Les racines du mal

 

visuel racines mal homeDans la continuité des questions envoyées aux candidats à la présidence de la République, la CNSD a réalisé une animation « Les racines du mal » pour sensibiliser l'opinion sur la réalité du bucco-dentaire aujourd’hui en France.

 

Les patients ne doivent pas tomber dans le piège : non, les soins dentaires (caries, extraction, détartrage) ne sont pas chers, ce sont même les moins chers d’Europe ; ils sont intégralement pris en charge.


Par contre, ces actes, qui représentent 80% de l’activité d’un cabinet dentaire, sont réalisés à perte par le chirurgien-dentiste. C’est grâce aux 20% restants (prothèse & implant) que le chirurgien-dentiste peut faire tourner son cabinet dentaire (stérilisation, plateau technique, charges, personnel…).

 

Ce sont les politiques qui l’ont voulu ainsi dans les années 80. Mais la Sécurité sociale est aussi responsable de cette situation : cela fait 29 ans qu’elle n’a pas augmenté ses remboursements.
Pas mieux du côté des mutuelles : vous cotisez toujours plus, pour leur financer de beaux spots publicitaires, mais le reste à charge demeure important et vos remboursements ont baissé avec la complémentaire santé pour tous.

 

Aujourd’hui, comme vous, nous subissons cette situation et la dénonçons. Les prochaines échéances électorales nous donnent l’opportunité d’agir !

 

Ne tombez pas dans les raccourcis démagogiques des politiques : prothèses plafonnées ? 100 % de prise en charge sur les prothèses ? Qui paiera ? Les mutuelles ? Pas sûr ! Vous et nous probablement !

 

Ne vous trompez pas d’adversaire : difficulté d’accès aux soins, dérive des low cost, fermeture des cabinets dentaires…Nous devons lutter ensemble.

 

Exigeons des candidats à la présidentielle des engagements pour un juste remboursement par la Sécurité sociale des actes dentaires et des prises en charge décentes. C’est la seule solution pour l’émergence d’une médecine bucco-dentaire digne d’un pays comme la France en 2017.

 

Mi-avril, nous diffuserons les visions des candidats sur le secteur bucco-dentaire.


N’hésitez pas à les interpeller sur Twitter, Facebook, pour peser en faveur de l’amélioration des remboursements des soins dentaires à leur juste valeur.

 

Les chirurgiens-dentistes
se battent aussi pour vous.

 

 

 

 

+ d'infos :

 

 

Soins dentaires en 2020 : #Dentger

 

visuel video etudiantLe clip ne dure que 10 minutes, mais il donne le ton.

 

Réalisé par des étudiants en chirurgie-dentaire de l’université Paris V Descartes, ce court-métrage d’anticipation dénonce les conséquences qu’aura la politique de Marisol Touraine sur les soins dentaires dans un futur proche.

 

 

Remboursements dérisoires, réseaux mutualistes imposés, impératifs économiques, qualité au rabais… Humour noir, ou réalité ?

A vous de voir !
 

 

 

 

 

Doctolib, MonDocteur, etc. Ce qu'il faut savoir.

 

tablette homme rdvPrise de rendez-vous en ligne.

Vigilance sur les prestations 

 

Si la prise de rendez-vous en ligne simplifie le secrétariat, les chirurgiens-dentistes doivent être circonspects face aux solutions proposées.

 
Selon une étude de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) des médecins de l’Île-de-France(1), plus de 50 solutions de prise de rendez-vous médicaux en ligne existent aujourd’hui. D’après les estimations du Conseil national de l’Ordre (ONCD), plus de 10 000 chirurgiens-dentistes utilisent ce type de service. De fait, Doctolib affiche 17 000 praticiens abonnés, dont 25 % de chirurgiens-dentistes, et MonDocteur.fr plus de 10 000, dont 2 000 à 2 500 chirurgiens-dentistes.
 

Optimiser la gestion du planning

La prise de rendez-vous en ligne présente de nombreux avantages. Le patient peut, à tout moment, choisir le jour et l’horaire du RDV, recevoir une confirmation et des rappels par SMS ou par mail. Et le chirurgien-dentiste optimise la gestion de son planning. Les prestataires proposent, en effet, une adaptation aux caractéristiques des consultations (choix de la durée de la consultation, ouverture de plages pour des urgences ou de nouveaux patients ou limitation à sa seule patientèle).
 
Ces offres facilitent la gestion de la liste d’attente, la fermeture de la prise de RDV en ligne, l’accès au planning sur un mobile ou une tablette. L’objectif est une réduction du nombre de rendez-vous non honorés et un gain de temps pour le secrétariat. « Ce sont souvent les assistantes des chirurgiens-dentistes qui prennent les rendez-vous, ce qui les oblige à interrompre leur travail pour répondre au téléphone. La prise en ligne permet de dégager du temps et de le consacrer à d’autres tâches, commente Thibault Lanthier, cofondateur de MonDocteur.fr. Un chirurgien-dentiste peut augmenter sensiblement le chiffre d’affaires du cabinet grâce à une meilleure gestion de ses RDV, au développement de sa patientèle et au temps gagné. » Toutefois, cette réduction des coûts est « moins évidente à démontrer » selon les auteurs de l’étude menée par l’URPS. De plus, les tarifs de ces prestations sont variables et pas toujours comparables.
 

