Facebook : peut-on créer une page pour son cabinet ?

 

pouce like facebookNon, car la charte ordinale applicable à Internet est très restrictive.

 

Il faut un nom de domaine en chirurgiens-dentistes.fr.

Outre l’interdiction d’utilisation dans l’adresse web d’un pseudonyme, d’un nom de fantaisie, d’un lieu géographique, qui est interdite, le Conseil national considère que les publications peuvent comporter des dérives de type publicitaire pour un public non averti. Or un compte Facebook n’a pour autre finalité que d’améliorer le référencement et donc d’accroître la clientèle.

 

Cela constitue une nouvelle violation des dispositions de l’article R. 4127- 57 du code de la Santé publique prohibant le détournement ou la tentative de détournement de clientèle.

 

 

Les sites web des cabinets entrent dans les mœurs !

 

sitecabinetDe plus en plus de praticiens ont recours à un site internet pour améliorer la communication avec leurs patients et partager des informations. Un exemple avec Régis Nègre, un confrère de l’Aveyron convaincu, qui a créé son site en 2006.

 

CDF : Comment en êtes-vous arrivé à vouloir communiquer avec vos patients via Internet ?
Régis Nègre : Depuis mon installation en 2000, j’ai vécu une période riche en évolutions technologiques aussi bien dans ma vie personnelle que professionnelle. Il m’a semblé impossible de continuer mon exercice sans ce merveilleux outil qu’était Internet. Aujourd’hui, le comportement et la mentalité des patients ont évolué, entraînant un changement de mon discours et ma façon d’appréhender ma communication. Le patient est devenu un « consommateur averti » de soins. Même si la santé n’est pas une marchandise, il y a des alternatives en termes de traitements, de matériaux et d’esthétiques et le praticien peut proposer plusieurs thérapeutiques. Il doit les expliquer et les présenter tout en vérifiant que son patient les a bien comprises, car il « veut savoir ce qu’on lui fait » !

 

Avoir un site internet de votre cabinet vous permet-il de communiquer comme vous le souhaitez avec le patient ?

R. N. : La confiance aveugle en son praticien n’est plus d’actualité. Pour s’adapter à ce changement, la meilleure solution est d’offrir la transparence sur ses compé- tences, sur son travail et sur son environnement professionnel. Quel meilleur vecteur aujourd’hui pour satisfaire tout cela que le site internet ? Facile d’emploi, directement accessible, le site est surtout consultable chez soi tranquillement, il permet de véhiculer des informations contrôlées, digestes et compréhensibles pour le patient néophyte. C’est un espace qui va permettre de faire connaître son cabinet, ses services et ses différentes spécialités.

 

Quand avez-vous franchi le pas et comment avez-vous procédé ?

R.N.: L’idée de faire un site pour mon cabinet m’est venue en 2005. J’ai fait confiance à un ami informaticien qui voulait se développer dans les sites professionnels. La première des priorités était de répondre aux exigences du Conseil national de l’Ordre, encore aujourd’hui en vigueur : la page d’accueil du site web doit présenter plusieurs rubriques comme la présentation du cabinet, sa géolocalisation, les principaux actes, l’équipe médicale, etc. Le site doit respecter certaines normes telles que la certification HON (Health On Net)... Le praticien doit s’assurer que le rédacteur maîtrise le sujet pour permettre à l’internaute de trouver une réponse claire à ses préoccupations. Le site doit aussi présenter les sources des informations diffusées. Un espace spécifique doit être dédié au patient pour lui permettre de contacter son dentiste sans se déplacer. Nous avons créé toutes les animations avec l’aide d’un infographiste. Un site ne doit pas être conçu pour « se faire plaisir ». Sachant que l’internaute ne reste pas plus de 4 secondes sur une page, nous avons opté pour l’illustration flash avec un petit texte explicatif qui s’ouvre tout de suite. Les études nous ont confortés dans ce choix : les films plaisent surtout au praticien mais très peu au patient qui ne cherche pas le détail mais d’abord une vision globale de la thérapeutique.

 

Fort de votre propre expérience, vous vous attachez à inciter les confrères à vous emboîter le pas via la CNSD...

R. N. : Mon site a été créé en 2006 et, après avoir été vu par bon nombre de confrères, il nous est apparu évident qu’il pourrait devenir un outil syndical en appor- tant un service supplémentaire à la profession. Il suffisait de proposer plusieurs versions aux praticiens qui le désiraient, le tout pour un prix dérisoire (l’équivalent d’un détartrage et d’une radio par mois).

J’ai été mandaté par le Bureau confédéral pour chercher un partenaire fiable qui répondrait à notre cahier des charges. Je me suis naturellement tourné vers la société qui avait réalisé mon site. Pour éviter tout conflit d’intérêt, le Bureau confédéral a fait un appel d’offres auprès de trois sociétés informatiques. C’est la société Land dentiste qui a été retenue.

 

Avec quelques années de recul, êtes-vous toujours satisfait ? Quelle leçon en tirez- vous ?

R. N. : Mon site m’a beaucoup apporté. Principalement la rationalisation de mon discours et le gain de temps en explications, qui amènent inéluctablement un gain de productivité et donc de rentabilité. Du coup, je consacre davantage de temps à mon patient et au travail en bouche. Nous avons la fâcheuse tendance à présenter le plan de traitement de façon trop technique à nos patients, qui avouent après coup aux assistantes n’avoir rien compris aux explications du praticien ! Ce manque de clarté et ce déficit en compréhension entraîne inévitablement le patient à se documenter sur Internet qui est, comme nous le savons tous, capable du pire comme du meilleur. C’est pour assurer le contrôle de cette information que nous avons choisi de développer notre propre site. Le site et la tablette pédagogique (qui en est une version raccourcie) permettent d’expliquer rapidement et succinctement au patient, à travers ses radiographies et quelques illustrations, ses propres besoins en soins et la chronologie qui en découle. Un fois ces infos assimilées et le devis établi, le patient pourra consulter tranquillement chez lui le site qui reprend les illustrations et les explications. Depuis que j’utilise cette technique, j’ai une meilleure acceptabilité de mes plans de traitement et au deuxième rendez-vous, je peux commencer sereinement les soins ! Il me semble donc inévitable aujourd’hui d’avoir recours à ce nouveau support de communication.

 

 

Une tablette au fauteuil

 

tablettedentaireDans un souci d’information à travers les nouvelles technologies et afin de personnaliser la présentation du plan de traitement au patient, la société Land a créé l’application tablette à disposition du praticien. À partir de n’importe quel support tablette (iPad, Samsung, Asus...), utilisez l’application pour étayer vos choix de traitement et visualiser un plan de traitement global. Gagnez du temps et de la clarté dans vos explications. Une originalité avec la pano : vous pouvez intégrer la pano du patient et placer ensuite les actes directement sur celle-ci !

 

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