#DentisteMobilisé

 

visuel home fermeture nov17

La CNSD appelle tous les praticiens à fermer leur cabinet dentaire durant le congrès de l’ADF, du 27 novembre au 2 décembre.

 

Cet appel à la fermeture vient en complément des actions entreprises depuis mai pour lutter contre le règlement arbitral et dénoncer l’impossibilité du « reste à charge zéro ».


Par cette mobilisation nationale, la CNSD entend montrer la détermination de la profession à défendre une médecine bucco-dentaire moderne.


Les cabinets dentaires doivent pouvoir continuer à investir dans de nouveaux matériels techniques, embaucher du personnel et dispenser une médecine bucco-dentaire qui privilégie le juste soin au juste coût de prise en charge.


Téléchargez affiche et tract pour informer vos patients sur cette semaine d’action.

 

 Cliquez sur les images ci-dessous pour les télécharger au format PDF

 

- Affiche cabinet dentaire -

 

affiche fermeture cd nov17

 

                -  Tract patients -

 

                    - Affiche plaque -

 

tract patient fermeture cd nov17

 

 affiche plaque cd nov17

 

 

 - Affichage suite de lettres "Dentiste en grève" -

 

panneaux dentiste en greve




Sur vos répondeurs téléphoniques


Pour informer vos patients sur vos répondeurs téléphoniques, deux messages possibles:

Message fermeture :

« Votre cabinet dentaire, comme tous les cabinets dentaires de France sera fermé du 28 novembre au 2 décembre. Votre praticien entend ainsi protester contre la sécurité sociale et le gouvernement qui veulent rogner sur la qualité de vos soins. Votre praticien se bat pour défendre l’avenir de votre santé bucco-dentaire. Nous comptons sur votre compréhension ».
Message solidarité :

« Votre cabinet dentaire ne reçoit du 28 novembre au 2 décembre que les rendez- vous programmés de longue date et son standard téléphonique est fermé. Votre praticien entend ainsi se solidariser avec le mouvement de protestation contre la sécurité sociale et le gouvernement qui veulent rogner sur la qualité de vos soins. Votre praticien se bat pour défendre l’avenir de votre santé bucco-dentaire. Nous comptons sur votre compréhension ».
 

Stand CNSD : le programme détaillé


Le stand CNSD sera le lieu de moult mini-conférences et surtout de rencontres avec les cadres syndicaux qui vous détailleront les dernières avancées des négociations conventionnelles.

 
En cette année de « renégociation » conventionnelle, il faudra nécessairement passer par le stand 1L30 de la CNSD pour mieux appréhender les tenants et aboutissants du combat contre le règlement arbitral. Après deux mois de discussions, les négociateurs de la Confédération seront présents pour vous informer. Les optimistes, comme les désespérés, pourront connaître les impressions et les pistes envisagées. Le reste à charge zéro du président de la République est-il envisageable sans couler les cabinets dentaires ou entraîner une baisse qualitative ? Vous trouverez au stand CNSD les informations non déformées, qui ne sont pas passées dans le concasseur des réseaux sociaux.

Discuter avec les cadres

Au-delà de l’actualité politique, les visiteurs assisteront à des conférences liées à l’activité quotidienne de praticien. Le programme de ces conférences sera adapté chaque jour en fonction des besoins exprimés sur le stand. Les congressistes seront accueillis par une équipe dynamique, assemblage d’énergie et d’expérience, de cadres syndicaux et de collaborateurs de la CNSD, qui mettra tout en œuvre pour répondre aux questions et fournir « le » document qui rendra service. L’essentiel n’est-il pas de venir discuter, proposer, échanger avec les cadres syndicaux nationaux, régionaux et départementaux ainsi qu’avec les étudiants, nos successeurs, qui seront nombreux sur le stand puisque des conférences sur la collaboration et le remplacement leur seront dédiées tous les jours à 11 h 30 et 17 h ? Enfin, le stand CNSD sera l’occasion de se pourvoir du dernier gadget pour sécuriser vos cartes bancaires et de participer les mercredi, jeudi et vendredi à un tirage au sort pour gagner quelques belles surprises… œnologiques.

Bon congrès !
 

Thèmes des mini-conférences

Rendez-vous sur le stand pour connaître le programme quotidien
 
S.O.S. analyse d’activité
Pour déjouer les pièges de cette épée de Damoclès.

Travailler vieux, travailler mieux
Les clés pour préparer son arrêt d’activité en douceur avec le cumul emploi retraite.

CCAM : CMU-C
Pour ne pas y perdre sa chemise tout en assurant son rôle médico-social.