Notation des professionnels

Les éditeurs de logiciels proposent également des « packages », c’est-à-dire un ensemble de services (prises de RDV, référencement sur Internet, adressage de patients à des confrères…), pour un tarif global. Par exemple, MonDocteur.fr a lancé en mars 2017 le « carnet de santé en ligne », qui permet aux praticiens et aux patients de partager des documents de façon sécurisée : devis pour un acte, ordonnances, compte-rendu d’opération… 
 
L’abonnement mensuel pour tous les services s’élève à 106,80 € TTC. De son côté, Doctolib propose ses services pour 109 € TTC par mois, y compris une évaluation sur l’accueil, la propreté, etc. « Cette option est activée par le professionnel, les évaluations lui sont uniquement destinées et n’apparaissent pas sur le site », précise l’éditeur qui affirme que la notation n’est pas dans sa « logique ». La notation des professionnels de santé sur Internet constitue en effet un risque. « Le praticien ne doit pas apparaître sur un site de notation. S’il s’inscrit de façon volontaire, cela peut être considéré comme de la publicité. Si c’est à son insu, il doit demander sa désinscription », prévient le Conseil national de l’Ordre. Les chirurgiens-dentistes doivent aussi être vigilants sur la confidentialité des données, le secret professionnel, le référencement sur Internet, la sauvegarde. « Tous ces éléments doivent être vérifiables dans les conditions générales d’utilisation des services. Nous considérons que la prise de RDV en ligne constitue un secrétariat externalisé mais les services doivent répondre aux exigences que nous avons listées dans un complément à la Charte ordinale relative à la publicité et à l’information dans les médias de mai 2015 (2) », précise le Conseil national de l’Ordre.

1. Étude réalisée en février 2017, consultable en ligne à l’adresse www.urps-med-idf.org/publication/index.aspx.
2. Consultable sur le site de l’Ordre (www.ordre-chirurgiensdentistes.fr), rubrique « Sécuriser votre exercice », sousrubrique « Divers ».
 

Précautions utiles

« La confidentialité des données médicales est une obligation à la charge du praticien »

Marc Sabek, administrateur de CNSD-Services, rappelle les obligations et les points critiques auxquels il faut veiller en cas de recours à des services de prise de RDV en ligne.

Quelles sont les obligations des chirurgiens-dentistes ?

Marc Sabek : Le chirurgien-dentiste doit veiller à communiquer, avant signature, une copie du contrat avec un service de prise de RDV en ligne au Conseil de l’Ordre. Il peut le faire après signature, mais si le Conseil de l’Ordre relève des dispositions contraires aux principes déontologiques, le praticien sera amené à revoir sa copie, au moyen d’un avenant ou d’une nouvelle rédaction du contrat. Il faut savoir que de nombreux contrats proposent des services contraires aux règles déontologiques qui peuvent être assimilés à une démarche commerciale, publicitaire ou autre. Lorsqu’ils nous sont soumis à CNSD-Services, nous les corrigeons. 

Quels sont les risques auxquels ils doivent faire attention ?

M. S. : Ils doivent veiller à la sécurité des données : elle doit être garantie par des systèmes
de sauvegarde sur plusieurs sites. Il est indispensable que le praticien bénéficie d’une sauvegarde automatique, d’une copie de secours de son planning en ligne, directement à son cabinet, à une cadence journalière. La confidentialité des données médicales est une obligation à la charge du praticien, même si les dispositions du code de la Santé publique admettent une responsabilité des hébergeurs. Simplement parce que, en cas de violation, le patient demande des comptes à son praticien. Quitte, pour ce dernier, à appeler en garantie l’hébergeur. Hormis les évolutions du dossier médical partagé, nous déconseillons  l’hébergement en ligne des dossiers des patients.

L’agenda en ligne ne doit concerner que la prise de RDV, jamais l’accès au dossier du patient sans contrôle du praticien. Il doit être « inviolable », au moins par les moyens de « piraterie » communs. Le planning ne peut, à l’évidence, montrer que les plages horaires disponibles. l’agenda en ligne doit être un moyen de faciliter la prise de rendez-vous : sa finalité est  l’améliorer l’accès aux soins. Il ne peut servir, de quelque manière que ce soit, comme support promotionnel ou de publicité, ni pour le praticien, ni pour un tiers. Les plannings couplés avec des moteurs de recherche ou encore avec des sites de notations sont fortement déconseillés. Les problèmes posés par la e-réputation s’aggravent de jour en jour avec une recrudescence des méthodes robotisées qui
décrédibilisent toute appréciation sérieuse.

Quels litiges peuvent survenir ?

M. S. : Nous avons eu, plusieurs fois, des interrogations sur les défaillances d’un éditeur
de logiciel dentaire qui a cherché à se diversifier en proposant des sauvegardes à distance (cloud) puis l’agenda en ligne. Certains praticiens ont été bluffés par la solution « package ». Malheureusement, au premier incident, le système de sauvegarde s’est avéré inutilisable : des semaines entières d’agenda ont été perdues. Des procès sont intentés pour le principe, mais personne ne peut récupérer les données évaporées… Et, en pratique, l’éditeur de logiciel continue à proposer « ses services à distance » !
 
 
 


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