Ouragan Irma : la solidarité se poursuit et s'amplifie


Après la série d’ouragans de forces exceptionnelles qui a sévi dans les Antilles françaises, dont Irma qui a détruit la quasi-totalité des cabinets dentaires à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, la CNSD a mobilisé l’ensemble de ses adhérents pour venir en aide aux confrères sinistrés. Le point sur la situation.
 
Plus de 13 000 euros. C’est, à l’heure actuelle, la somme collectée par la CNSD pour venir en aide aux chirurgiens- dentistes sinistrés de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy. Pour mémoire, les deux îles ont été ravagées en septembre par une série d’ouragans d’une violence inouïe. L’ouragan Irma a sans conteste été le plus dévastateur avec des vents de 295 km/h pendant 33 heures et des pointes à 360 km/h.
 
Une vue désolante
 
Plus prospère, Saint-Barthélemy s’organise. Mais pour Saint-Martin, la situation est précaire. Plus pauvre et plus vulnérable, l’île est à 95 % détruite. Dépêché sur place pour faire un état des lieux et évaluer les besoins des confrères sinistrés, Jean-Claude Bartan, chirurgien-dentiste de la CNSD Guadeloupe, n’a pu que constater l’ampleur des dégâts. « En arrivant sur les lieux, j’étais complètement déboussolé », glisse-t-il. La vue était désolante, pour les villes comme les cabinets dentaires. « Il est difficile de dire combien de cabinets existent sur l’île mais j’ai essayé de me rendre auprès de la quasi-totalité d’entre eux. J’en ai ainsi visité sept. Seuls deux ou trois fonctionnent à peu près. Les autres sont entièrement détruits. Plusieurs chirurgiens-dentistes, outre leur outil de travail, ont également perdu leur maison. » Ils se serrent les coudes. Les locaux professionnels encore fonctionnels sont prêtés à ceux qui se retrouvent sans matériel et sans cabinet. « J’ai constaté un peu de désespoir, notamment chez ceux qui n’ont plus rien ; mais il y a toujours une solidarité dans ces moments-là, explique Jean-Claude Bartan. Ils ont aussi repris confiance en voyant que, par mon intermédiaire, la CNSD proposait son aide. » Une entraide confraternelle accordée à tous les chirurgiens-dentistes sur place, quand bien même ils ne sont pas syndiqués.

La collecte continue
 
Les syndicats CNSD Martinique et CNSD Guadeloupe ont tous deux prévu une allocation de 2 000 € pour les sinistrés de Saint-Martin, déjà versée au fonds de collecte. La Confédération nationale s’est également mobilisée à hauteur de 5 000 euros. De nombreux confrères ont également apporté leur contribution. Et ce n’est qu’un début : les URPS des deux DROM ont également prévu de verser plusieurs milliers d’euros pour venir en aide aux confrères sur place. Les sommes collectées financeront la reconstruction des lieux de soins et l’approvisionnement en matériel médical pour la reprise de la délivrance des soins bucco-dentaires. Le suivi des projets est assuré par les représentants des syndicats CNSD de Guadeloupe et de Martinique avec l’aide de la Confédération.
 


Une aide d’urgence bienvenue
 
La réhabilitation des cabinets sera toutefois longue. En dehors des soins dentaires d’urgence, les chirurgiens-dentistes ont perdu la majorité de leurs patients. Et pour cause. « Sur les 90 000 personnes qui résident à l’année sur l’île, plus de la moitié a fui, estime Frantz Plumasseau, président de la CNSD Guadeloupe. De plus, la vie économique est au ralenti. Elle repose majoritairement sur le tourisme, or la plupart des hôtels sont détruits. Le taux de chômage a grimpé de manière exponentielle. À cela s’ajoute de fréquentes coupures d’eau et d’électricité. Les approvisionnements sont encore laborieux et les moyens de communication ne fonctionnent toujours pas correctement. » D’où l’aide d’urgence proposée par la Confédération nationale, la CNSD Martinique et la CNSD Guadeloupe, plus proche de Saint-Martin géographiquement parlant. « Nous avons débloqué 2 000 euros au sein de notre syndicat départemental, explique ainsi Frantz Plumasseau. Nous avons également trouvé un local, en Guadeloupe, pour stocker les dons de matériels. » Reste la question de l’acheminement de ces dons matériels auprès des sinistrés. « Au-delà de la logistique sur place, la question des frais de transport et des taxes se posent », pointe Jean-Claude Calixte, président URPS-CD Martinique.