CCAM : les plus
Bien coder pour optimiser son exercice. 

CCAM : Les rejets du Condor
Comment les éviter, comment les contester.

CCAM versus RA
CCAM et NPC : des armes contre le règlement arbitral.


Voici le programme détaillé des conférences qui auront lieu sur le stand de la CNSD :

Mercredi 29 Novembre
  • 10h00 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 10h45 Analyse d’activité
    SOS Contrôle d’Activité
  • 11h30 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 13h00 Conférence Junior
    Collaboration, Remplacement, Démographie, Trucs et astuces pour l’installation
  • 14h00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 14h45 Cumul Emploi Retraite
    Travailler vieux, travailler mieux
  • 15h30 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 16h15 Conférence Junior
    Collaboration, Remplacement, Démographie, Trucs et astuces pour l’installation
  • 17h00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
Jeudi 30 Novembre
  • 10h00 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 10h45 Analyse d’activité
    SOS Contrôle d’Activité
  • 11h30 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 13h00 Conférence Junior
    Collaboration, Remplacement, Démographie, Trucs et astuces pour l’installation
  • 14h00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 14h45 Cumul Emploi Retraite
    Travailler vieux, travailler mieux
  • 15h30 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 16h15 Conférence Junior
    Collaboration, Remplacement, Démographie, Trucs et astuces pour l’installation
  • 17h00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
Vendredi 1er Décembre
  • 10h00 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 10h45 Cumul Emploi Retraite
    Travailler vieux, travailler mieux
  • 11h30 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 13h00 Conférence Junior
    Collaboration, Remplacement, Démographie, Trucs et astuces pour l’installation
  • 14h00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 14h45 Analyse d’activité
    SOS Contrôle d’Activité
  • 15h30 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 16h15 Conférence Junior
    Collaboration, Remplacement, Démographie, Trucs et astuces pour l’installation
  • 17h00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
Samedi 2 Décembre
  • 10H00 CCAM : les plus
    Mieux utiliser la CCAM sans rien changer à votre exercice
  • 10h45 CCAM et CMU-C
    Ce qu’il faut absolument savoir
  • 11h30 Cumul Emploi Retraite
    Travailler vieux, travailler mieux

Pour voir le programme scientifique du Congrès de l'ADF, suivez ce lien.

A bientôt !

 

Les tatouages dentaires, mode d'emploi

 
dent tatouageUne tulipe. Une tête de mort. Un coeur ou pourquoi pas une grenouille ?
Toute excentricité est permise avec la nouvelle tendance du « tatooth », contraction de « tatoo » (tatouage) et « tooth » (dent), en anglais, plus couramment appelée tatouage dentaire en France. En quoi consiste cette mode purement esthétique principalement pratiquée en Asie et aux États-Unis ? 
Comment est-elle encadrée ? 
Quels sont les risques et le rôle du chirurgien-dentiste ?

Vous voulez vous démarquer des tatouages d’hibiscus sur l’avant-bras ? Pour un coût variant entre 60 euros et 175 euros, le dentiste Steven Landma exerçant à Ellington (Connecticut, États-Unis) vous tatouera l’objet de votre désir sur l’une de vos dents. Farfelu ? Pas tant que cela, puisque ce professionnel américain pratique le tatouage dentaire depuis le début des années 2000. Idem pour le Suburbia dental laboratory, cabinet dentaire de Bloomfield (également dans le Connecticut) qui, il y a une vingtaine d’années, a vu son premier patient demanderl’ajout d’une « image de corvette sur sa couronne dentaire », comme le relate un article publié dans le journal Dailymail en mai 2014.
 

Dentisterie cosmétique

Mais en quoi consiste vraiment cette nouvelle tendance en dentisterie cosmétique, apparemment appréciée outre-Atlantique mais aussi en Inde ? Très peu d’informations sont disponibles sur cette pratique encore très rare en France. On n’en trouve d’ailleurs aucune mention sur le site de l’Ordre des chirurgiens-dentistes… Au-delà de quelques articles parus dans la presse professionnelle ou généraliste française ne faisant que relayer – sur un ton pour le moins ironique – l’existence d’une telle mode, seule la MACSF constitue une source fiable sur le sujet. Quant aux chirurgiensdentistes eux-mêmes, la plupart n’en ont jamais entendu parler. Pourtant, même anecdotique, le tatouage dentaire existe bel et bien et vous pourriez, en tant que chirurgien-dentiste, recevoir un jour une demande de ce genre. La MACSF a donc jugé bon de rédiger, sur son site Internet, une note relative à cette « nouvelle tendance qui doit rimer avec prudence ».
 
