L'avenant n°3 paru au J.O.

 

Journal-officiel

L'avenant n°3 à la Convention nationale des chirurgiens-dentistes a été publié ce samedi 30 novembre au Journal Officiel. Signé par la CNSD, l'Uncam, et l'Unocam le 31 juillet dernier, l’accord poursuit la mise en œuvre de la classification des actes médicaux (CCAM) bucco-dentaires, avec notamment l'intégration de la prise en charge de nouveaux actes et la revalorisation de quelques autres.

 

L'avenant n°3 prévoit l'inscription dans la nomenclature de "certains soins conservateurs et chirurgicaux en cas d'urgence douloureuse", notamment de l'évacuation d'abcès parodontal, valorisé 40 euros. Il propose d'étudier une revalorisation des actes associés aux reprises de traitement endodontique (traitement des racines) et aux restaurations d'angle (traitement des dents fracturées).

Le texte propose également la revalorisation d'actes de chirurgie incluant de l'orthodontie, notamment des extractions (dégagement d'une dent retenue ou incluse avec pose d'un dispositif de traction orthodontique sans aménagement parodontal), et la revalorisation de certains actes médicaux (pose d'un plan de libération occlusal, pose d'une orthèse métallique recouvrant une arcade dentaire et pose de gouttière maxillaire et mandibulaire pour hémostase ou portetopique).

Il acte l'extension des examens de prévention pris en charge à 100% pour la femme enceinte dès le quatrième mois de grossesse, prévue dans l'avenant n°2. Le tarif de l'examen est de 30 euros, voire 42 euros en cas de réalisation d'un ou deux clichés et 54 euros pour trois ou quatre clichés. Ce dispositif est entré en vigueur dimanche, au lendemain de la parution de l'avenant.

Enfin, le devis légal déjà présent dans l'avenant 2, apparait en version intégrant le codage de la CCAM.

 

La mise en place de cette classification commune des actes médicaux et ses revalorisations devrait intervenir au plus tôt au 1er juin 2014.

Gageons que cette fois-ci l'assurance maladie respecte ses engagements...

 

 

 

 + d'infos :

 

Dossier intégral sur le devis légal

Avenant et charte de bonnes pratiques signés - publié le 8 aôut 2013

 

 

Le coût de fonctionnement d'un cabinet dentaire

calculetterIl ne peut exister de données standard. Chaque praticien aura une réponse différente selon son environnement géographique, immobilier, social ou technique. Il convient, par contre, que celle-ci soit cohérente. Le gestionnaire d’un cabinet dentaire doit lister plusieurs catégories de coûts.

 

 

 

Le coût de fonctionnement

Il s’agit des frais de la structure lorsque le praticien ne dispense pas de soins (cabinet ouvert, assistante présente, matériel en ordre de marche...). Il inclut tous les frais de son cabinet, diminués du « poste achats ». Les investissements, les déplacements, les dépenses de formation continue et les options de retraite complémentaire font partie de ce poste. Les cotisations obligatoires n’étant pas modulables, il est légitime que les efforts pour compléter la retraite soient considérés comme des frais de gestion intrinsèques.

 

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Le coût de production

C’est le coût de fonctionnement augmenté des dépenses liées à la réalisation des soins (consommables...) qui n’exigent pas de dépenses externes (prothèse...).

 

Le coût de production spécifique

Ce poste intégrera les dépenses supplémentaires de soins spécifiques : prothèse à façon, implants, parodontologie, accastillage...
Le coût de production spécifique représente le coût horaire de réalisation des actes en ED ou HN. Attention, variant significativement d’un acte à l’autre, il est plus pertinent de retenir le coût de production, augmenté des frais supplémentaires liés à l’acte. Exemple : un acte estimé à 4 heures de fauteuil représentera 4 heures de coût de production + les frais affectables + la rémunération du praticien.

 

Évaluation du temps de travail

Afin de ramener le niveau de ces coûts à une notion horaire, le praticien doit évaluer le temps consacré à son exercice. Il peut raisonner par nombre d’heures hebdomadaires ou de journées passées au cabinet dentaire. Ainsi, un praticien qui réalise 35 heures de travail hebdomadaire au fauteuil, s’autorise 5 semaines de vacances et une semaine (temps cumulé) à sa formation et à sa gestion, réalisera : 35 x (52-6) = 1 610 heures. Un autre, travaillant moins, ou à mi-temps, par exemple 20 heures par semaine, réalisera : 20 x 46 = 920 heures annuelles.

 

Calcul des coûts horaires

La détermination des coûts horaires de fonctionnement et de production peut s’appréhender de deux manières. Pour les praticiens les plus avertis, le montant des frais des dépenses se fera poste par poste à partir des données comptables (individuelles, experts comptables, AGA, déclaration...), tandis que pour les moins aguerris il se fera à partir de pourcentages.

 

Coût de fonctionnement

 

(Frais totaux – poste achats)/Nombre d’heures

- Ce poste représente selon nos statistiques : 18 à 22%

 

Cout de production

 

Frais totaux – frais de prothèse / Nombre d’heures

- Le nombre d’heures est annualisé.

- La comptabilité actuelle ne permet pas de différencier dans ce poste les achats (consommables) des frais de prothèse à façon.

- Le poste frais de prothèse varie selon les statistiques de 13 à 15 %.

- Le montant strict des achats varie autour de 5%.

 

D’une manière pratique, il est aisé de reconstituer le montant des achats de prothèse à partir des factures des prothésistes. Enfin, le « poste prothèse » doit intégrer les frais affectables (accastillage, implants), collectés à partir des factures. Ils ne doivent représenter qu’un faible pourcentage du chiffre d’affaires.

 

Conclusion

Il serait dangereux de proposer des chiffres standardisés ou d’imposer tel horaire quotidien ou hebdomadaire, ainsi que de limiter les vacances à cinq semaines. Professionnel libéral, c’est à chacun d’évaluer le temps consacré au fauteuil, à sa gestion, à sa formation et à ses vacances. Les calculs proposés ne sont qu’une illustration de cette méthode afin d’obtenir une approche comptable individualisée, reproductible et crédible. L’amélioration et l’optimisation de la pratique passe par une gestion maîtrisée qui aidera le praticien à déclencher les investissements ou les modifications nécessaires et à proposer des honoraires pertinents et légitimes.

 

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Grande campagne anti low-cost en Espagne

 

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Campagne dans les médias, publicités sur les bus... l'Ordre des chirurgiens-dentistes espagnol est parti en "guerre" contre une certaine pratique de la dentisterie et notamment le low cost.

 

"Tu boca No esta de oferta ", traduisez :  "votre bouche n'est pas en solde "! Avec ce slogan fort, la profession dentaire espagnole cherche à sensibiliser le grand public sur la nécessité d'apporter et de préserver la qualité de soins au profit des patients et éviter les mauvaises pratiques pouvant entraîner des dommages. 

Il faut dire qu'avec la crise, les publicités proposant des soins aux rabais sont légions en Espagne. Les centres low cost ont fleuri avec leurs lots de surtraitements, de plans de soins indadaptés et de patients mutilés...

 

Pour enrayer ce phénomène qui prend de l'ampleur, l'ordre espagnol insiste dans son message sur le fait "qu'il y a des moments où chacun d'entre nous doit aller chez le dentiste afin de traiter un aspect spécifique à un prix donné (par exemple les caries)".

 

Enfin, cette vaste campagne est l'occasion pour l'Ordre espagnol de "marteler" que le dentiste n'est pas une entreprise, et par conséquent que votre bouche ne peut être mise au rabais !


+ d'info :

coem.org.es

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