Un mot d’ordre, l’équité
 
La répartition des dons, financiers et matériels, est également un sujet épineux. « Certains chirurgiens-dentistes sont propriétaires de leur cabinet, d’autres sont collaborateurs, détaille le Dr Calixte. Certains ont un cabinet qui fonctionne, d’autres non. De plus, certains sont assurés, d’autres non. » Le mot d’ordre sera l’équité. « Nous attribuerons vraisemblablement les aides financières en tenant compte des factures qui nous seront présentées », précise le praticien.
 

 

SOLIDARITÉ CONFRATERNELLE AVEC LES ANTILLES

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ADF 2017 - Séance politique

 

video politique adfElle était demandée et attendue ; cette séance organisée par l’ADF dans le cadre de son Congrès, a permis aux trois syndicats représentatifs de donner des informations sur l’état des négociations conventionnelles et de confronter leurs visions, objectifs, espoirs et craintes.

 

 

 

 

 

Retrouvez ci-dessous l’intégralité (2h) de ce forum.

 

 

 

 

Prévention des risques infectieux : engageons-nous !

 

prevention infectieux antibioLa prévention du risque infectieux lié aux soins peut paraître une évidence, et pourtant, elle est un enjeu majeur de la qualité de notre système de santé. Tant à l’hôpital qu’en médecine de ville, et sous ses divers aspects (hygiène, bonnes pratiques, antibiorésistance, couverture vaccinale…), il est important de continuer à se former, à s’informer, à évaluer et améliorer ses pratiques. Mieux, à s’engager. C’est tout le sens donné à la « charte d’engagement à la prévention du risque infectieux et de la résistance aux antibiotiques » proposée par la DGOS et l'UNPS. Personnalisable et imprimable, elle vise à valoriser l’engagement du professionnel de santé au regard du patient, et favoriser l’échange sur ces enjeux de santé publique.

 
 « Les attentes de la société et des patients vis-à-vis des professionnels et des établissements de santé ont évolué. Désormais, la qualité des soins ne se présume plus. Pour cela la qualité en médecine doit être définie, évaluée, prouvée et au-delà constamment améliorée »
 
Cette déclaration fondatrice de Jean-François Mattei, ancien ministre de la santé, prend aujourd’hui tout son sens.
 
La culture de l’évaluation se met durablement en place au sein de toutes les professions de santé. Auto-évaluer les pratiques, pour discerner les écarts, devient maintenant essentiel. Evaluer sa propre activité pour la comparer aux documents référentiels relève d’une démarche saine et pleine d’émulation.
 
A chacun de se positionner face à ses propres responsabilités et d’envisager les voies de progrès possibles. L’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins au seul bénéfice des patients doit passer par cet effort. Ce même effort nous paraîtra moindre quand nous mesurerons tout le bénéfice sur le plan de l’organisation et de la sécurité pour notre personnel (quand nous en avons) et nous-mêmes.

Ce même effort doit être volontairement affichable. C’est tout le sens donné à la charte d’engagement qui vous est ici présentée.
 
Conçue par des praticiens de terrain, elle est modulable et applicable à chacun des exercices. Elle doit susciter l’analyse des pratiques de prévention des infections associées aux soins et elle s’appuie chaque fois sur des connaissances annexées sur le site.
 
Afficher votre charte au sein de votre cabinet ou de votre structure, vient sceller et valoriser votre engagement au regard des patients. Ils y verront votre sens des responsabilités et vous accompagneront encore plus intentionnellement dans l’observance de vos conseils ou prescriptions.

Voir le dossier dans le CDF à paraître  (n°1779 du 14 décembre)



pour générer votre charte en ligne > cliquez ici <

prévention risques infectieux



Exception française

Didier Pittet, médecin infectiologue et épidémiologiste suisse, mène de par le monde une formidable croisade en faveur des solutions hydro-alcooliques (SHA). Leur usage systématique sauve chaque année 5 à 8 millions de vies. 
Il n’y a que la France à voir dans ces produits une menace pour notre santé de soignants, perturbateurs endocriniens obligent… Suite à une campagne de dénigrement de ces solutions cet été, le CDF avait interrogé les plus hautes autorités (voir CDF n°1769 du 5 octobre), qui ont rétabli la vérité sur l’innocuité des SHA, couramment utilisées par les chirurgiens-dentistes et leurs personnels.

Même les pays musulmans, en délicatesse avec l’alcool, ont dû émettre une fatwa en faveur de la fabrication des flacons salvateurs et laisser passer les progrès de la science.

Faudra-t-il une déclaration officielle de la France pour lever les dernières réticences des dogmatiseurs, lesquels revendiquent conjointement de ne pas ressortir d’un établissement de santé gratifiés d’une infection nosocomiale ?

S. Deschaux
 





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