Tatouage temporaire ou définitif
 
« Le tatouage dentaire ne correspond pas à la définition stricte du tatouage » car il est « soit dessiné sur les couronnes prothétiques, soit collé ou dessiné sur l’émail.» Il en existe deux catégories. Il y a les tatouages temporaires, d’une durée de vie de quelques semaines à quelques mois, collés sur la dent à l’aide d’un adhésif dentaire. « Il peut s’agir de décalcomanies comme de dessins réalisés par un laboratoire après prise de l’empreinte dentaire.

Ils ont une épaisseur de 0,2 à 0,4 mm. Ils peuvent être également peints. Ils sont alors réalisés par un spécialiste qui, à l’aide d’une peinture spéciale, réalise le dessin choisi par le client », explique la MACSF. Ces tatouages peints ne concernent pas les chirurgiens-dentistes, car toute l’opération est réalisée par un tatoueur professionnel. Ils peuvent toutefois être confrontés à ces tatouages collés en cas de réaction indésirable d’un patient : accumulation de plaque dentaire au niveau de la dent concernée, lésion interne de la lèvre par frottement avec le tatouage, émail abîmé au lieu de collage, présence de résidus de colle sur la dent une fois le tatouage enlevé. « À ce jour, note la MACSF, aucun cas d’allergie en rapport avec le tatouage lui-même ne semble avoir été relevé. »
La deuxième catégorie concerne des tatouages dits « définitifs », lesquels nécessitent la pose ou le remplacement d’une couronne prothétique (justifiés ou non) permettant d’y apposer un tatouage. « C’est au niveau du laboratoire de prothèses que le dessin est conçu. Il est fait directement sur la surface de la céramique à l’aide de maquillants intensifs », indique la mutuelle. Les chirurgiens-dentistes pourront ainsi être sollicités pour la réalisation de pareilles couronnes, porteuses de tatouage. Ils devront de plus assurer le suivi de ces prothèses, lesquelles comportent les mêmes risques que les couronnes traditionnelles.
 
Initiative du patient
 
Cette nouvelle vogue « exige du professionnel de santé une grande prudence », « au même titre que la mode du piercing buccal ou du bijou dentaire », complète la MACSF, laquelle délivre quelques conseils sur la manière de réagir face à une telle demande. Tout d’abord, rappelle-t-elle, le tatouage dentaire ne saurait « être proposé par le chirurgien-dentiste lui-même à sa patientèle ». Ensuite, « si le patient sollicite l’aide d’un praticien pour le collage d’un tatouage dentaire, le chirurgien-dentiste pourra refuser cette demande en raison de l’absence de finalités thérapeutiques », mais aussi « saisir l’occasion de ce souhait pour signaler les risques qu’un tel tatouage peut faire encourir, même s’il n’est que temporaire et non invasif ».

Les conditions d’exercice de la profession de chirurgien-dentiste, inscrites dans le code de la Santé publique*, encadrent très clairement l’art dentaire, lequel « comporte la prévention, le diagnostic et le traitement des maladies congénitales ou acquises, réelles ou supposées, de la bouche, des dents, des maxillaires et des tissus attenants, dans le respect des modalités fixées par le code de déontologie de la profession ». Quant à la demande de tatouage définitif par un patient, celle-ci relève à la fois d’un voeu esthétique mais aussi, à l’origine, d’un 
« besoin thérapeutique avéré de réaliser une couronne prothétique ou de la remplacer, ambiguïté quelque peu complexe à dénouer lors d’une consultation. Dans ce cas précis, recommande la MACSF, « si la réalisation d’une couronne prothétique n’est pas indiquée médicalement, il convient, pour le chirurgien-dentiste, de refuser catégoriquement de concevoir une restauration d’un tatouage définitif, cette pratique étant en dehors de son exercice légal ».

 
Quelle responsabilité civile professionnelle pour les tatouages dentaires ?
 
Le contrat de responsabilité civile professionnelle des chirurgiens-dentistes couvre tous les dommages causés à des tiers du fait de l’exécution du contrat de soins, dans le cadre de l’exercice légal de leur profession. Ce n’est, évidemment, pas le cas des tatouages dentaires qui, n’ayant aucune finalité thérapeutique, ne peuvent pas non plus « être considérés comme des actes esthétiques recevables au titre d’une amélioration de l’aspect », précise la MACSF. Prudence, donc, car ces actes d’art dentaire ne sont pascouverts par la RCP en cas de dommages subis par le patient.
 

 Julie Martinetti
 
 

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