadrer ces structures qui ont un objectif de rendement et de chiffre d'affaires avant d'avoir une mission de santé publique ? Va-t-on enfin parler de santé publique ?

 

 

 Les low-cost en chiffres

  • Depuis 2010, un peu plus de 100 centres dentaires low-cost ont ouvert en France.
  • 65 centres sont en activité déclarée en février 2016.
  • Le salaire net moyen du chirurgien-dentiste, en temps plein, y est annoncé entre 5 000 € et 5 500 € (ce mode de rémunération reste l’exception).
  • La majorité des centres ont des salariés avec un fixe au SMIC et un pourcentage sur les recettes des actes réalisés. Montant du fixe : env. 60 000 à 65 000 € par an.

 

Comparatif des salaires

Pour les libéraux le salaire moyen se situe à env. 90 000€ par an (source Caisse de retraite).

A noter que ce revenu du libéral rémunère également le travail de gestion de son cabinet alors que le praticien salarié n’a aucune charge de gestion dans le centre où il exerce.

 

Comparatif des honoraires d’implants et prothèses
750 à 1 100 € l'implant dans un cabinet libéral

600 et 850 € l'implant dans un centre low-cost

 

Pour la CNSD, la plupart des libéraux pourraient pratiquer ces niveaux tarifaires s’ils consacraient leur activité aux seuls actes rémunérateurs (« forte plus-value »).

 

 

 - Visionnez l'intégralité de l'interview donnée par Catherine Mojaïsky aux équipes de TF1 (avant montage)

 

 

 

La CNSD témoigne dans les médias sur le low-cost

 

 

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